
Ça y est, on est en plein dans March Madness et on commence déjà à y voir plus clair ! Entre les gros upsets des petits poucets, les déceptions des “gros” historiques et les révélations étonnantes, le tournoi NCAA continue de se poser comme le championnat le plus imprévisible qui soit. BS fait le point.
Parmi les grosses déceptions, on commencera forcément par Duke, la deuxième meilleure équipe de tout le pays, cette année encore. Eliminés dès le deuxième tour par West Virginia, les hommes de Coach K n’ont pas réussi à confirmer leur standing. Il faut dire que la cuvée 2008 était quand même moins riche que d’habitude. Kyle Singler (6 pts et 4 rbds) et DeMarcus Nelson (6 pts et 2 rbds), les deux joueurs les plus talentueux de l’effectif, ont choisi le pire moment pour se crasher. Gerald Henderson (18 et 2) a tenu la baraque, mais c’était trop peu pour contenir les double-doubles des deux Joe adverses - Alexander (22 pts, 11 rbds et 3 pds) et Mazzulla (13, 11 et 8 ).
UNC, en revanche, continue d’impressionner et n’a laissé aucune chance à Arkansas. Une victoire aisée, 108-77, qui démontre encore la solidité du 5 majeur de North Carolina (4 joueurs du 5 à 16 pts et plus). C’est seulement la troisième fois en 25 ans que le programme remporte ses deux premiers matches du tournoi par plus de 20 points, les deux dernières fois où cela s’est produit (en 1993 et 2005), UNC a été sacré champion. Difficile du coup de distinguer un joueur plus qu’un autre, même si Tyler Hansbrough (17 pts et 10 rbds) a une fois de plus été productif en dépit d’un manque d’adresse fragrant (6/14). Les deux arrières, Wayne Ellington (20, 3 et 1) et Ty Lawson (19, 4 et 7), par contre, ont été particulièrement saignant.
Pour UCLA également, la belle aventure se poursuit, même si les Bruins se sont fait peur contre Texas A&M. Kevin Love (19 pts à 7/12, 11 rbds et 7 ctrs) a dû sortir un match de dingue pour aider ses partenaires à revenir comme des acharnés et finalement reprendre le contrôle du game à 3 minutes de la fin et s’imposer 51-49. Love et Darren Collison (21 pts à 7/13) ont prouvé que leur hype était bien justifiée, on verra maintenant jusqu’où ils pourront pousser l’aventure.
Pour, Michael Beasley, le probable futur numéro 1 de la draft, par contre, le parcours a déjà pris fin. Kansas State s’est en effet lourdement incliné face à Wisconsin, 72-55. Beasley termine bien avec 23 pts et 13 rbds, mais il n’a quasiment pas pesé en deuxièmes mi-temps et s’est laissé voler la vedette par Trevon Hughes (25, 2 et 3), l’arrière des Badgers qui a égalé son record de points en carrière.
Georgetown et son géant Roy Hibbert (6 pts, 1 rbd et 1 pd) sont également en vacances anticipées. Le géant des Hoyas n’a pu jouer que 16 minutes à cause de problèmes de fautes et, même si le duo d’arrières Jessie Sapp-Jonathan Wallace (26 pts et 8 rbds en cumulé) a compensé en partie, c’était insuffisant pour contenir la gâchette de Davidson, Stephen Curry (30 pts, 3 rbds et 5 pds). Le gamin s’est montré digne de son père Dell et a su planter les lancers-francs décisifs en fin de game pour permettre à sa fac de s’imposer 74-70 et d’accéder au tour suivant.
Memphis est également passé tout prêt de l’élimination précoce. Mississipi State s’est accroché jusqu’au bout, notamment grâce à Jamont Gordon (21 pts, 11 rbds et 5 pds), mais les petits gars de John Calipari ont su serrer le jeu dans les dernières minutes pour s’imposer de trois petits points, 77-74. Le meneur freshman
Derick Rose a d’ailleurs sorti un très gros match (17 pts, 9 et 7) et a su compenser son manque d’adresse (6/14) en s’arrachant au rebond et en faisant tourner sa team. Belle également de Joey Dorsey (13 pts à 6/8, 12 rbds et 6 ctrs).
L’affrontement entre Marquette et Stanford était tellement chaud que les deux équipes ont bien failli enchaîner une deuxième prolongation après la première. C’est pourtant Stanford qui a fini par s’imposer d’un tout petit point (82-81)… sans que son coach puisse le voir de ses yeux. Trent Johnson s’était en effet fait éjecter dès la première mi-temps. En son absence, les deux jumeaux Lopez, Brook (30 pts, 4 rbds et 1 pds) et Robin (18 pts, 9 rbds et 3 ctrs), ont fait parler leur taille et leur talent, tandis que le meneur Mitch Johnson (9 pts, 1 rbds et 16 pds !) égalait le deuxième meilleur total de passes décisives de l’histoire de la NCAA. En face, Jerel McNeal (30, 8 et 2) leur en a quand même donné pour leur argent, mais a malheureusement manqué le shoot décisif.
Tennessee aussi s’est fait peur, mais a finalement réussit à tenir le cap face à une équipe de Butler accrocheuse en diable. A.J. “no relation to Antonio” Graves (21 pts) les a bien fait flipper jusqu’au bout, mais les deux ailiers Tyler Smith (15 pts à 4/9 et 8 rbds) et Wayne Chism (16 pts et 5 rbds) ont su tenir le cap jusqu’au bout (76-71)
Pour Louisville en revanche, ça a été beaucoup plus simple, puisque les hommes de Rick Pitino ont flanqué une bonne vieille raclée à Oklahoma, 78-48. Pas de gros carton offensif individuel à signaler, mais une marque bien répartie pour les Cardinals, malgré une adresse aux lancers catastrophique (5/15).
Le match Notre Dame/Washington State s’est résumé un bon vieux 5/5, tellement l’apport des deux bancs à été insignifiant (2 pts et 2 rbds d’un côté, 4 et 5 de l’autre). Mais à ce petit jeu, c’est le 5 majeur de WSU qui a eu le dernier mot (61-41). En même temps, ND ne pouvait guère espérer mieux en shootant à 24% ! Luke Harangody, son ailier superstar, a accouché à la fois de l’un des meilleurs et des pires matches de sa carrière : 10 pts, 22 rbds et 2 pds mais 3/17 aux tirs
Kansas s’est défait aisément de UNLV, 75-56. Là aussi, l’adresse catastrophique des Running Rebels (26,7%) ne pouvait leur laisser espérer mieux, d’autant que les Jayhawks étaient eux en pleine réussite (58,0%). Le guard Mario Chalmers termine meilleur scoreur de son escouade avec 17 unités et fait oublier les 25 pions (mais 5/13 seulement) de son vis-à-vis Wink Adams…
Les deux arrières de Villanova, Scottie Reynolds (25, 8 et 5) et Corey Stokes (20 pts et 2 rbds), ont littéralement explosé la défense de Siena (84-72) et ont bien fait tourner la balle. En face, le seul Saint à relever la tête, Alex Franklin (18 et 6) s’en voudra longtemps d’avoir laissé autant de points sur la ligne des lancers francs (8/14).
Michigan State a dû son salut à la clairvoyance et au sérieux de ses deux arrières Drew Neitzel (21, 4 et 4) et Kalin Lucas (19, 2 et 1), dans les dernières minutes du match pour venir à bout de Pittsburgh, 65-54. La paire a ainsi scoré 21 des 25 derniers points des Spartans. Malgré les 11 points d’écart à l’arrivée, ce match a été une vraie guerre de tranchée durant laquelle les deux équipes ont alterné les séries.
Texas a défouraillé à longue distance pour surclasser Miami, 75-72. A.J. Abrams (26 pts et 4 rbds), s’est d’ailleurs offert un très joli 6/10 à trois-points et a bien été soutenu par le double-seize de Damion James. Mais les Longhorns, qui avaient mené tout le match (+16 à 4 minutes de la fin), ont bien failli tout perdre dans les derniers instants quand les Hurricanes sont revenus comme des morts de faim.
Western Kentucky a alterné les séries catastrophiques et les comeback héroïques pour finalement l’emporter 72-63 face à San Diego. C’est d’ailleurs la première fois en 15 ans que ce college atteint le Sweet 16. Le plus fort joueur du match était sans conteste l’arrière-ailier Courtney Lee (29 pts, 7 rbds et 3 steals) qui a assuré la victoire en enchaînant des gros shoots en début de partie et en plantant les lancers-francs cruciaux en fin de game.
Il y a des jours comme ça où tout marche pour le mieux en attaque, et c’est exactement ce qu’à connu Xavier face à Purdue. 54,0% d’adresse sur le game, 41,0 à trois-points et 78,8% aux lancers, le lutin Drew Lavender (18, 3 et 9) et ses partenaires n’ont pas laissé grand-chose en route. C’est d’ailleurs la profondeur de leur effectif (4 joueurs à plus de 10 pts) qui a permis aux X-Men de s’imposer 85-78.
Les match-ups de Sweet 16 :
East (le 27/03)
North Carolina/Washington State
Louisville/Tennessee
West (le 27/03)
UCLA/Western Kentucky
Xavier/West Virginia
Midwest (le 28/03)
Kansas/Villanova
Wisconsin/Davidson
South (le 28/03)
Memphis/Michigan State
Stanford/Texas


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(11 notes, moyenne : 4.27 sur 5)
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BasketBall News
je vote pour un final four: Memphis, Kansas, UCLA et North Carolina.
Encore une déception pour Duke qui présentait beau sur le papier mais qui comme à l’époque de JJ Reddick et Shelden Williams s’est planté magistralement.
Niveau équipes qui présentaient beau mais qui ont été ridicules toute l’année malgré de (très) gros rosters, on peut aussi ajouter Arizona et USC (Mayo est-il capable de faire gagner une équipe ?). Grosse déception aussi pour Vanderbilt qui aurait pu en surprendre plus d’un (n’est-ce pas messieurs de Tennessee?)…
Trop content pour Davidson et Curry est absolument ENORME en + j’avais Davidson gagnant vs.Georgetown et West Virginia vs.Duke dans ma bracket.
North Carolina rules, je le sens bien cette année avec Psycho T en MOP. Sinon UCLA me parait bien fort aussi.
bravo pour ce résumé très complet.