116 Atlanta Hawks ATL
104 New York Knicks NYK
107 Indiana Pacers IND
104 Toronto Raptors TOR
97 Minnesota Timberwolves MIN
109 Miami Heat MIA
104 Denver Nuggets DEN
92 Memphis Grizzlies MEM
91 Phoenix Suns PHO
115 New Orleans Pelicans NOP
118 Boston Celtics BOS
103 Orlando Magic ORL
100 Cleveland Cavaliers CLE
99 Charlotte Hornets CHA
98 Oklahoma City Thunder OKC
99 Detroit Pistons DET
143 Golden State Warriors GSW
94 Chicago Bulls CHI

Antoine Pimmelpar Antoine Pimmel 

Les nouveaux arrivants en NBA ont, pour la plupart, fêté leur toute première cape cette nuit. L'occasion de faire le point.

Ben Simmons, superstar

Cette première, Ben Simmons l’attendait depuis plus d’un. Le premier choix de la draft 2016, relégué au rang de simple rookie mélangé aux autres débutants de la promotion 2017, a frappé fort d’entrée avec une performance LeBron-esque.

Les comparaisons avec le King sont disproportionnées – comme toutes les comparaisons – mais elles sont justifiées. Sur le parquet, l’Australien a des faux airs d’un James plus jeune. Les stats du soir s’inscrivent dans le même moule : 18 points, 10 rebonds, 5 passes, 2 steals et 1 block en 34 minutes.

Comme son glorieux aîné, avec qui il partage d’ailleurs le même agent, Simmons est le dépositaire du jeu de son équipe. Malgré ses 2,08 m. Un rôle atypique, même si de plus en plus rependu, rendu possible par l’excellente vision du jeu du jeune homme. Avec lui, c’est fluide. Il percute, il crée une brèche et il ressort la gonfle pour un coéquipier démarqué. Du pur « drive-and-kick » comme la NBA en raffole.

Le plus impressionnant, peut-être, reste le fait qu’il parvient à scorer sans prendre aucun tir extérieur. Et par extérieur, on entend ici « en dehors de la raquette ». Le gamin n’a pas de shoot, et il le sait. Ce sera évidemment problématique à l’avenir. Mais pour l’instant, saluons tout de même le fait qu’il ait fini avec 18 pions à 7/15 aux tirs. Une première vraie belle sortie prometteuse pour le favori au trophée de ROY.

Malik Monk, maladroit

Pour sa première en NBA, Malik Monk a fait exactement la même chose que tout au long de la pré-saison : il a arrosé. Sauf que cette fois-ci, le coach ne lui a pas laissé le temps et l’opportunité de prendre 20 shoots. Son compteur s’est arrêté à 9 tentatives, pour une seule réussite. Cela fait donc 3 petits points, 1 seule passe et 3 ballons perdus en 21 minutes. Moche.

Jonathan Isaac, utile

Le Magic a quand même le chic pour drafter les jeunes joueurs qui sont capables de faire un peu de tout sauf porter l’équipe. Et attention, ce n’est pas dit (enfin écrit) de manière péjoratif. C’est important d’avoir des joueurs de devoir doués et capables de contribuer sur plusieurs aspects. C’est juste étrange qu’une franchise qui a désespérément besoin d’un « go-go-guy » continue de piocher des mecs certes complets mais pas à même de porter une équipe sur ces épaules.

Tout ceci étant dit, Jonathan Isaac a fait un match solide avec seulement 4 points (à 2/3) mais surtout 8 rebonds et 2 blocks en 16 minutes.

Markelle Fultz, blessé

Là, ça devient incompréhensible. Ça fait cinq ans que les Philadelphia Sixers ne prennent AUCUN risque avec leurs jeunes joueurs. Cinq piges qu’ils laissent parfois leurs rookies au frigo pendant des mois dans l’optique de les faire jouer uniquement quand ils seront à 100%. Et là, hop, le « Process » serait terminant alors plus personne ne prend de précautions ?

Markelle Fultz est clairement blessé. Touché à l’épaule. Le gars tire ses lancers-francs comme un judoka avec qui tu jouerais un 21 sur un playground un mardi à 14 heures parce que tu n’as rien d’autres à faire, que tout le monde est au boulot ou en cours et c’est le seul autre pantin qui se fait chier, qui se baladait dans le parc par hasard pour faire du yoga et qu’il a d’un coup envie de voir ce que ça fait de taper la balle.

Laissez-le au repos. Fultz est tellement gêné qu’il se retrouve contraint de changer sa mécanique de tir. Alors, OK, le résultat n’est pas horrible (si, si, aux lancers, c’est horrible) : 10 points, 5/9 aux tirs, 3 rebonds, aucune balle perdue… mais une seule petite passe et un vilain -18. Comme si le premier choix de la draft était juste venu scorer pour prouver à tout le monde que si, si, il peut jouer, il n’est pas blessé. Ne soyez pas surpris s’il continue à sortir du banc un petit moment.

Jayson Tatum, timide

Bon, ce n’était pas sa première sortie mais juste pour que vous le sachiez, Jayson Tatum a compilé 8 points à 3/7 ainsi que 9 rebonds en 36 minutes cette nuit.

Dillon Brooks, surprenant

On va être honnête, quitte à s’afficher un coup : nous avions oublié qui était Dillon Brooks au moment de lire le boxscore (enfin, j’avais oublié) (et oui, nous n’avons pas regardé Pelicans-Grizzlies, Timberwolves-Spurs c’était plus alléchant, désolé). C’est après une rapide recherche Google que l’on s’est souvenu de l’ancien coéquipier de Jordan Bell.

Bref, ce Brooks a mis la misère aux Pelicans : 19 points, 7/13 aux tirs, 5 rbds et 4 steals en 29 minutes.

John Collins, bondissant

Belle première d’un mec candidat à l’une des deux All-Rookies Team de l’année. 14 points à 6/10 ainsi que 5 rebonds et 2 steals en 22 minutes. En plus, les Hawks ont gagné.

Dennis Smith Jr, percutant

32 secondes de jeu, première érection pour les fans des Mavericks depuis 2011.

Dennis Smith Jr est un putain d’athlète. Mais contrairement à plein de meneur-scoreur avec de la dynamite dans les jambes, lui semble maîtriser un peu mieux son sujet. 16 points à 6/12, 10 passes (!!!) en 29 minutes, c’est vraiment propre. Même 3 TO, pour une première, c’est pas mal à ce poste. Nous sommes bien loin des standards Emmanuel Mudiay-ien. Enflammons-nous sur Ben Simmons. Le futur ROY joue aux Mavericks.

Donovan Mitchell, nerveux

Nerveux parce qu’il a raté beaucoup de tirs (10 pts à 3/11 et 3 TO). Maladroit étant déjà pris par Monk. Mais Donovan Mitchell a réussi à être utile malgré tout : 4 passes décisives et un différentiel positif de +22 en 26 minutes.

Caleb Swanigan, complet

Avec son nom de rappeur écossais, Caleb Swanigan a posté 8 points tout en prenant 4 rebonds et en délivrant 3 passes décisives. Le tout en 17 minutes.

Josh Jackson… bof

Désolé, rien trouvé de mieux pour un joueur des Suns. Josh Jackson n’avait sans doute jamais pris une rouste comme ça dans sa vie. Il a terminé avec 11 points à 4/10 en 32 minutes sans peser sur le jeu.