Au fait, ils deviennent quoi ? Dumas, Threatt, Miller, Smits & Van Exel

Shaï MamouPar Shaï Mamou Publié

On vous donne des nouvelles de cinq joueurs qui vous ont peut-être marqué dans les années 90, même s'ils n'entreront jamais au Hall of Fame.

Sedale Threatt

Petite plongée dans une période particulière de l'histoire des Los Angeles Lakers. Nous sommes en 1991 et Magic Johnson vient de choquer la planète entière en annonçant sa séropositivité et son retrait des parquets. Jerry West, le boss de la franchise, avait recruté Sedale Threatt, 30 ans, pour jouer les remplaçants derrière l'icône, avant d'apprendre la nouvelle. Threatt est un joueur respecté qui avait fait du travail apprécié entre Philadelphie, Chicago et Seattle avant de se voir offrir l'opportunité de jouer pour les Lakers. Propulsé titulaire, il aide James Worthy, Byron Scott, AC Green et Sam Perkins, entre autres, à surmonter l'absence de Magic, dans un registre différent, moins clinquant évidemment.

Après une première saison achevée au 1er tour contre Portland, il monte en régime en 1992-1993. Il réussit même dans ce contexte particulier, à devenir le second joueur de l'histoire de la franchise, après Magic Johnson, à être à la fois le meilleur marqueur (15.1 points), passeur (6.9) et intercepteur (1.7) de l'équipe sur la saison régulière. Là encore, les Angelenos ne dépassent pas le 1er tour, éliminés par les Phoenix Suns, futurs finalistes malheureux contre les Bulls.

Suivra une période de transition où Threatt officiera comme vétéran pour encadrer des éléments plus jeunes comme Nick Van Exel et préparer le terrain au projet ambitieux articulé autour de Shaquille O'Neal et Kobe Bryant. Il fait parler de lui dans la presse people, pour son mariage orageux avec Nicole Plotzker, qui le quittera pour un certain Andre Young, plus connu sous le nom de... Dr Dre. On le retrouve ensuite en France, au Paris Basket, pour une pige non concluant de 3 matches, avant des expériences très oubliables en Grèce et en Suisse.

Ce qu'il est devenu

L'après carrière de Threatt n'a d'abord pas été des plus tranquilles. En 2000, il est condamné à 6 mois de prison pour ne pas s'être acquitté de diverses pensions alimentaires. Il faut dire que Threatt est le père de 14 enfants issus d'au moins cinq relations... C'est en quittant les Etats-Unis qu'il s'est progressivement refait la cerise. En compagnie de son aîné, Sedale Threatt Jr, l'ancien meneur part en Australie et monte une structure d'entraînement pour aider la progression du basket local dans les catégories de jeunes. Il y vit encore à ce jour.

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