102 Detroit Pistons DET
90 Charlotte Hornets CHA
104 Indiana Pacers IND
131 Brooklyn Nets BKN
116 Orlando Magic ORL
109 Miami Heat MIA
100 Boston Celtics BOS
108 Milwaukee Bucks MIL
103 Memphis Grizzlies MEM
91 New Orleans Pelicans NOP
76 Phoenix Suns PHO
124 Portland Trail Blazers POR
111 Dallas Mavericks DAL
117 Atlanta Hawks ATL
106 Utah Jazz UTA
96 Denver Nuggets DEN
100 Sacramento Kings SAC
105 Houston Rockets HOU
107 San Antonio Spurs SAS
99 Minnesota Timberwolves MIN
120 Washington Wizards WAS
115 Philadelphie Sixers PHI

jibépar jibé  

2009-2010 pourrait être une saison cruciale pour le basket français, à l’heure où l’Euroleague a accouché dans la douleur d’une nouvelle formule qui redistribue les cartes. Si une seule équipe française (l’ASVEL) a obtenu une participation directe, Orléans et le Mans auront peut-être, à l’issue d’un tournoi additionnel de qualification, l’occasion d’accompagner le champion de […]

2009-2010 pourrait être une saison cruciale pour le basket français, à l’heure où l’Euroleague a accouché dans la douleur d’une nouvelle formule qui redistribue les cartes. Si une seule équipe française (l’ASVEL) a obtenu une participation directe, Orléans et le Mans auront peut-être, à l’issue d’un tournoi additionnel de qualification, l’occasion d’accompagner le champion de France 2009.

En cas d’échec, la France devrait donc se contenter d’un seul représentant au niveau européen. Autant dire un net recul et une confirmation de la relégation du basket hexagonal au même niveau que les ligues mineures du continent. Mais avant d’imaginer le pire, penchons nous un peu sur ce qui attend les deux teams françaises.

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Background

David Bluthenthal est parti voir ailleursMalgré les galères et des bilans à tout le moins déprimants, le MSB commence à jouir d’une vraie expérience de l’Euroleague. De la phase régulière en tout cas… Cette saison, les Sarthois se voient offrir une chance de se qualifier pour une quatrième campagne d’affilée. Une occasion de se débarrasser de cette étiquette de braves losers et jeter un sort à l’adage qui veut que “le Basket est un sport qui se joue à 5 contre 5 et à la fin, c’est toujours le Mans qui perd”. Après le semi-fiasco du recrutement “galactique” de la saison dernière (Bluthenthal, Spencer, Chase, Batista, N’Doye), le MSB n’a plus droit à l’erreur.

Pour Orléans, le contexte est tout autre. L’Entente n’en finit plus de surprendre depuis son accession en Pro A en 2007. La progression du club, bien que foudroyante, est constante. La philosophie de jeu imprimée par Philippe Hervé, technicien coté dans l’Hexagone, et le mélange entre expérience (Sciarra), jeunesse (Moerman, Curti) et “US touch” (Banks, Greene, Dobbins) a mené le club à sa première finale de Pro A en 2009. La défaite, loin d’être vécue comme un coup d’arrêt, semble indiquer la dernière marche à gravir sur la route vers le succès. En 2009/2010, L’Entente ne surprendra plus personne en France mais enfilera à nouveau le costume du Petit Poucet afin de jouer un vilain tour aux loups européens. Un rôle qui lui a souvent réussi.

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Les recrues

Beaucoup de départs à déplorer côté manceau. Ceci est dû autant aux erreurs de recrutement qu’au joli parcours effectué après l’arrivée de Dixon ( Semaine des As, Coupe de France). Koffi et Dixon, hommes providentiels, sont partis, mais Le Mans a réagi dans la mesure du possible : Le meneur Zach Wright, monté sur ressort, devra prouver qu’il peut évoluer à ce niveau, les intérieurs Thierry Rupert et Guillaume Yango tenteront de faire oublier le tandem Koffi/Badiane et le jumpeur Charles Lombahé-Kahudi viendra compléter l’effectif.

Salyers est de retourMais c’est bien l’arrivée de Marc Salyers, top-scoreur de l’Euroleague voilà deux ans, qui représente le vrai gros coup de l’intersaison mancelle. Le tandem Spencer-Salyers ainsi reformé, l’année s’annonce explosive et les fans manceaux peuvent nourrir de gros espoirs.

A Orléans, on garde l’ossature bien en place de l’an dernier, mais les renforts sont notable. Sciarra, Dobbins, Moerman, Curti et Coville sont rejoints par Austin Nichols, le gunner classe venu du HTV (top-scoreur de Pro A avec 21,4 pts), Ludo Vaty, auteur d’une belle saison dans la tourmente paloise (11,6 pts, 7,7 rbds) et Justin Doellman, 3/ 4 polyvalent (14,7 pts, 6,0 rbds avec Besançon). Si les nouveaux venus se fondent dans le moule et adhèrent au management de Philippe Hervé, l’Entente Orléanaise devrait encore faire déjouer pas mal de monde cette année.

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Qui sont leurs adversaires ?

Mais avant de rêver, il va falloir que nos frenchies passent sur le corps de quelques adversaires de valeur. D’abord, Le Mans devra se débarrasser de l’Alba Berlin, équipe qualifiée pour le dernier Top 16. Un bon gros morceau et un vrai test donc, sachant que l’effectif des Allemands n’a que très peu changé. En cas de succès, les Manceaux devront affronter le vainqueur de la rencontre Maroussi-Aris Salonique. Jouer des Grecs dans un match couperet, quel bonheur… Si Maroussi a monté une équipe compétitive, l’Aris a clairement un roster au dessus (Dikoudis, Newble, Hatzivrettas). Que du plaisir en perspective pour le MSB.

Orléans rencontrera d’abord le Spirou Charleroi, solide équipe belge, mais un adversaire à sa portée. En cas de victoire, c’est le vainqueur du duel Benetton Trévise/BK Ventspils qui se dressera devant l’Entente. La Benetton partira logiquement favorite, puisque l’équipe italienne peut compter sur un paquet de vrais bons joueurs, qui débarquent (Kus, Hackett, Hukic et Motiejunas) ou qui restent (Bulleri, Soragna, Nicevic, Domen Lorbek). Ventspils devrait être nettement en dessous, mais méfiance, les équipes lettonnes ne sont jamais à prendre à la légère.

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Vous l’aurez compris, le Mans comme Orléans vont devoir s’arracher pour gagner leur place dans l’élite européenne. Les adversaires qui se présentent sont de niveau inégal mais certains (Berlin, Salonique, Trévise) feraient presque figure de candidats au Top 16.

Le Mans, fort de son expérience et d’un recrutement plein de promesses, aura quand même son mot à dire. Pour Orléans, la marche semble un peu haute, comme si le club était monté trop haut, trop vite. Mais l’Entente nous a déjà tellement bluffés par le passé, qu’on préfère croire en un nouvel « upset ». Nos deux représentants seront fixés sur leur sort à partir du 29 septembre, date du début des hostilités.