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Preview NBA – 7e : Washington Wizards, « Simon & Garfunkel »

Shaï MamouPar Shaï Mamou Publié

Les Washington Wizards sont 7e de notre Power Ranking 2017-2018. Voici pourquoi.

Le 17 octobre prochain débutera la saison 2017-2018. Après un vote en interne pour classer les 30 équipes de la ligue, un power ranking a vu le jour. Chaque jour jusqu'au début des hostilités, retrouvez la preview NBA de chaque franchise, du 30e jusqu'aux Gold..., euh, jusqu'au 1er. On continue aujourd'hui avec les Washington Wizards.

Le groupe de leur saison : "Simon and Garfunkel"

Il arrive parfois que deux artistes aient beaucoup de mal à s'entendre, à s'apprécier ou même à se respecter. Pourtant, lorsqu'ils collaborent et accordent leurs violons, le résultat est assez merveilleux. Paul Simon et Art Garfunkel ont connu cette relation d'amour/haine dans le duo qu'ils ont formé entre 1957 et 1970 jusqu'à ce que leurs différences et leurs egos ne les séparent.

Il a fallu que Garfunkel, chanteur à la voix d'or, accepte progressivement l'idée que le cerveau et le génie du tandem était Paul Simon, pour que l'attelage fonctionne et débouche sur des pépites comme "The Sound of Silence", "Mrs Robinson" ou "El Condor Pasa".

Bradley Beal, encensé par la critique pour son shoot et doté d'un contrat supérieur à celui de son compagnon de route pendant quelques mois s'est d'abord lui aussi senti obligé de clamer qu'il était un alpha dog avant de se rendre à l'évidence. Sans le talent de composition et le leadership de Paul Simon, le duo n'aurait jamais pu connaître une telle réussite. Sans Wall, on ne parlerait même pas de Beal et Washington serait encore une équipe du bas de tableau de la Conférence Est.

Maintenant que Wall/Simon est contractuellement considéré comme le membre le plus important du groupe, les Wizards ont quelques années pour prospérer avant une inévitable séparation. Peut-être toucheront-ils le Graal dès cette saison avec une finale de Conférence, avec un 1-2 punch Wall-Beal injouable pour les défenses adverses, avant de se quitter dans la détestation, comme Simon et Garfunkel. Les deux New-Yorkais ont même été incapables de s'entendre sur le moindre morceau de la playlist de leur dernier album, "Bridge over Troubled Water" en 1970.

Aujourd'hui, ils suivent leur propre route en se reformant une fois de temps en temps pour des oeuvres caritatives. On sait que Wall et Beal ne s'entendent pas en dehors du terrain, ils ne l'ont pas caché ces derniers mois, mais ils semblent prêts à se tolérer si cela débouche sur des résultats.

La composition

Le cinq attendu des Washington Wizards : John Wall - Bradley Beal - Otto Porter - Markieff Morris - Marcin Gortat.

On ne change pas une équipe qui gagne presque. C'est ce que s'est dit Scott Brooks, qui devrait proposer le même cinq de départ. Pas besoin de développer des automatismes, ils sont déjà là. C'est donc du banc qu'une plus-value est attendue. Pas de chance, il n'a que peu bougé lui aussi. On peut ajouter l'arrivée de Tim Frazier en back up de John Wall, la disponibilité de Ian Mahinmi après une saison à 30 matches et le recrutement probable d'un joker pour faire face à la blessure de Sheldon Mac jusqu'à la fin de la saison. Pas de quoi susciter un enthousiasme démesuré.

La mélodie

Dans une ultime tentative d'être considéré comme le mâle alpha du vestiaire des Washington Wizards après 5-6 premiers matches poussifs, Bradley Beal défie John Wall à "celui qui pisse le plus loin". Il s'incline de 3 centimètres après un jet clutch du meneur All-Star. Le collectif est apaisé et Wall joue le meilleur basket de sa carrière, au point de finir sur le podium du MVP et de décrocher une place dans la All-Defense 1st Team. Au terme d'un sprint final haletant, les Wizards finissent tout de même derrière Boston et Cleveland.

Le musicien à suivre : Otto Porter Jr

Otto Porter a "mérité" son gros contrat en étant un acteur important de la saison des Wizards derrière le duo Wall-Beal. A l'aile, l'ancien de Georgetown a progressé à 3 points et en défense pour justifier sa Draft en 3e position en 2013. 106 millions sur 4 ans, ce n'est quand même pas anecdotique et Porter va devoir prouver que Washington ne s'est pas aligné sur l'offre de Brooklyn simplement pour amuser la galerie. Franchir un nouveau cap en attaque (donc faire mieux que 13.4 points de moyenne) et se montrer plus présent dans les moments-clés sera une nécessité. Il paraît tout à fait capable de profiter de la concentration adverse sur les deux principaux manière de ballon de l'équipe. Reste à le faire de manière à ce que les Wizards ne s'arrêtent pas en demi-finale de Conférence cette fois-ci.

La note League Pass

6/10. Voir John Wall endosser le costume de Flash en allant beaucoup plus vite que tous ses adversaires pour claquer 20 points et 10 passes tous les soirs a quelque chose d'éminemment divertissant. Le style des Wizards en lui-même justifie un peu moins que l'on regarde toutes leurs sorties, mais la présence de Scott Brooks est l'assurance d'un jeu propre et dur. L'absence de vraies nouveautés dans le roster n'aide pas à viser une note plus élevée.

Le saviez-vous

Tim Frazier, qui officiera comme back up de John Wall après une belle saison avec New Orleans, n'est pas de la famille du grand Joe Frazier. En revanche, le meneur a un joli pédigree universitaire. Lorsqu'il fréquentait Penn State, Frazier a décroché deux diplômes, l'un en économie et gestion des chaînes d'approvisionnement, l'autre en art de la communication et des sciences. Plus rare, Frazier a reconnu avoir fait partie d'une société secrète appelée Parmi Nous. Celles-ci ont des rôles un peu obscurs mais sont soupçonnées de tirer les ficelles dans les établissements qui les hébergent. Si vous voulez un aperçu, vous pouvez toujours regarder le film "The Skulls", sur les sociétés secrètes, sorti en 2000 avec Joshua Jackson (le gars de Dawson's Creek et des Petits Champions, pas le rookie des Suns...) et Paul Walker, avant qu'il ne débute la franchise "Fast and Furious".

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