Ça n’a rien de drôle, mais on imagine que Gregg Popovich devait être encore plus rougeau qu’à l’accoutumée en apprenant la nouvelle. Non seulement Manu Ginobili avait finalement réussi à convaincre son staff de le laisser participer aux Jeux Olympiques pour la dernière fois de sa carrière alors que Pop était contre, mais en plus il s’est à nouveau blessé à la cheville qui l’avait handicapé une bonne partie de la saison dernière, notamment durant les playoffs. Le retour de l’Argentin dans le Texas risque d’être froid…
Invaincue jusque-là, la Lituanie s’est fait surprendre par les Australiens dans le 5e et dernier match des poules. La surprise est arrivée dès le premier quart-temps remporté 28-14 par Bogut and co et puis elle s’est rapidement transformée en correction pour les Lituaniens finalement sévèrement battus 106-75.
On l’attendait depuis des mois. Après une dizaine de matches de préparation et deux games face à la Chine et l’Angola pour s’échauffer, les USA et leur Redemption Team affrontent les Grecs, cette même équipe, qui en 2006 au Japon, les avait privés de finale aux championnats du Monde. Y’a comme un air de revanche…
Comme on s’y attendait, dès le coup d’envoi, il y a une énorme pression sur le parquet. On sent que les deux équipes sont tendues et notamment les Américains qui enchaînent rapidement 4 balles perdues.
On sait les Argentins très courts en rotation, mais il ne fallait visiblement pas compter sur les Australiens hier pour en profiter. Il faut dire que les Argentins avaient déjà plié le game avant même que le moindre changement ne soit nécessaire. Car malgré l’absence de quelques joueurs essentiels dans la conquête du titre olympique en 2004, le cinq majeur a encore de la gueule. Et a fait mal d’entrée aux Aussies en ouvrant le match avec un 20 à 3. La suite du match fut un peu plus laborieuse, les Argentins contrôlant une partie durcie par des adversaires qui avaient failli les taper FIBA Diamond Ball il y a quelques jours.
L’Angola a dû se dire qu’il fallait prendre exemple sur la Chine pour inquiéter les States… donc ils ont shooté abusément à trois-points. Malheureusement pour eux, la réussite n’était pas au rendez-vous : 9/31 et 29%. Vous me direz, c’est toujours mieux que le 5/21 des USA…
En début de match, les Angolais réussissent à tenir le choc en restant au contact des USA avec 5, 6 points de retard et puis la machine se met en route et l’écart gonfle. On dirait presque qu’on ne peut rien y faire tellement la démonstration physique est impressionnante : 29-18 puis 56-37 à la mi-temps, 82-53 à la fin du 3e quart et puis les US lèvent le pied et le match se termine à 97-76.
Par Zion
Si Redemption était le mot d’ordre des k1k1, on peut dire que réhabilitation convenait parfaitement aux commentateurs français : Richard Dacoury et Jean-Philippe Guillen. Et pour un premier jet, on peut dire qu’on a été vernis.
Pourtant, faire entendre rebondir un cuir sur le service public français partait d’une bonne volonté. Car Depuis Bilba et co en 1993, faut avouer qu’on avait pas eu grand chose à se mettre sous la dent, nous les pauvres (ou les pinces c’est selon) qui n’avons ni canalplus, ni canalsate, niqu’anal (oups), ni la télé tout simplement (dédicace à toi mon ami Gitan).

Après leur défaite face à l’Espagne lors de la première journée, on avait commencé à s’inquiéter. Certaines mauvaises langues parlaient de la fin de l’équipe grecque, trop vieillissante, sans éclat, bref, on la voyait sur la pente descendante. C’était peut-être sans compter sur le fait qu’ils jouaient les champions du monde en titre non ?
Logiquement, la Lituanie n’a pas connu de souci face à l’Iran. Si ce n’est du mal à se réveiller, puisqu’à 9h du mat’, ils ont mis un peu de temps à se mettre en action : 20-15 à la fin du premier quart. Mais dans la foulée d’un Jasikevicius impressionnant (15 de ses 20 pts à la mi-temps), les Lituaniens ont explosé l’Iran dans le deuxième quart-temps avec au passage un terrible 18-0. Les Iraniens comptent 12 pts de retard à la pause (46-34), et hormis un petit retour à moins 11 en début de 3ème, n’inquiètent plus les tombeurs du champion olympique en titre, malgré les 21 points et 9 rbds d’Hamed Ehadadi.
Grosse surprise dès cette première journée du tournoi olympique. Les argentins de Ginobili (19 pts mais 6/15) se sont fait surprendre par la Lituanie de Kleiza (13 pts et 3/3 à trois-points) auteur d’un panier à trois points meurtrier en toute fin de match. Même si les 4 NBAers argentins ont tenu leur rang (Ginobili 19 pts, Nocioni 15 pts, Delfino 13 pts, Scola 10 pts), la défense et le collectif des lituaniens n’ont pas été impressionnés pour autant.
Bien que les rencontres Espagne-Grèce et Argentine-Lituanie étaient les vraies grosses affiches de cette première journée, le match le plus attendu par le grand public était l’opposition entre la Team USA qui entamait sa quête de rédemption et le pays hôte, la Chine, qui attendait avec impatience de voir Yao Ming aux commandes de la sélection affronter les stars NBA. On savait ce match quasiment joué d’avance, d’autant plus que l’idole chinoise n’a même pas un mois d’entraînement dans les jambes, après avoir été écarté des parquets sur blessure pendant 5 mois.
Décalage horaire de 6 heures oblige, il faudra soit se lever tôt (la finale le dimanche 24 à 8h30 snif…) soit feinter au taf le matin et l’après midi (pour ceux qui bossent) pour regarder les matchs du tournoi olympique.
Néanmoins, grâce aux petites pressions américaines, tous les matchs de team USA seront diffusés à des heures convenables : 14h ou 16h15 pour nous soit 8h et 10h15 heure de la côte Est.
C’est un euphémisme de dire que les Boomers n’ont jamais fait rêver grand monde en dehors de l’Océanie. L’équipe australienne est d’ailleurs au fond à l’image de son pays, grande nation sportive mais bien loin de l’image de surfeurs cools que l’on en a parfois. Depuis les retraites de l’extraterrestre Ian Thorpe et du fantasque Pat Rafter, serveur-volleyeur au panache certain, le sport australien manque cruellement d’icones capables de s’exporter à l’étranger et de briller sous les projecteurs. Lire la suite
La Croatie n’est évidemment pas une nouvelle venue dans l’élite du basket mais le temps semble venu de la reconquête après une hibernation prolongée. Ces dernières années, les campagnes européennes voire mondiales étaient bien pâles vu le passé de la bête. Premiers ex-yougos à prospérer comme des grands après l’explosion du bloc, la Croatie ne mit pas beaucoup de temps à s’installer dans le gotha. Barcelone 92 : au nez et à la barbe de tout le reste du monde, une petite nation des Balkans à peine arrivée sur la scène internationale se paye le luxe de titiller la Dream Team en finale après avoir abattu le dernier fantôme de l’URSS d’un point en demies. Lire la suite

“Chaque fois que vous affrontez la bête et que vous ne vous faites pas dévorer, ça vous rend plus fort“, voilà la leçon que David Blatt, le sélectionneur de la Russie, tirait après la défaite de son équipe face à Team USA, 89-68. Vu la façon dont l’équipe américaine a écrasé ses adversaires jusqu’ici, on comprend l’enthousiasme de Blatt, d’autant qu’il est tout à fait justifié.
On a beau être ébloui par la densité de talent de Team USA version 2008, les expériences du passé nous ont appris à ne pas nous emballer trop vite. Malgré tout, quand on voit avec quelle aisance la sélection américaine a dominé ses trois premiers adversaires en matches amicaux, on se dit que quelque chose de fort est peut-être en train de se préparer.
Même s’il ne s’agissait que de matches de préparations et que leurs adversaires (le Canada, la Turquie et la Lituanie) n’étaient encore qu’en rodage, certaines choses ne trompent pas, comme notamment l’implication défensive de l’équipe ou une maitrise nouvelle du jeu et des règlements FIBA. A ce sujet, deux joueurs ont particulièrement marqué les esprits durant ces deux sorties, LeBron James et Kobe Bryant.
A l’issue du tournoi pré-olympique qui se déroulait à Athènes, on connait désormais les trois derniers pays qualifiés pour les JO 2008, le plus gros évènement sportif mondial à Pékin en août prochain.
La qualification de la Grèce est indiscutable tant Panagiotis et ses joueurs étaient au-dessus du lot.

Cet été, pas de doute, l’équipe américaine sera en mission pour retrouver l’or olympique. Aux États-Unis, les médias lui ont même déjà trouvé un titre : “The Redemption Team”. Sur de son coup, USA Basketball a prévu de faire suivre l’équipe par des caméras durant toute la préparation et tout le tournoi pour préparer un documentaire long format sur son épopée. Voici un premier teaser pour faire monter la pression.
La rumeur courrait depuis un moment mais c’est maintenant officiel, Chris Kaman rejoindra Dirk Nowitzki cet été pour tenter de qualifier l’Allemagne pour les prochains Jeux Olympiques.
Team USA n’avait finalement qu’une seule journée de mini-camp (au lieu de deux) et l’équipe n’a même pas pu s’entraîner au complet. Dwight Howard n’a effectivement pas pu prendre part aux festivités en raison d’une fracture de fatigue au sternum (?!?!). D12 s’est blessé lors de la défaite d’Orlando contre Detroit, en percutant à la fois Jason Maxiell et Arron Afflalo, qui l’ont pris en sandwich. Une blessure typique des hockeyeurs, selon les médecins.

Le meneur de jeu des Detroit Pistons, Chauncey Billups, a fait savoir à Jerry Colangelo, manager du Team USA qu’il ne représenterait pas les Etats-Unis aux Jeux Olympiques cet été pour des raisons personnelles et familiales. ” C’est un choix entre ce que vous voulez faire et ce que vous devez faire “, a déclaré Billups, qui a refusé de révéler la nature de ses soucis familiaux. ” Gagner une médaille d’or est une chose que je n’ai pas accomplie et j’espérais vraiment monter sur le podium. C’est vraiment ce que je voulais. Mais on m’a appris que la famille vient en premier, avant toute autre chose. “









StephenBrun
Angelo Tsagarakis
The Next Movement
Serge Angounou


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