108 Orlando Magic ORL
96 Los Angeles Clippers LAC
93 Washington Wizards WAS
87 Memphis Grizzlies MEM
95 Miami Heat MIA
102 Portland Trail Blazers POR
115 New Orleans Pelicans NOP
108 Milwaukee Bucks MIL
109 Phoenix Suns PHO
115 Toronto Raptors TOR
95 Indiana Pacers IND
100 Oklahoma City Thunder OKC
124 Boston Celtics BOS
118 Denver Nuggets DEN
108 Houston Rockets HOU
96 Charlotte Hornets CHA
103 Chicago Bulls CHI
100 Utah Jazz UTA

Happy Birthday Larry Bird : trashtalking et contes de Noël

Julien DeschuyteneerPar Julien Deschuyteneer Publié

Larry Bird était le roi incontesté du trashtalk. Et il avait réservé à son meilleur ennemi Chuck Person l’une de ses meilleurs punchlines pour Noël.

Larry Bird Chuck PersonL'immense Larry Bird fête aujourd'hui ses 61 ans. L'occasion de rappeler que l'icône des Boston Celtics n'était pas qu'un simple basketteur de légende, mais également le plus grand trashtalker de l'histoire de la NBA. Ce conte de Noël, avec son meilleur ennemi Chuck Person en victime, en est le meilleur des exemples.

« Personne ne peut défendre sur moi ! Personne ! I’m a bad man ! » Il fallait le voir et l’entendre, Chuck Person, revenir en défense en haranguant le public ce 3 mai 1991. Face aux Boston Celtics de son meilleur ennemi Larry Bird, il venait de planter 12 points dans les 5 dernières minutes du Game 4 du 1er tour des playoffs et donner la victoire aux Indiana Pacers. Aussi prompt à dégainer les punchlines que des shoots assassins, The Rifleman (7 saisons à 17 pts et plus) a toujours eu une grande gueule et une paire de couilles aussi impressionnante que son bras. Malheureusement pour lui, la bouche, le tir et les cojones de Larry Legend étaient encore plus démesurés. D’ailleurs cette année-là, malgré un dos flingué et un corps qui ne suivait plus, c’est encore une fois lui qui a eu le dernier mot, avec 32 points, 9 rbds et 7 pds dans le Game 5 décisif (voir la vidéo ici). C’était l’épilogue (blessé, Bird n’a pas joué le 1er tour des playoffs la saison suivante face aux Pacers) d’une des plus belles rivalités en termes de trashtalking de l’époque.

Larry Bird – Chuck Person, les meilleurs ennemis de la conf’ Est

Une rivalité très clairement teintée d’une profond estime. Après ce fameux match 5, le Pacer s’était rendu dans le vestiaire de Boston pour tenter de féliciter son adversaire, qui avait déjà filé pour des soins. Déjà, lors de sa saison rookie, Bird voyait en Chuck Person l’un des futurs gros joueurs de la ligue. Cette année-là, après l’avoir salement fait souffrir sur le terrain, l’icône des Celtics lui avait montré tout son respect : « Ne te décourage pas. T’es un grand joueur. Julius (Erving) m’a fait pareil à mes débuts. » Un respect qui n’empêchera pas les deux joueurs de se livrer pendant des années à des joutes verbales impressionnantes. Larry Bird est pour beaucoup le plus grand maître du trashtalk à avoir foulé un parquet. S’il est nettement moins connu, Chuck Person était au même titre que Bird un sniper qui faisait aussi bien mouche en l’ouvrant qu’en tirant. Son premier surnom, The Rifleman (« rifle » signifie « fusil ») en témoigne, le second aussi. The Mouth That Scored, « la bouche qui scorait ». Et c’est à l’occasion de Noël que les deux compères ont été à l’origine d’une des plus belles histoires de trashtalking de la NBA. Car comme il s’aimait bien, Bird avait un cadeau pou son pote.

Larry Bird Christmas Noel« Joyeux putain de Noël »

Alors que les Indiana Pacers sont sur le point d’affronter les Boston Celtics lors d’un match du Christmas Day, Chuck Person chambre Larry dans les médias. The Rifleman honore son surnom et annonce qu’il va « chasser de l’oiseau (bird en anglais)» Alors, juste avant le match, Larry Bird vient lui dire qu’il a un petit cadeau de Noël pour lui. A un moment, pendant la partie, le joueur des Celtics prend un tir à trois-points, juste sur la tête de son rival. La balle a à peine quitté ses mains qu’il lui lâche un somptueux « Merry Fucking Christmas ! ». Et le cuir transperce le filet.

Encore une fois, Bird a donc eu le dernier mot sur Person. Surtout, il nous a offert là le meilleur des contes de Noël.