Summertime.
La saison est finie, mais toujours cette même sensation quand les beaux jours arrivent. Cette furieuse envie de rejoindre les autres sur le terrain, de taffer tout l’après-midi sous un soleil de plomb. Quelque soit l’opposition, de croire que l’on joue notre vie sur chaque game. De refaire le monde sur le côté quand on vient de se faire sortir. De pouvoir enfin placer les moves qu’on osait pas tenter en club. De retrouver ces
putains de sensations de ce fameux jour où on rentrait tout, où l’on réussissait tout. De se lessiver sur le terrain, avant de rentrer, frustré, en se disant que c’était mieux avant, mais finalement intimement persuadé que le meilleur reste à venir.
Summertime.
La saison est fi nie. Heure des bilans. Les joueurs, les équipes, et les fédérations les plus intelligents feront le point sur leur saison. En France, les questions sur la nouvelle formule du championnat et sur la place du basket seront inévitables. Elles ont déjà commencé à être posées. Sur France 4, dans Soyons Sports, Patrick Montel et la craquante (avis perso qui n’engage pas la rédaction) Fred Bangué posent une question qui fâche : “Le basket français se cache-t-il pour mourir ?”, après l’audience «bien mais pas top» de la finale de Bercy
(800.000 spectateurs devant France 3). L’excellent Jacques Monclar, invité sur le plateau, résumera parfaitement le problème : le basket a une histoire, des histoires -au moins autant que dans le rugby, qui a rassemblé de nombreux téléspectateurs la veille sur France 2-, mais pas les hommes pour les raconter et les valoriser. Car ce n’est effectivement pas en se mettant à parler basket une semaine avant la finale que France Télévision allait faire un carton. Le technicien Dijonnais conclura également l’émission d’un intéressant “Arrêtons de séparer les mondes”.
Ca tombe bien, raconter des histoires, des mythes, et réunir les différents mondes coexistant dans le basket, c’est exactement l’objet de Reverse. Car le basket, plus encore que le rugby, regorge de magnifiques histoires, de personnages attachants, méritant d’être connus et reconnus, et ce qu’ils soient issus du basket institutionnel ou de la rue, féminin ou masculin, américain, européen ou français…
SOMMAIRE
- Cover story : AMARA SY
- NBA : Charlotte Bobcats, champions 2010 ?
- Boja Maljkovic, Entretien
- Interview croisée NBA-PRO. A
- Les filles du Paris Racing
- Street NY : Bone Collector
- Desiré Gabou, Easy Rider
- PLAYGROUND : Nantes - Procé
- Good Ol�Dayz : Do Wilkins
- Good Ol�Dayz : Nick Galis
- …



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Angelo Tsagarakis
The Next Movement
Serge Angounou


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