Anthony Davis, du déchet mais une belle promesse

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Première sortie en dent de scie pour Anthony Davis sous la tunique des Los Angeles Lakers. Mais la suite s’annonce intéressante.

Que faut-il vraiment retenir du match d’Anthony Davis ? La défaite, collective, des Los Angeles Lakers ? Son faible impact dans les moments clés ? Ou plutôt sa prestation globale, assez encourageante ? Nous opterions pour le dernier choix. A.D. disputait cette nuit son tout premier match officiel avec la franchise californienne. Il a gribouillé la feuille pour son entrée en matière. 25 points, 10 rebonds, 5 passes décisives. C’est propre. Enfin pas tant que ça. Parce que l’ancien joueur des New Orleans Pelicans a quand même balancé quelques airballs et il a perdu trois ballons. C’est normal, encore une fois, c’est juste la première rencontre de la saison. Il y a encore un peu de rouille et un temps d’adaptation nécessaire. Il découvre ses coéquipiers, qui eux-mêmes se découvrent les uns les autres puisque l’effectif a été chamboulé dans sa quasi-totalité pendant l’intersaison.

« J’apprends encore à jouer avec LeBron James », confiait l’intérieur All-Star après la partie.  « On s’est parfois manqué donc on doit trouver des solutions. »

S’ils se sont parfois trouvés, c’est vrai que LeBron James et A.D. n’ont pas eu l’efficacité attendue. Ils ont finalement peu combiné sur pick-and-roll, une arme que le coach Frank Vogel veut peut-être garder au chaud pour des matches plus importants. Mais Davis a tout de même souvent servi de point d’ancrage à l’attaque – trop stéréotypé et peu active – des Lakers. Il a su faire la différence. Grâce à ses mouvements vifs. Sa taille. Ses feintes. Il y a eu quelques moments où il a mis à mal la très bonne défense des Los Angeles Clippers. Ses points, il est allé les chercher. Comme une star.

C’est pourquoi Anthony Davis donnait le sentiment d’être le meilleur joueur de son équipe sur le terrain. Celui capable de planter à volonté. Et ça, c’est très prometteur pour la suite de la saison. Nous ne serions pas étonnés s’il s’affirmait comme… le vrai patron des mauves et ors. Et la première option offensive sans aucun doute. Par contre, pour cela, il va falloir être plus déterminant dans le money time. Seulement deux possessions jouées et zéro point pour lui dans le quatrième quart temps ! Indigne de son statut. Après, ça peut s’expliquer de plusieurs façons différentes.

Les Clippers ont été très solides en défense par exemple. Mais ce n’est presque pas une excuse. Un joueur de la trempe de Davis doit – malheureusement – trouver des solutions même devant un rideau de fer. La pauvreté des schémas offensifs de Vogel ne l’a sans doute pas aidé. Il doit cependant aussi faire preuve de plus d’agressivité. C’est à lui d’aller chercher le ballon. Mais tout n’est clairement pas à jeter. Au contraire. Il était à un panier d’égaler le record de Kareem Abdul-Jabbar pour une première avec les Lakers (27 points pour KAJ, un record justement battu par Danny Green, auteur de 28 pions cette nuit). Il devrait continuer à monter en puissance.

Les highlights d'Anthony Davis