
Malgré l’absence de plusieurs grands noms du Quai 54, cette 5ème édition a à nouveau marqué les esprits en révélant de nouveaux talents qui viennent renouveler la scène street. Et en rappelant que la rue n’autorise pas la moindre défaillance.
Le Quai 54 a encore attiré les foules, au point que plusieurs centaines de personnes se sont vus refuser l’entrée. |
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La cinquième édition du Quai 54 aurait pu souffrir de l’absence de son joueur emblématique, Amara Sy. Vainqueur et MVP il y a deux ans, finaliste l’année dernière, champion du Monde de 1 contre 1 face aux plus gros taffeurs street ricains, l’Amiral est depuis des années le porte-drapeau du basket de rue français. Celui dont la présence suffit à crédibiliser le moindre tournoi de streetball en France. Alors quand on a appris qu’il serait au moment du tournoi en train de préparer aux States la Summer League qu’il disputera avec les Clippers, on s’est légitimement demander si la 5ème édition allait être à la hauteur des précédentes. D’autant plus que l’équipe de France était sensée nous priver de joueurs comme Diawara, Sangaré ou le fraîchement sélectionné Pape Badiane. D’autant plus aussi que les rosters comportaient peut-être moins de pros que l’année précédente : pour des raisons différentes, pas d’Amagou, ni d’Adjiwanou, Ali Traoré, etc … cette année.
Mais le Quai 54 est désormais une institution qui dépasse les noms qui y participent. Malgré les absences, il a encore attiré les foules, au point que plusieurs centaines de personnes se sont vus refuser l’entrée. Malgré les absences, le niveau a encore atteint des sommets. Et si le parcours d’UCOV avait résonné comme un coup de tonnerre la saison dernière, c’est à un véritable tremblement de terre que nous avons assisté le week-end dernier, avec la chute de plusieurs favoris.

A commencer par le champion en titre. Véritable armada, favoris pour sa propre succession, la Team 77 s’est fait sortir aussi violemment que les Mavs par les Belges de Duke All Stars. Pourtant, samedi, à l’occasion de ce premier tour, Pape Badiane est bien présent aux côté de son frère Moussa, malgré sa sélection en Equipe de France la veille. Hormis l’absence de Sambou Traoré, Team 77 conserve quasiment le même effectif. Mais les Belges savent depuis l’année dernière l’intensité nécessaire pour s’imposer au Quai 54 et défendent comme des morts de faim. Ils souffrent dans les premières minutes à l’intérieur mais petit à petit Stephane “Making Of” Moris (2m10) fait jeu quasi-égal avec des frères Badiane qui
enchaînent les contres et rebonds. A la mène, Karim “The Recruit” Nesba allie show et efficacité. Ses cross sont dévastateurs et il plante deux paniers à 3 pts qui replacent les Belges dans le game. Il a à deux occasions la balle de match à 26-26, mais échoue d’un rien. C’est en prolongation qu’il entre définitivement dans la légende du Quai 54 en scellant l’un des matchs les plus oufs de l’histoire du tournoi : après un tear-drop et une passe décisive, Karim a la balle de match en mains, travaille Sami Ameziane et, à deux secondes du buzzer, amorce un énième dribble croisé. Sa feinte de shoot en sortie de cross fait décoller le Comte de Bouderbala. The Recruit le laisse passer et arme son shoot. La balle s’élève. Switch. La Recrue est portée en triomphe par ses coéquipiers, pour conclure ce qui reste le plus gros upset de l’histoire de la rue française.
Ce match n’est pourtant pas la seule surprise de cette 5ème édition. Les Camers, demi-finalistes des deux dernières éditions, pensaient avoir fait le plus dur en recrutant le MVP 2004, Ben “Doc” Owona (Reverse #4). Mais dès leurs premiers pas sur le terrain, ils sont pris à la gorge par des Gunners 91 aussi intenses que … les Camers 2005 et 2006. Les gars de Juvisy poursuivent sur la lancée de leur incroyable saison (invaincus en N3). Abusément agressif en défense, ils font exploser les contre-attaques, ne ratent pas grand-chose et prennent le large. Ilyas Yildiz, aka le K-Tur, fait crier le public sur chaque dribble, les frères Rafai enchaînent les points. Les Camerounais sont KO d’entrée. Et ne pourront revenir tant le collectif des Gunners 91 est rôdé.
Autre poids lourd sorti dès le premier jour, l’ancien vainqueur 2005 puis finaliste 2006, ProLeps. Certes Amara et Sangaré ne sont plus là et Marco Pellin, toujours blessé, a préféré ne pas prendre de risque. Mais surtout, Yakhouba Diawara a finalement décidé de prendre part au tournoi et de renforcer un 93 Squad qui n’avait pourtant pas besoin de lui pour faire figure d’épouvantail. Et dès le début du game, la team du Yak fait honneur à Mc Tyer et Mc Gregor en se mettant en mode 93 Hardcore. Alors que le Yak enchaîne quelques 3 pts, quelques airballs, des fixations et deux tomars à deux mains, le 93 Squad fournit une intensité défensive de dingue et maintient ProLeps à distance, malgré l’activité incessante de Modibo Niakaté.
Les autres huitièmes de finale ont respecté la logique. Mais un autre upset a failli avoir lieu, puisque la grosse équipe anglaise de Midnight Madness a bien failli céder face à une team Shest Hustler que Tchiloemba aura su maintenir dans le game dans un début de deuxième mi-temps difficile. Zikfi s’impose, mais Gunshots, grâce notamment à Nazim Kadra, a longtemps résisté à l’armée montée par Sacha Giffa. Ce n’est qu’en deuxième mi-temps que l’écart se creuse alors que Gunshot commence à peiner à tenir les matchups. Auteur d’un énorme alley-oop en début de deuxième, Michel Jean-Baptiste Adolphe place deux tomars surpuissants en fin de game. Zikfi s’impose 56-38. Les Guns, emmenés par des Espoirs Pro A, dont l’excellent meneur nancéien Seydou N’Joya, éclatent les Allemands de Jon Session dans un match à sens unique. On aurait pu attendre une nouvelle surprise de la révélation de l’an dernier, UCOV, opposée à une sélection de joueurs de la Cage, les West 4th All Stars. Mais voilà, la seule surprise de ce game est l’entêtement de l’un des meilleurs joueurs de la dernière édition, Antoine Mendy, à croquer, forcer et rater des tirs extérieurs. Une prestation préjudiciable à UCOV qui ne s’incline pourtant que de 14 points. Enfin, les Little Suisses n’inquiètent quasiment pas une Relève qui mène 16-7 à la mi-temps et déroule en fin de match.

Une Relève qui place le Dimanche sous le même signe du scalp que le Samedi. Midnight Madness, pourtant parmi les gros favoris, est rapidement mené. Mais leur génial meneur, Jermayne Forbes, les ramène dans le game en enchaînant 5 points à deux minutes de la mi-temps. C’est alors que commence le show Larrouquis. Il donne l’avantage aux siens sur un drive, puis réalise le block du tournoi en écrasant la balle sur la planche, avant de lober les intérieurs anglais sur un flotteur en début de 2ème mi-temps. Larrouquis donne à la Relève un avantage de 6 pts en quelques minutes. Les Anglais ne reviendront pas, malgré l’abattage du monstrueux Chidi “Big Bang” Ajufo.
Dans le quart suivant, la crème du 91 affronte celle du 93. Le K-Tur démarre le game sur une passe abusée, prélude d’un show qui le verra mettre Oussou à terre sur un de ses cross. Malgré le taf de l’intérieur Issa “Issou” Tukemba et une bonne circulation, les Gunners 91 perdent trop de ballons sur contre-attaque. Et s’ils tiennent en deuxième mi-temps grâce aux trois points de Span et Arabica, les frères Rafai, la puissance du Yak et le jeu hallucinant de Jimmy “Berck” Lupot font la différence. Et malgré une presse tout-terrain hyper intense, les ballers de Juvisy s’inclinent.
Pour le troisième quart de finale, Gunz a décidé d’offrir une vraie guerre à Zikfi. Après près de 6 minutes de jeu le score est de 2 partout. Les drives de Seoud N’Joya sont toujours aussi tranchants et c’est dans son sillage que Gunz creuse l’écart. Et c’est dans un spectacle Maljkovien que Gunz crée la deuxième surprise des quarts.
Opposé au tombeur de Team 77, les Américains de West 4th n’auront été inquiétés que dans leur embrouille avec les Belges avant le game. Trop denses, trop athlétiques et surtout meilleurs basketteurs, la sélection des joueurs de West 4th est une vraie équipe, qui joue dur, ne fait pas de chichis, mais proposent un show de malade avec en guest star Mile Hight et sa détente e-x-a-g-é-r-é-e. Seul Karim “The Recruit” Nesba arrive à se créer des occasions, grâce à ses dribbles d’hésitation, ses cross soyeux et sa vivacité.
Entre les Quarts et les demis, deux des plus gros performeurs français dans leurs arts respectifs détruisent toute compétition dès les premières secondes. Guy Dupuy nique le concours dès son premier dunk, en se lançant la balle, en la récupérant au-dessus d’une personne et en finissant par un rider. Le pire, c’est que ses dunks suivants sont encore plus balèzes : rider après claquette, behind the back… Puis c’est autour de Kery James de tuer la concurrence dès les premières mesures de son Thug Life.

Une Thug Life à laquelle les deux seules teams à avoir justifier leur statut vont faire goûter aux deux coupeurs de tête de cette 5ème édition : la Relève et Gunz. 93 Squad et West 4th All Star y prouvent que, si la nouvelle génération est capable de réaliser des coups et de taper n’importe qui, elle est encore un peu tendre pour s’imposer au plus haut niveau du streetball mondial.
Car pour s’imposer au Quai54, le talent et l’intensité sont des conditions nécessaires, mais pas suffisantes. La team du Yak et celle de BJ « The Beast » McFarlan viennent leur rappeler l’importance de l’expérience, du mental et de la maîtrise du jeu. Alors, malgré les rebonds, les turnarounds jumpers et les fautes provoquées de Vincent Mendy, la Relève comprend pourquoi « Neuf Trois tu peux pas test ». Le Yak est trop dur. Lupo trop talentueux, alternant drives et téjeus extérieurs. Et c’est un 93 Squad trop solide qui abat la Relève.

Après la victoire de Steed Tchicamboud dans un concours à 3 pts où George Eddy, habituellement un vrai sniper, est passé au travers, c’est au tour de Gunz de subir la domination et la défense étouffante de West 4th All Stars. En dépit de quelques tomars et d’un contre énervé sur McFarlan, Zaki, l’espoir nancéien, est trop léger pour résister à la puissance intérieure des représentants de la Cage. L’arrière Twenty score à volonté, alors que Seoud a de plus en plus de mal. Gunz est maintenu à 13 misérables points dans un match où les cainris déroulent, entre dunks et trashtalk.
Si ce tournoi a été celui des upsets et du renouvellement de la scène street, c’est tout de même deux prétendants au titre qui s’affrontent pour le titre. Si le 93 Squad a dû passer par les qualifs pour participer au tableau final, c’est uniquement car il s’agit de leur première participation. Quant à West 4th, si nous ne connaissions que peu les joueurs, nous nous doutions (voir présentation du Quai 54) de leur niveau, tant la Cage développe des joueurs brillants et des compétiteurs féroces, à des années du comportement de divas de certains ballers de Rucker.

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Trop denses, trop athlétiques et surtout meilleurs basketteurs, la sélection des joueurs de West 4th est une vraie équipe, qui joue dur, ne fait pas de chichis |
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Et c’est bien ce qui permet aux New-Yorkais de s’imposer dans ce tournoi. En finale, le seul moment où ils auront été inquiétés est encore une fois lié à une embrouille, les opposant aux supporters du 93 placés derrière leur banc. La sécurité, parfaitement rôdée et au premier pas aussi despee que celui de Seoud, intervient rapidement et calme l’affaire. Seul moment de crainte pour les joueurs de la Cage, tant ils dominent cette finale. Systématiquement en prise à deux sur un Diawara qui peine à trouver des teammates adroits, coupant toutes les lignes de passe, défendant intelligemment, les cainris empêchent le 93 de scorer. Ils proposent comme souvent dans le tournoi un cinq avec BJ McFarlan –habituellement un 4- comme plus petit joueur. Et s’ils font exploser les contre-attaques après avoir séquestré le 93 en défense, c’est sur jeu posé que l’on s’aperçoit de leur maîtrise du game. Ils utilisent à la perfection l’interdiction de la défense de zone pour étirer la défense adverse, jouer le un contre un ou se présenter de l’opposé. Et s’imposent de près de 20 points dans un match plié au boutd e quelques minutes.
Dans cette démonstration, si Double Double fait honneur à son nom (11 pts – 11 rbds), si Antoine « Mile Hight » Millien aligne les dunks, c’est Brian « Twenty » Woodward qui est élu MVP. L’ancien de Rhode Island a passé son tournoi à scorer de toutes les manières - extérieur, sur drive, ou en postant son vis-à-vis – sans que personne n’arrive à le stopper. Il a aussi et surtout contribué à donner à sa team un titre qui fait plaisir à voir.
Certes, on aurait aimé voir une team française s’imposer. Mais cette victoire de la sélection de West 4th est une magnifique conclusion pour cette 5ème édition : s’ils sont de remarquables trashtalkers, les cainris sont venus cette année avec humilité, sans se prendre pour des stars avant leur premier game. Ils ont respecté chaque adversaire, joué à fond chaque minute. Car comme l’a prouvé ce Quai 54, la rue n’autorise aucune défaillance. Les jeunes sont prêts à bouffer n’importe qui et renverser la hiérarchie au moindre signe de suffisance et de relâchement des poids lourds. Alors peu importe les noms présents, le Q54 sera toujours le théâtre des plus belles confrontations du streetball. Car les joueurs, pros ou amateurs, savent trop bien quelle intensité et quel niveau de jeu il faut développer pour survivre et entrer dans l’histoire du bitume.
PHOTOS : KEVIN COULIAU & HUGUES LAWSON




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bonjour,
comment faire pour obtenir un backstage pour mon fils qui est en club à Paris, pour le tournoi (il a 13 ans.
merci
kikou wé c t juste pour demandé comment faire pour avoir des place paceke venir a 10H et apré ne pa pouvoir rentré de dan sa fou grave les boule meme si on conesé des joueur il voulé pa nou laiser rentré dc sa serai bien de me repondre sur mn adresse mail stp merci et ossi jaimrai trop participé au concour de choot pack c tjr les ga et nou ossi les meyf on a du talen
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