Sinon les playoffs de Kyrie Irving, on en parle ?

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Le meneur des Cleveland Cavaliers est loin d’évoluer à son meilleur niveau ces dernières semaines.

Les Cleveland Cavaliers dominent tellement leur sujet à l’Est que les performances individuelles en demi-teinte passent inaperçues. C’est logique, prime au collectif. Loin de nous l’idée de vouloir absolument trouver une ombre dans le paysage bien ensoleillé des champions en titre. Nous voulons simplement pointer légèrement du doigt le peu de réussite dont fait preuve Kyrie Irving depuis le début des playoffs.

Les Cavaliers ont gagné leurs neuf premiers matches mais le meneur All-Star, si brillant lors des finales 2016, n’est pas à la fête. Il compile certes 22 points par match mais à seulement 39% de réussite et à peine 26% derrière l’arc. En d’autres termes, Irving arrose dans tous les sens – 20 tirs par match – mais trouve rarement sa cible.

A l’exception d’un carton contre les Indiana Pacers dans le Game 2 (37 points), Irving est moins tranchant qu’à l’accoutumée. Habituellement insolent près du panier, il est moins efficace que d’habitude sur ses finitions au cercle. Il peine aussi à convertir ses tentatives lointaines. Une maladresse qu’il a en partie compensé en distribuant un peu plus la balle, avec 10 et 11 passes distribués lors des deux premiers matches contre les Toronto Raptors par exemple. Mais en dehors de ça, le joueur est à côté de la plaque.

Pourtant, il prend encore plus de tirs qu’en saison régulière. Il est (un tout peu) plus utilisé en attaque. Ce qui peut éventuellement nuire à un joueur comme Kevin Love, souvent relégué au second plan depuis le début des playoffs. A l’exception de cette nuit, quand l’intérieur a pulvérisé la défense des Boston Celtics (32 pts, 12 rbds) avec justement un Irving moins impliqué. Mais toujours aussi maladroit (4/11).

La shot chart de Kyrie Irving en saison régulière...
... et celle en playoffs.

Kyrie Irving n'a pas besoin de jouer à son meilleur niveau maintenant

Maintenant une (enfin deux) question (s). LeBron James est-il aussi brillant en ce moment parce qu’il a besoin de se surpasser pour rattraper le coup de moins bien de son leader ? Ou est-ce plutôt Kyrie Irving qui se met lui-même en retrait parce que James est largement au-dessus du lot ? La première hypothèse serait certainement légèrement plus inquiétante pour les Cavaliers. Mais vu la configuration, il y a des chances que ce soit finalement Irving qui reste relax parce qu’il sent bien que son équipe n’a pas besoin qu’il sorte le grand jeu pour gagner des matches.

Quelque part, on a parfois l’impression qu’il fête encore le titre de l’an dernier… et que la saison ne commence réellement que lors du Game 1 des finales NBA. C’est dire la marge dont disposent les Cavaliers.

Les résultats priment et Cleveland n’a donc pas perdu le moindre match. C’est de loin le plus important. Gardons juste en tête que Kyrie Irving n’a pas encore montré grand-chose depuis le début des playoffs.