Antoine Pimmelpar Antoine Pimmel  

Exclu des 30 premières places du top 100 de Sports Illustrated, DeMar DeRozan est encore une fois en colère.

Cela devient une tradition de la fin de l'été : Sports Illustrated publie son classement des 100 meilleurs joueurs NBA... et DeMar DeRozan se plaint. L'arrière All-Star des Toronto Raptors pointait à la 46ème place l'an dernier. Ce fut un choc pour lui. Il avait manifesté sa colère et sa frustration à travers différents tweets et différentes interviews. Même plusieurs semaines après la publication du ranking, il était encore énervé sur le sujet. Sa position l'avait donc vraiment touché.

Cette année ? Rebelote. DeRozan a gagné dix places. Le voilà donc maintenant 36ème. Mais ce n'est toujours pas suffisant à ses yeux.

"Fuck SI". Carrément. Si le joueur s'en sert d'une motivation, pourquoi pas. Comme nous l'avons déjà fait remarquer, il peut effectivement être absolument injuste d'être évalué sur son travail par des individus qui n'ont absolument pas le même métier (ici, des journalistes qui notent des joueurs). Mais la justification de Sports Illustrated est plutôt pertinente.

"Chaque année, nous révisons le cas de DeMar DeRozan, l'un des joueurs qui divisent le plus au sein de la ligue. Notre verdict : DeRozan est un scoreur impressionnant donc les limites posent de vrais problèmes. Son meilleur atout - le seul où il est supérieur à la moyenne NBA - est constamment mis à mal lors des playoffs. Ce qui nous inquiète sur les limites imposées par DeRozan à sa propre équipe."

DeMar DeRozan est un scoreur hors pair. Rien que pour ça, il mériterait peut-être de figurer en fin de top 30 (donc quoi, cinq ou six places plus haut que dans le classement SI ?). Mais il excelle surtout à mi-distance (et en pénétration) alors que le tir à trois-points est de plus en plus important dans cette ligue. Du coup, les défenses parviennent nettement plus facilement à le stopper et à limiter considérablement son impact en playoffs.

Pour preuve, les Toronto Raptors n'ont jamais été proches de faire les finales NBA. Même si ça, quelque part, c'est aussi de la faute de LeBron James. Mais le constat semble plutôt vrai : avec DeRozan, la marge de progression de la franchise est limitée.

Lui-même serait d'ailleurs conscient de ses lacunes. Il a admis cet été être prêt à repérer ses points faibles et à bosser dessus.

En attendant, le combat continue. Il a déjà gagné dix places d'une année sur l'autre. A ce rythme, il sera aux portes top 15 d'ici deux ans.