102 Detroit Pistons DET
90 Charlotte Hornets CHA
104 Indiana Pacers IND
131 Brooklyn Nets BKN
116 Orlando Magic ORL
109 Miami Heat MIA
100 Boston Celtics BOS
108 Milwaukee Bucks MIL
103 Memphis Grizzlies MEM
91 New Orleans Pelicans NOP
76 Phoenix Suns PHO
124 Portland Trail Blazers POR
111 Dallas Mavericks DAL
117 Atlanta Hawks ATL
106 Utah Jazz UTA
96 Denver Nuggets DEN
100 Sacramento Kings SAC
105 Houston Rockets HOU
107 San Antonio Spurs SAS
99 Minnesota Timberwolves MIN
120 Washington Wizards WAS
115 Philadelphie Sixers PHI

Julien Deschuyteneerpar Julien Deschuyteneer    

Mardi 24 juin 2008. Malgré des tests complets la veille à Cleveland qui ont rassuré quant aux doutes émis sur sa santé, San Antonio exige que Nicolas Batum passe une nouvelle batterie d'examens pour l'autoriser à prendre part au workout prévu. Le staff médical passe tout en revue et les analyses durent un bon bout […]

Mardi 24 juin 2008. Malgré des tests complets la veille à Cleveland qui ont rassuré quant aux doutes émis sur sa santé, San Antonio exige que Nicolas Batum passe une nouvelle batterie d'examens pour l'autoriser à prendre part au workout prévu. Le staff médical passe tout en revue et les analyses durent un bon bout de temps. A tel point que quand il est enfin autorisé à jouer, l'entraînement est quasiment fini. Gregg Popovich lui demande d'aller shooter sur un autre panier. Moins de dix minutes plus tard, il l'arrête. Pas besoin d'en voir plus, il le connaît par cœur. Le coach des Spurs le veut et ambitionne d'en faire en deux ans maximum son ailier titulaire. Car Pop le sait : la perle française a tout pour être un joueur qui compte prochainement.

On ne sait pas si les Blazers qui l'ont finalement drafté sont aussi visionnaires que Popovich ni s'ils ont les mêmes ambitions pour Nicolas. D'autant plus que faire sa place sur les postes extérieurs embouteillés dans l'Oregon ne risque pas d'être aisé. Mais si ça prendra peut-être un peu plus de temps que prévu, Batum a trop de talent pour ne pas devenir prochainement un acteur majeur du basket NBA et international. Alors forcément, l'ancien Manceau s'est imposé tout seul au moment de choisir la couv' de notre numéro de rentrée consacré à ces nouveaux visages qui compteront dans le monde du basket les mois et années à venir.

Il ne sera d'ailleurs pas cette année le seul rookie susceptible de bouleverser le paysage basket. La draft 2008 regorge de novices décidés à avoir un impact immédiat dans leur franchise (p.28) après avoir brillé à la fac. Une étape qu'a sautée l'un des plus grands potentiels de sa catégorie d'âge, Brandon Jennings, pour découvrir à 18 ans l'Euroleague (p.34). Autre rookie dont on suivra les débuts à ce niveau, JD Jackson (p.54), qui n'a jamais joué cette compétition, mais qui la découvrira pour sa première année de coaching.

Et si, côté entraîneurs, JD sera l'une des attractions de la Pro A, côté joueurs, Ali Traoré pourrait bien se poser comme l'intérieur incontournable de cette saison. Après avoir repris des mains américaines le trophée du Quai 54 (p.70), il compte bien dévaster les raquettes de Pro A et prouver au sélectionneur qui l'a injustement boycotté dans sa liste pour les qualifs qu'il est bel et bien un joueur sur lequel le basket français doit compter.

Au contraire d'Ali, la jeune prodige Diandra Tchatchouang (p.50) n'a pas été boudée par les sélections nationales. Mais ces étés en bleu ne l'ont pas rassasiée et la miss rêve de participer un jour aux JO. Des JO où les Américains ont montré qu'il faudrait à nouveau compter sur eux dans les années à venir (p.74) en remportant l'or. Pendant que le basket britannique, grâce à Luol Deng, essaie de sortir du néant pour devenir une nation qui compte enfin et participer à ses propres Jeux de Londres (p.46). Un rendez-vous où Batum sera certainement l'ailier français majeur. Et là, on met notre main à couper qu'il aura droit à un peu plus qu'une dizaine de minutes et quelques shoots pour se montrer...