108 Orlando Magic ORL
96 Los Angeles Clippers LAC
93 Washington Wizards WAS
87 Memphis Grizzlies MEM
95 Miami Heat MIA
102 Portland Trail Blazers POR
115 New Orleans Pelicans NOP
108 Milwaukee Bucks MIL
109 Phoenix Suns PHO
115 Toronto Raptors TOR
95 Indiana Pacers IND
100 Oklahoma City Thunder OKC
124 Boston Celtics BOS
118 Denver Nuggets DEN
108 Houston Rockets HOU
96 Charlotte Hornets CHA
103 Chicago Bulls CHI
100 Utah Jazz UTA

Et si Boston était vraiment un candidat au titre ?

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

La question peut sembler un peu précipitée mais elle paraît pourtant de plus en plus crédible : les Celtics peuvent-ils aller au bout ?

Nous ne sommes qu’à la mi-novembre mais, bon dieu, les Boston Celtics ont frappé vraiment fort cette nuit. Au moins dans les esprits. Battre les Golden State Warriors, peu d’équipes en sont capables. Faire tomber les champions en titre après avoir compté 17 points de retard, c’est encore plus rare, même si c’est déjà arrivé de temps à autre en ce début de saison. Mais alors renverser les Californiens après avoir couru deux fois après le score (17 points à chaque fois), sans le joueur le mieux payé de l’effectif (Gordon Hayward) tout en limitant l’une des meilleures attaques de l’histoire à 88 petits points… du jamais vu !

Jamais vu avant cette nuit. Cette équipe des Celtics a vraiment des ressources sous-estimées. Défensivement, c’est vraiment spécial. En début de saison, le faible apport (relatif) d’Al Horford au rebond et le manque d’un long pivot capable de protéger le cercle étaient pointés du doigt. C’étaient là les deux plus grosses lacunes présumées des joueurs de Brad Stevens. Celles qui devaient donc leur barrer le chemin vers les Finales NBA (et ils en sont loin, mi-novembre, tout ça, tout ça...). Le manque d’alchimie d’un groupe largement remanié pendant l’intersaison était l’autre point d'inquéitude des derniers finalistes de Conférence à l’Est.

En moins d’un mois, ces craintes ont été quasiment balayées d’un revers de la main. Les Boston Celtics forment – de loin – la meilleure défense du championnat. Horford ne cale toujours aucun block mais il capte 9 rebonds par match (11 cette nuit), son plus haut total depuis 2013. Surtout, il défend extrêmement bien. Avant que son vis-à-vis ait la balle. Ou alors en étant extrêmement concentré sur les rotations. En ayant la mobilité nécessaire pour constamment contester l’adversaire. Il est épaulé par deux jeunes hommes eux aussi vraiment appliqués de ce côté du parquet : Jayson Tatum et Jaylen Brown.

Même Kyrie Irving s’est mis à défendre ! Passé vegan, le meneur est plus fin et plus rapide sur ses appuis. Il est aussi beaucoup plus déterminé qu’il ne l’était à Cleveland. A Boston, il bouge ses fesses. Et ça fait toute la différence entre un défenseur minable ciblé par l’attaque adverse et un défenseur correct qui ne cause pas de tort à son équipe. Tout ça, cette défense de fer, c’est du matériel de champion NBA. Ou au moins de concurrent crédible aux Finales.

Les Boston Celtics ont tout : une superstar, trois lieutenants talentueux et appliqués, un gros dur (Aron Baynes) pour mettre des coups, des joueurs costauds en sortie de banc, un coach génial, un public pour les pousser, du caractère, un collectif déjà bien rodé, une défense de fer, etc. La totale. Il manque peut-être juste ce deuxième pistolero capable de se créer son shoot en playoffs. Le rôle qu’était d'ailleurs censé assurer Gordon Hayward.

Mais même, avec cette Conférence Est affaiblie et des Cleveland Cavaliers de plus en plus vieux, les C’s ont leurs chances. Il faut maintenant espérer que la saison régulière – qui est encore longue – ne va pas leur faire débourser trop d’énergie. Il y a bien un moment où les jeunes vont accuser le coup. Et en playoffs, tout repart de zéro, quel que soit le bilan. Le jeu est différent. Plus haché. Plus lent. Les défenses sont plus serrées. Mais, justement, les Celtics ont prouvé cette nuit qu’ils pouvaient gagner des matches de ce style.

Pour terminer sur une note un peu moins enthousiaste : aussi talentueux soient-ils en novembre, les joueurs de Boston devront refaire leurs preuves en avril et en mai pour continuer à jouer en juin. Ils ont beau dominer le premier mois de la saison régulière, ils n'ont pas le même argument majeur que leurs plus sérieux concurrents : LeBron James. Et c’est exactement ce qui fait la différence entre le finaliste à l’Est et tous les autres prétendants depuis 2010.