Alexis Rabutépar Alexis Rabuté    

S’il y a bien une franchise NBA qui s’intéresse à l’Euro, c’est bien les New York Knicks. Avec trois joueurs présents, elle regarde tout.

L’Eurobasket 2017 passe plutôt inaperçu (même en Europe malheureusement..) que cela soit en terme de représentation ou même d’affluence. Pourtant, certaines franchises NBA comme les New York Knicks y sont très attentives.

A Big Apple, c’est l’avenir de la franchise qui est en train de grandir durant cette compétition. Ils sont trois à avoir écourter leurs vacances pour servir leur pays : Kristaps Porzingis, Willy Hernangomez et Mindaugas Kuzminskas. En attendant dans les années à venir (on l’espère) le Français Frank Ntilikina.

D’habitude, les franchises NBA sont plutôt opposées aux compétitions FIBA. Elles font tout pour retenir leurs joueurs, l’équipe de France ne le sait que trop bien. Mais dans le cas des Knicks, le modèle est l’opposé total.

Un joueur comme Kuzminskas n’est pas aussi jeune que ses partenaires (27 ans) mais il a encore à apprendre. Utile dans la rotation de Jeff Hornacek, il disposait d’un plus grand rôle avec la Lituanie. L’occasion de montrer ce qu’il pouvait apporter avec un plus grand temps de jeu.

Si les Lituaniens se sont arrêtés prématurément face à la Grèce, Kuzminskas a réalisé des prestations très encourageantes. Il termine l’Euro avec 15 points et 4 rebonds de moyenne à 48,5% aux tirs. Il a prouvé à New-York qu’il fallait compter sur lui pour la saison prochaine.

Hernangomez à la bonne école

Si son coéquipier lituanien a joué un rôle majeur en sélection, Willy Hernangomez ne peut pas forcément en dire autant. Le pivot de New York doit prendre son mal en patience en terme de responsabilités.

Forcément, dans l’effectif de la Roja, il y a une certaine fratrie qui conserve les faveurs du coach.. Pau et Marc Gasol sont absolument injouables en FIBA et prennent donc forcément pas mal de temps de jeu.

Lors du premier tour, l’Espagne infligeant des gifles à tout le monde (à l’exception de la Croatie), Hernangomez a eu l’occasion de se montrer un peu plus avec les rotations. C’est pourquoi il dispose de statistiques intéressantes (9 points et 7,5 rebonds de moyenne).

Mais finalement, où est le problème ? A l’inverse des Knicks où il ne dispose pas de réel mentor, le pivot apprend tous les jours au contact des deux frères Gasol. Une expérience qui n’a pas de prix.

Porzingis active le mode leader

Sans manquer de respect à Hernangomez et Kuzminskas, New York doit surtout mettre son réveil pour admirer les matchs de la Lettonie et de son nouveau leader Kristaps Porzingis.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le Letton envoie de sacrés messages. Son équipe fait partie des belles surprises de cet Eurobasket. Et à sa tête, l’intérieur des Knicks fait un ravage.

Quatrième meilleur scoreur du tournoi avec plus de 21 points par match, Porzingis assume totalement son statut de superstar. Il est l’option numéro un de son équipe et personne n’a réussi à le stopper jusqu’ici.

Un bilan qui rassure énormément la franchise new-yorkaise. Si une compétition FIBA reste différente de la NBA, ces premiers signes prouvent que l’intérieur n’a pas peur d’assumer un rôle de leader et de prendre ses responsabilités. A l’heure où le futur de Carmelo Anthony reste incertain, c’est la meilleure nouvelle possible pour les New York Knicks.

 

Crédit photo : FIBA