102 Detroit Pistons DET
90 Charlotte Hornets CHA
104 Indiana Pacers IND
131 Brooklyn Nets BKN
116 Orlando Magic ORL
109 Miami Heat MIA
100 Boston Celtics BOS
108 Milwaukee Bucks MIL
103 Memphis Grizzlies MEM
91 New Orleans Pelicans NOP
76 Phoenix Suns PHO
124 Portland Trail Blazers POR
111 Dallas Mavericks DAL
117 Atlanta Hawks ATL
106 Utah Jazz UTA
96 Denver Nuggets DEN
100 Sacramento Kings SAC
105 Houston Rockets HOU
107 San Antonio Spurs SAS
99 Minnesota Timberwolves MIN
120 Washington Wizards WAS
115 Philadelphie Sixers PHI

Antoine Pimmelpar Antoine Pimmel  

Carmelo Anthony, Paul George et Russell Westbrook peuvent tous les trois décamper l'été prochain.

Pour la deuxième fois en moins de trois mois, le Oklahoma City Thunder a fait "All-in" pour acquérir une star sur le marché. D'abord avec Paul George, choppé au nez et à la barbe de la bonne dizaine d'équipes intéressées. Puis avec Carmelo Anthony, récupéré de façon surprenante aux New York Knicks hier. Deux All-Stars qui viennent s'associer à leur ami Russell Westbrook, MVP en titre.

Enfin "All-in"... dans l'affaire, les dirigeants ont simplement cédé quelques jeunes (Doug McDermott, Victor Oladipo, Domantas Sabonis) et ont même réussi à se séparer d'un gros contrat (Enes Kanter). Mais ce n'était tout de même pas dans les habitudes de la franchise de sacrifier ses jeunes assets pour des stars, certes, mais en fin de contrat.

Alors pourquoi ce revirement stratégique ? Pourquoi cette soudaine prise de risques ? peut-être que le Thunder sent que la prolongation de contrat de Westbrook s'avère plus indécise que prévue. Le meneur s'est vu proposer un contrat "super max". Il n'a pour l'instant pas daigné signer cette extension. Il y a des chances qu'il ne le fasse pas, tout simplement, et maintienne le suspense entier jusqu'en 2018. A ce moment, il peut même faire jouer son option pour tester le marché.

Russell Westbrook est un héros à Oklahoma City depuis le moment même où Kevin Durant a pris la décision de rejoindre les Golden State Warriors. Même s'il part, il ne subira jamais la même vague de critiques qu'a encaissé KD (avec ses faux comptes twitter). Parce que lui a eu le mérite de rester fidèle en prolongeant son contrat dans la foulée du départ de son ancien compagnon. En vérité, cette extension était mineure : Russ peut donc s'en aller dès 2018, soit seulement un an de plus qu’initialement. Mais il a eu le mérite de le faire. De ne pas demander son transfert et de rester au sein d'une équipe désertée par sa superstar. Il en a même profité pour s'offrir un trophée de MVP.

Maintenant, il faudra plus pour le convaincre de finir sa carrière ici. Le front office l'a sans doute compris. En rameutant PG et Melo, le but est de tout miser sur une seule et unique saison. Le Oklahoma City Thunder a huit mois pour former une équipe - une vraie - capable de jouer le titre. Pas seulement de passer un tour. Car les deux pièces rajoutées peuvent elles aussi aller voir ailleurs.

Pour George, c'est même presque acquis. Il a beau assurer le contraire - ne soyons pas naïfs, les codes de la communication l'obligent à le faire - le Californien semble déterminé à jouer pour ses Los Angeles Lakers en 2018. Comme il le dit lui-même, "il va donner tout ce qu'il a pendant un an" puis aviser. Sauf gros renversement de situation (un titre ?), il va tout tenter puis se barrer tranquillement à L.A.

La situation de Carmelo Anthony est similaire. Il ne voulait pas se retrouver au Oklahoma City Thunder. L'organisation ne faisait pas partie de ses destinations préférentielles qui flirtaient dans la presse depuis des mois. D'abord parce que c'est loin, très loin, de New York et donc de la résidence de son fils. Ensuite parce que l'Oklahoma n'est pas à proprement parler un état qui attire les superstars sur le long terme. Melo, comme PG, peut donc tester le marché dès juillet prochain. Il dispose d'une option pour le faire. Il y a des chances que lui aussi rejoigne une autre destination. Peut-être même les Lakers, là encore.

Ce ne sont que des spéculations. L'heure n'est pas à l'inquiétude pour OKC, qui peut savourer son trio et rêver d'une très belle saison. Mais tempérons tout de même les esprits en précisant qu'il ne s'agira peut-être que "d'une seule" saison justement.