Antoine Pimmelpar Antoine Pimmel  

Un zoom rapide sur les huit joueurs susceptibles de faire la différence et d'envoyer leur équipe en demi-finale de l'Eurobasket 2017.

Ricky Rubio (Espagne)

Championne d’Europe en titre et grande favorite pour le doublé, l’Espagne est toujours invaincue à l’Eurobasket 2017. Six matches, autant de succès. La Roja a pourtant elle aussi dû composer avec les absences des uns et des autres : Nikola Mirotic, Serge Ibaka ou encore Rudy Fernandez. Mais elle a toujours les mêmes caractéristiques qui font sa force. Celles d’une équipe très offensive dont le danger peut venir de partout. Parfois même de là où l’on l’attend le moins.

Ricky Rubio n’est pas réputé pour son scoring. Encore moins dans le système FIBA. Il n’avait encore jamais fait mieux que ses 7,2 points par match lors de l’Eurobasket 2013. Et pourtant, à l’aube des quarts de finale, le néo-meneur du Jazz est la seconde lame offensive des Ibères avec 11 points par match.

Son soutien aux frères Gasol est donc primordial. Les défenses adverses le laissent régulièrement seul pour doubler sur l’un des deux All-Stars NBA. De la même façon, ses vis-à-vis n’hésitent pas à passer « sous » les écrans, quitte à lui offrir complètement ouvert. Et il puni ! Son 48% à trois-points est une statistique clé pour l’Espagne. C’est en mettant ses shoots ouverts que Ricky Rubio libère le jeu de son équipe. D’autant plus qu’il est également le meilleur créateur de la sélection.

Une progression intéressante à confirmer lors du match couperet contre l’Allemagne. En plus de faire exploser la défense adverse, il aura d’ailleurs la lourde tâche de ralentir Dennis Schroder. A lui d’offrir à l’Espagne une nouvelle qualification pour le dernier carré (VIP) européen.

Daniel Theis (Allemagne)

Avant de découvrir la NBA avec les Boston Celtics, en octobre prochain, Daniel Theis va pouvoir se tester face à deux des meilleurs intérieurs de la ligue américaine. Les frères Gasol, bien entendu. Une mission commando pour n’importe quel pivot européen, qui plus est quand il est jeune et inexpérimenté.

Ralentir les deux géants, surtout Pau, sera le principal défi de l’Allemand. Mais il n’y a pas en défense qu’il aura une occasion de s’illustrer. L’enjeu, c’est aussi de forcer les Gasol à s’éloigner de la raquette en étirant les lignes. Theis a fait exploser l’équipe de France à coup de paniers à trois-points. Un exploit à rééditer. Le joueur de 25 ans a converti 57% de ses tirs extérieurs depuis le début de la compétition. De quoi faciliter la tâche de Dennis Schroder, meilleur marqueur allemand, friand de pénétrations facilitées par l’adresse de son pivot. Ce tandem devra faire des étincelles pour espérer sortir l’Espagne.

Janis Timma (Lettonie)

Kristaps Porzingis est évidemment la star de la Lettonie. L’intérieur des New York Knicks enchaîne les cartons depuis le début du tournoi. Mais cela ne suffit pas à faire de la sélection balte un vrai outsider à une médaille. C’est pour ça que l’apport de Janis Timma est primordial. L’ailier de Victoria est une machine à shooter et c’est exactement ce dont besoin les Lettons. Un joueur capable de mettre dedans en cas de prises-à-deux sur Porzingis.

Ce soutien régulier (plus de 15 points par match à 62% à trois-points), il évite à la Lettonie de rester trop dépendante de son joyau NBA en attaque. Il faudra pas un mais au moins deux grands bonhommes pour faire tomber la Slovénie.

Goran Dragic (Slovénie)

Le meneur du Miami Heat s’est troué en huitièmes mais il reste le boss de la Slovénie. Et l’un des meilleurs joueurs de l’Eurobasket 2017. Goran Dragic a une occasion de reprendre sa marche en avant contre la Lettonie. A priori, aucun arrière adverse n’est capable de rivaliser avec lui. Il aura de nombreux duels avantageux, à lui d’en profiter. Notamment dans les moments chauds d’une rencontre qui s’annonce particulièrement ouverte.

Alexey Shved (Russie)

Qui d’autre ? Quel autre joueur russe peut prétendre au statut de « joueur clé » de sa sélection lors d’un match aussi couperet ? Alexey Shved est l’homme à tout faire de son équipe. L’actuel meilleur marqueur de l’Eurobasket (23,7 points) a remis la Russie sur la carte du basket. S’il y a un homme qui peut la mener en demi-finale, c’est lui.

Kostas Sloukas (Grèce)

Le même syndrome que pour Shved mais à un degré moindre. Kostas Sloukas ne fait pas autant parler de lui mais il est la plaque tournante de cette Grèce privée de Giannis Antetokounmpo. Voilà qui nous promet un beau duel entre les deux scoreurs-playmakers.

Luigi Datome (Italie)

Si les tickets shoots italiens reviennent essentiellement à Marco Belinelli, Luigi Datome est le joueur le plus complet de la sélection. Il est le deuxième scoreur mais aussi l’un des meilleurs défenseurs de son équipe. Sans forcément devoir se le coltiner personnellement, l’ailier va avoir la lourde tâche de ralentir Bogdan Bogdanovic.

Bogdan Bogdanovic (Serbie)

Parce que le danger, justement, côté serbe, c’est lui. Le « double-Bog ». Il a les clés en l’absence de Milos Teodosic et Nikola Jokic. Excellent depuis le début du tournoi, le futur joueur des Sacramento Kings a le profil idéal pour mener la Serbie en demi-finale.