Par Théo
OK, pensez à Chris Paul une minute. Tout de suite, vous pensez fort passeur, speed, bon dribleur, couleurs flashy, joueur prometteur etc. Et si on ajoute meilleur meneur NBA ? Choquant ? Pas tant que ça en fait…
La saison est encore jeune, 26 matches joués seulement sur une année qui en compte 82 au minimum. Cela n’empêche pas de noter les évolutions les plus marquantes et, pourquoi pas, de tirer des plans sur la comète. La question n’est pas de savoir si Chris Paul est aujourd’hui le meilleur meneur NBA, ni même de savoir s’il le sera un jour. C’est juste qu’il est désormais impossible d’aborder ce sujet sans citer son nom. Ses chiffres sont suffisamment éloquents : quasiment 21 points, 10 passes, 4 rebonds et 3 interceptions par match, ce qui lui confère la 6ème meilleur évaluation de toute la ligue et le place par exemple 4 places devant Steve Nash.
Dans le dernier duel entre les deux joueurs, samedi dernier, c’est d’ailleurs le plus jeune des deux qui a eu le dernier mot : 21 pions, 10 assists et 1 petite balle perdue, contre les 12 points à 4/12 aux tirs et 7 passes de Nashty Nash. Mais le plus important, c’est que les Hornets l’ont emporté. Steve lui-même était impressionné. ” Il est redoutable en pénétration “, a-t-il confié à Marc Stein d’ESPN . ” Quand il drive, il peut passer ou provoquer la faute à volonté. On se débrouille tous les deux plutôt bien pour attaquer le cercle, mais je vais bien moins souvent sur la ligne des lancers-francs que lui. C’est déjà un excellent meneur. ”
L’air de rien, New Orleans s’est tranquillement incrusté dans le top de la Conférence Ouest et squatte actuellement la 6ème place. CP3 y est évidemment pour beaucoup, mais le plus étonnant, c’est que ses perfs ne fassent pas plus parler de lui. On pourrait commencer par ses 21 passes contre les Lakers par exemple, ou encore ses 43 points sur le museau des Grizzlies, dont les deux unités de la gagne. “C’est juste chaud, mec !“ D’autant que le gaillard n’a que 22 ans…
Malgré son jeune âge, Paul rend déjà ses partenaires meilleurs. Si les autres joueurs prenaient un peu plus exemple sur Tyson Chandler, et faisaient un effort au niveau de l’adresse, les statistiques de CP seraient encore plus impressionnantes. “Dans cette league, personne ne parvient à pénétrer et à créer comme il le fait“, ronronne son nouveau collègue dans le back-court, Morris Peterson. “Quand tu joues avec lui, tu n’as qu’à te concentrer sur une chose, rentrer tes shoots.” Comment croyez vous que Peja Stojakovic, qui s’est cassé la gueule du planisphère du basket mondial en quittant Sacramento, a pu écrire une nouvelle page d’histoire des Hornets avec ses 10 shoots à trois-points rentrés sur 13 ? Grâce à CP3 bien sûr.
Malgré tout, Paul garde pour l’instant les pieds bien sur terre et ne se laisse pas happer par la hype. Pour ce qui est du prochain All-Star Game par exemple, qui prendra place à New Orleans, il ne se prend pas la tête plus que ça. “Je ne suis que dans ma troisième année“, explique-t-il, “je ne m’attends pas à être en tête des votes.” L’important de toute façon, ce sera d’y être, ce qui lui est quasiment assuré. Avec Parker, Nash, Deron Williams et lui dans la même conférence, les places à venir seront chères…


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