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Preview NBA : 8e – les Toronto Raptors, « L’arme fatale »

Alexis RabutéPar Alexis Rabuté Publié

Après l’échec de la saison dernière, les Toronto Raptors ont laissé partir des indésirables mais ont oublié de les remplacer.

Le film de leur saison : « L’Arme Fatale »

La saison dernière a été franchement difficile à vivre du côté des Toronto Raptors. DeMar DeRozan a certes réalisé sa plus belle saison en carrière mais l’histoire s’est à nouveau répétée. Un premier tour de playoffs difficile contre les Milwaukee Bucks avant la gifle 4-0 face aux Cleveland Cavaliers.

Devant ce nouvel échec, les cadres se sont posés des questions. Libre de signer où il le voulait, Kyle Lowry s’est longtemps fait la remarque fatidique : je suis trop vieux pour ces conneries.

À 31 ans, le meneur de jeu était tenté de tout plaquer pour retourner auprès de sa famille à Philadelphie. Il a finalement choisi le pactole pour rester avec son partenaire du backcourt.

Malheureusement pour eux, Toronto s’est affaibli cet été. Ils ont fait partir de nombreux joueurs (DeMarre Carroll, Cory Joseph, Patrick Patterson). Une nouvelle harmonie doit se créer, entre le possible nouveau rôle de Jonas Valanciunas et surtout l’ascension de Norman Powell. Ce dernier doit se faire accepter dans le cinq de départ.

Malgré ces petits changements, il reste encore assez de piliers dans cette équipe pour ne pas perdre trop de niveau. Dans une conférence Est décimée, les Raptors vont pouvoir rester dans le top 4. Mais ensuite, quelle est leur marge de manoeuvre ? Si les jeunes espoirs de l’équipe ne passent pas un cap, ils n’ont que très peu de chances d’aller titiller des équipes comme Cleveland ou Boston.

Le casting

Le cinq de départ attendu des Toronto Raptors : Kyle Lowry - DeMar DeRozan - Norman Powell - Serge Ibaka - Jonas Valanciunas

Avec son nouveau contrat en poche, Norman Powell intègre par conséquent le cinq de départ pour compenser la perte de DeMarre Carroll. En dessous, pour le moment, Valanciunas a commencé les matchs. Mais à l’image des playoffs de la saison dernière, il pourrait vite être utilisé en sixième homme, comme un Greg Monroe aux Bucks.

Le banc des remplaçants pose clairement question. C.J Miles est peut-être la seule valeur sûre. La franchise croit beaucoup en Delon Wright, c’est pourquoi elle s’est séparée de Cory Joseph. Mais entre le jeune meneur de jeu et d’autres intérieurs encore inexpérimentés (Jakob Poeltl, Pascal Siakam, Lucas Nogueira), c’est un vrai risque pris par Toronto.

Le scénario

Malgré les incertitudes qui les entourent, les Raptors gardent une base trop solide pour descendre bas dans la conférence Est. Le duo DeRozan-Lowry va gagner de très nombreux matchs, c’est certain.

Comme chaque année, l’un des deux va se blesser en milieu de saison. À ce moment-là, avec un banc plus faible, les Canadiens risquent de souffrir davantage mais rien de trop grave non plus.

Ils donnent tout de même l’impression d’être un peu détachés du trio de tête à l’Est. En saison régulière, ils peuvent rivaliser. Par contre, on connait leurs problèmes en playoffs, notamment quand il s’agit de bien gérer une fin de match.

L’acteur à suivre : Norman Powell

Il nous a vraiment épaté en fin de saison dernière. Si Toronto s’en est sorti face à Milwaukee, c’est en partie grâce à lui. Norman Powell a faim et joue comme un affamé sur le terrain.

Après la mauvaise expérience Carroll, les Raptors tiennent vraiment quelqu’un qui peut devenir le lieutenant du duo de stars. Bon défenseur, déjà correct en attaque, il apporte ce caractère qui manque trop souvent à cette équipe.

Et puis, l’ailier a un sacré jump. Il risque de nous offrir encore quelques posters bien violents.

La note League Pass

6/10. Certes, Toronto va gagner des matchs à l’Est. Entre DeRozan et Powell, il y a du matériel pour violenter les arceaux adverses. Comme chaque année, le coaching de Dwane Casey va être difficile à comprendre.

Il n’y a plus de surprise avec Toronto. Le nombre de victoires va rester à peu près le même. Leur saison risque de ressembler à ce film moyen dont on connait déjà tous la fin.

Le saviez-vous

Jonas Valanciunas n’a pas toujours été cet imposant barb. Si aujourd’hui, on hésiterait à lui demander l’heure, ce n’était pas le cas avant. Trop gentil à son arrivée en NBA, le Lituanien s’était fait rouler par ce bon vieux Caron Butler. Une scène toujours mythique.

 

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