95 Orlando Magic ORL
106 Los Angeles Clippers LAC
93 Washington Wizards WAS
87 Memphis Grizzlies MEM
95 Miami Heat MIA
102 Portland Trail Blazers POR
115 New Orleans Pelicans NOP
108 Milwaukee Bucks MIL
109 Phoenix Suns PHO
115 Toronto Raptors TOR
95 Indiana Pacers IND
100 Oklahoma City Thunder OKC
124 Boston Celtics BOS
118 Denver Nuggets DEN
108 Houston Rockets HOU
96 Charlotte Hornets CHA
103 Chicago Bulls CHI
100 Utah Jazz UTA

D’Angelo Russell, un leader qui va devoir assumer son statut

Alexis RabutéPar Alexis Rabuté Publié

D’Angelo Russell est enfin la pièce principale d’un projet. Mais il va devoir répondre aux attentes du front office des Brooklyn Nets.

D’Angelo Russell va enfin avoir l’occasion d’être le leader, la tête de gondole d’une franchise NBA. Son trade aux Brooklyn Nets lui offre cette chance mais il va alors devoir assumer ses nouvelles responsabilités.

Lors de son passage aux Los Angeles Lakers, le meneur de jeu n’a pas franchement réussi à montrer toute l’étendue de son talent. A cause de coéquipiers trop égoïstes pour certains (Lou Williams, Nick Young, Jordan Clarkson), à cause d’un mode de vie non-adapté au monde professionnel pour d’autres (Kendall Jenner pour ne pas la nommer).

Désormais à Brooklyn, loin de la pression californienne, il doit redonner vie à une équipe en grande difficulté la saison dernière. Pour cela, Russell va donc devoir passer un cap.

« Nous avons eu des conversations sincères avec D’Angelo, comme avec tous les autres gars. Il connait nos attentes », déclare le GM Sean Marks. « Il sait que défensivement, il doit progresser. Mais il doit aussi s’améliorer dans plusieurs choses, dans son jeu globalement. »

C’est certain, D’Angelo Russell est encore loin d’être un joueur « fini », il lui manque encore certaines choses. Malgré tout, en terme de talent, il a ce qu’il faut. Reste maintenant à endosser le costume de patron, parfois trop lourd pour certains.

« Nous savons tous qu’il rend les joueurs meilleurs, il a un QI basket élevé. Maintenant, comment va-t-il utiliser ça sur le terrain, avec un nouveau groupe et des gars avec qui il n’a jamais joué ? Comment la confiance va naître entre eux ? Comment Caris (LeVert) et lui vont-ils s’entendre ? Comment Jeremy (Lin) et D’Angelo vont-ils cohabiter sur le terrain ? », s’interroge Marks. « Le leadership, c’est son affaire. Nous pouvons évidemment l’aider à ce niveau. Au poste où il joue, il faut être un leader dans une certaine mesure. Kenny (Atkinson) va beaucoup se reposer sur ce poste, avec Jeremy ou D’Angelo. »

Le contexte reste tout de même très favorable à une éclosion du meneur de jeu. La pression est moindre et il dispose d’un coach qui croit en ses capacités. Tout est donc réuni pour le voir briller aux côtés de Lin.

« Je crois vraiment que cela peut fonctionner. Ils vont tous les deux jouer, il y a 48 minutes », explique Atkinson. « Ils ont tous les deux joué arrière et ils peuvent tous les deux défendre à ce poste donc ça correspond à ce que nous faisons. Les gens disent que c’est devenu une ligue de pick-and-roll. Par conséquent, avoir un deuxième gars pour jouer le pick-and-roll, trouver comment tirer avantage d’avoir deux gars excellents là-dedans, c’est un gros avantage pour nous. »

Sur le papier, l’association donne envie. Même si cela ne fonctionne pas, D’Angelo Russell aura au moins eu le mérite de ramener de l’excitation du côté des Nets. C’est déjà une victoire.