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L’heure de la rentrée a quasiment coïncidé avec celle de la sortie pour nos Bleus. Il est donc temps de remplir les bulletins de notes de l’équipe de France lors de cet EuroBasket 2017.

Cet EuroBasket 2017 s'est terminé en huitième de finale pour l'équipe de France. Une fin triste, mais logique au vu du premier tour. A l'heure du bilan, forcément compliqué, on a essayé de donner des notes aux Bleus. Des notes attribuées en fonction des attentes qu’ils suscitaient, bien évidemment.

Thomas Heurtel : 3,5

Docteur Thomas et Mister Heurtel. Le tournoi du futur joueur du FC Barcelone a été encore plus une contradiction permanente que la campagne de notre président. Après des débuts moyens, il a prouvé qu’il était pétri de talent face à la Pologne. Une deuxième mi-temps de feu, un vrai leadership en attaque et des shoots toujours aussi clutchs. Malheureusement, face à la Slovénie et l’Allemagne, il est redevenu le joueur qui peut exaspérer par son déchet en attaque en tentant des passes impossibles. En défense, il a repris l’eau. Un Euro frustrant pour le Barcelonais qui avait un énorme coup à jouer avec le départ de Parker et un Ntilikina trop jeune.

Nando De Colo : 3

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Oh Nando, oh Nando, pas ça, pas ça, pas ça Nando ! Oh non pas ça, pas aujourd’hui, pas maintenant, pas après tout ce que tu as fait !

PS : On te kiffe toujours et on sait que tu vas survoler la prochaine compétition…

Evan Fournier : 5,5

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Il a failli être le héros de la compétition côté français. Avec 18 des 21 derniers points des Bleus, il a fait l’amour à la défense allemande façon Manu Ferrara et n’est pas passé loin de nous qualifier en quart de finale. Sauf que… Sauf que ses 27 points n’ont pas suffi, ses 25 points contre la Finlande n’ont pas suffi. Surtout, il n’a pas vraiment répondu présent contre la Slovénie et a perdu ses nerfs au pire des moments. Certes on était encore à moins 12 et la cote pour une victoire des Bleus était encore plus élevée que celle pour une victoire de Macron six mois avant l’élection (dernière référence présidentielle, promis). Mais la dynamique était (enfin…) bonne et s’est stoppée net. Bref un Euro des extrêmes pour Evan, mais certainement, pour lui comme pour Nando, une vraie compétition d’apprentissage qui lui permettra de revenir très fort.

Boris Diaw : 6,5

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Babac n’a pas démérité (depuis qu’on s’est fait à l’idée qu’il ne sera jamais le joueur dont on avait rêvé après son titre de MIP, il l’a d’ailleurs rarement fait), mais à son âge, il ne peut plus être l’élément majeur d’une sélection qui vise systématiquement une médaille. Le fait qu’il ait été le meilleur Français contre l’Allemagne avant le réveil d’Evan est en soi un vrai problème…

Joffrey Lauvergne : 4,5

Enorme face à la Grèce (21 & 11) et… et bah c’est à peu près tout. Non, c’est vrai, il a quand même de la mémoire et le respect des institutions françaises. Quand il a vu le monument Babac, après tant d’années d’excellents services, se faire maltraiter par Daniel Theis, il est allé punir celui qui a eu le malheur d’essayer de souiller notre nation. Salement, mais on attendait plus de Joffrey. Il a suffisamment de talent offensif pour apporter plus et il est largement capable d’être bien plus dissuasif de l’autre côté du terrain. Comme toute l’équipe de France d’ailleurs.

Louis Labeyrie : 6,5

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Tout le monde est bien prompt à tacler le sélectionneur à la gorge façon Pepe ou Cahuzac concernant ses choix. Mais il faut reconnaître qu’il ne s’est pas trompé en emmenant Louis Labeyrie. Dernier choisi peut-être, mais souvent dans les premiers à entrer en jeu. Normal, il apportait une intensité qui nous faisait défaut. On sait, dans le sport de haut niveau, on ne devrait pas avoir à s’extasier devant de l’intensité, elle devrait être la moindre des choses, mais avec les équipes de France… Louis a emmené du Socrate à lire pendant la compétition (rien que pour ça, on le respecte). Le même Socrate qui disait : “Le bonheur c’est le plaisir sans remords”. Pas sûr qu’il ait pris beaucoup de plaisir avec ce résultat, mais au moins il a fait en sorte de ne pas avoir de remords. Lui.

Antoine Diot : 4

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La fausse bonne idée ? Antoine Diot, c’est typiquement le joueur indispensable à une équipe, il a toujours répondu présent. Mais il est arrivé sur les rotules, après sa saison énorme à Valence. Blessé avant le début de l’Euro, il a eu le malheur d’écouter ses potes qui lui garantissaient que cette soirée serait énorme. Résultat ? Des matches où il a peiné à retrouver son vrai niveau. Antoine est un co-pilote de soirée fiable, il aurait juste fallu prendre son été de repos pour revenir plus fort.

Edwin Jackson : 4,5

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Un Euro assez surprenant de la part d’Edwin. Par le passé, il a souvent été réduit (à tort) à l’étiquette de scoreur unidimensionnel, se concentrant en priorité sur son cas personnel. Cette compétition a au moins eu le mérite de le réhabiliter. Jackson s’est transformé en un très bon défenseur en sortie de banc. Par contre, ces nouvelles responsabilités l’ont peut-être affecté en attaque. Il n’a pas été mauvais mais on a eu du mal à retrouver cette liberté, cette fougue qui l’habite normalement. Un peu comme quand tu veux donner une trop bonne image devant ta belle-famille. Lâche toi Edwin, fais péter cette cravate et montre ta vraie nature. Il y a un vrai coup à jouer.

Kevin Séraphin : 7

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L’une des vraies satisfactions de l’Euro. Quand tu te retrouves seul, la solution la plus facile reste de retourner voir son ex. Et pour une fois, c’était une bonne idée. Après cinq ans de séparation, Vincent Collet est revenu le chercher. Kevin a su se montrer en attaque et apporter un vrai impact à chaque fois. Désormais, il faut cartonner à Barcelone et s’entraîner à bouffer de l’Espagnol. On y croit !

Vincent Poirier : 4

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Jamais évident d’être la dernière roue du carrosse... Au départ de la compétition, Vincent n’avait même pas l’assurance de faire le voyage. S’il a très peu joué, il s’est au moins offert des vacances au frais de la fédé, à s’entraîner avec les meilleurs joueurs français. Le genre de pote qui chope pas en boîte mais qui est déjà content de pouvoir profiter du carré VIP sans avoir payé son entrée. Ce n’est que partie remise !

Axel Toupane : 4

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Deux ans sans jouer en FIBA, ça peut enrailler la machine. Venu pour jouer le stoppeur de service, Axel Toupane n’a presque pas été utilisé par Vincent Collet. Logique, d’ailleurs, de ne pas faire jouer son expert défensif quand une équipe est aussi solide de ce côté du parquet…

Léo Westermann : 4

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Difficile à juger. S’il a profité de la blessure d’Antoine Diot pour jouer plus en début de compétition, il n’a pas convaincu le staff qu’il méritait qu’on bouscule la hiérarchie pour lui. Il a plutôt été bon dans la gestion du jeu, mais a souffert en défense. Avec en point d’orgue sa fin de match contre la Finlande face à un Jamar Wilson qui s’est encore plus amusé que Rennes face à Abdennour et Evra hier soir. Bref, comme ses coéquipiers, on aurait aimé qu’il mette autant d’intensité à défendre qu’à critiquer le processus de sélection de Collet pendant la prépa.

Vincent Collet : 4

Il s’est méchamment fait tomber dessus pendant la compétition. Il a certainement quelques torts. Mais entre deux joueurs majeurs qui ne veulent/peuvent pas venir, une cascade de blessure et de forfaits, deux leaders qui ont découvert que c’était pas simple de se manger la pression que TP absorbait depuis des années, et une équipe qui est donc en reconstruction/apprentissage, le contexte était compliqué. Plus facile d’être à court de solutions dans ces conditions. Il n’empêche que certaines décisions de coaching nous ont parfois interpellés et qu’il aurait pu peser plus parfois, notamment en sortant plus vite ses stars quand elles n’apportaient pas. Et - mais ce n’est pas de sa faute -, pas sûr que le communiqué de la Fédé dans les 20 secondes ayant suivi l’élimination était des plus pertinents...

La défense de l'équipe de France, aussi efficace que la ligne Maginot en 1940

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Nando De Colo, Evan Fournier et Thomas Heurtel qui jouent ensemble

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Il y avait de l’idée… mais ça n’a pas marché. L’association de trois créateurs aussi talentueux a fait miroiter un potentiel offensif sans équivalent. Sur le papier seulement. Dans les faits, les trois cadres tricolores se sont souvent marchés sur les pieds sans vraiment trouver la bonne direction… Incompatibilité ou passage obligé pour apprendre à jouer ensemble ?

Le banc quand il a vu Diaw se faire postériser

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Quand Lauvergne a vengé Diaw

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