Andrew Wiggins accuse Thibodeau pour son absence de progrès

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Sur le déclin depuis deux saisons, le jeune Andrew Wiggins a critiqué, sans nécessairement le nommer, les méthodes de son ancien coach Tom Thibodeau.

Andrew Wiggins devait tout casser en NBA. Superstar au lycée, machine à statistiques un peu feignants en NCAA, il était considéré comme l’un des grands joueurs de demain à son arrivée en 2014. Les Cleveland Cavaliers l’ont d’ailleurs drafté en première position – avant de l’envoyer aux Minnesota Timberwolves en l’échange de Kevin Love. Le Canadien a continué à montrer un visage un peu lunatique, parfois engagé, parfois désintéressé, lors de ses premières saisons dans la ligue. Mais même s’il ne renvoyait pas forcément l’image d’un « franchise player », il progressait, passant de 17 à 23 points de moyenne entre sa première et sa troisième année chez les professionnels. Puis son évolution a été stoppée nette et le jeune homme s’est mis à… régresser. Un coup d’arrêt qu’il met sur le dos du chamboulement au sein de l’organisation.

« Je peux m’améliorer. Il y a toujours de la place pour progresser. J’ai le sentiment que je décollais au cours de mes trois premières saisons. Puis il y a eu des changements ont été faits et j’ai commencé à décliner », explique l’ailier.

Entre temps, Tom Thibodeau a été nommé sur le banc. Avec la double-casquette de coach mais aussi de Président. Wiggins a d’abord brillé sous ses ordres lors de la saison 2016-2017. Mais c’était juste avant qu’il soit fatigué par les méthodes de son entraîneur. En 2017, Thibodeau lui a mis Jimmy Butler dans les pattes. C’est alors que le jeune homme s’est éteint, après avoir pourtant signé un contrat de 148 millions sur cinq ans.

« Tout le truc de gueuler… ce n’est pas ça qui va changer mon état d’esprit. Alors que quand un coach vient me voir et qu’il est sincère avec moi, qu’il me dit les choses comme elles sont, j’ai beaucoup plus de respect pour ça que pour un gars qui ne fait que gueuler. Je pense que tout le monde peut gueuler et hausser la voix. Mais tout le monde ne peut pas juste dire la vérité comme elle est. »

Hurler pour hurler, de manière répétée, n’a sans doute pas forcément une bonne influence sur les joueurs. Ça peut les décourager ou leur mettre de pression. Ça perd de sa valeur aussi. Est-ce que ça suffit à justifier les contre-performances d’Andrew Wiggins depuis la signature de sa prolongation de contrat ? Pas sûr pour autant. Mais le joueur de 24 ans est maintenant attendu au tournant. Thibodeau n’est plus là. Butler non plus. L’atmosphère est saine. C’est donc à lui de reprendre son envol.