Big Ben, big afro, big hommage

FX RougeotPar FX RougeotPublié

Le pivot vétéran des Pistons mettra un terme à sa superbe carrière à la fin de saison. Flash-back. Attention, ça décoiffe !

S’il existait, comme aux Oscars hollywoodiens, un match honorifique au All-Star Game NBA, Ben Wallace serait sans conteste le pivot de l’Est le 26 février prochain sur le parquet de l’Amway Center d’Orlando.

Comme Shaq, Yao Ming, Peja Stojakovic ou encore Brandon Roy ces derniers mois, « Big Ben » a décidé de ranger son jersey XXXXL aux vestiaires, à l’issue d’une saison qu’il aura marqué de son empreinte, du haut de ses 37 ans (génération Fish, McDyess, Malik Rose, Kelvin Cato). En battant il y a quelques jours le record de l’ex-Spur Avery Johnson contre… San Antonio du plus grand nombre de matches joués pour un joueur non drafté en NBA (1055 en 16 saisons !), le pivot des Pistons a fini de sceller la légende : de lui à Gerald, en passant évidemment par Sheed, les Wallace sont décidément des joueurs à part, ne serait-ce que sur le plan capillaire.

Si Jeremy Lin avait choisi une autre quinzaine pour démarrer sa carrière NBA, le record de « Big Ben » aurait sans doute trouvé davantage d’écho dans la sphère médiatique US. Qu’importe, le champion NBA 2004 est dans le cœur des amateurs de rebonds défensifs et de blocks bien posés - des deux côtés du parquet. Surtout, sa carrière est un exemple pour les taffeurs de l’ombre, ceux pour qui un 4-22-7 (pts-rbds-blocks) a plus de saveur qu’un vulgaire TD en saison régulière.

On a donc voulu retracer le BIG chemin de croix du natif de White Hall, Alabama, en quelques vidéos propres à faire tourner les talons d’un Kevin Costner dans Bodyguard. N’est pas garde du corps de Shaquille O’Neal qui veut…

 

CHAPTER 1 : LANCERS PAS FRANCS

Qui aime bien châtie bien. Alors, si, comme Corneille, DeSagana Diop s’est senti « seul au monde » le 28 janvier dernier à Charlotte, Ben Wallace s’y connaît aussi en matière de lancers pas francs. Rares sont les joueurs à afficher un meilleur pourcentage aux shoots qu’aux LF en carrière. Avec 47,5% aux FG contre 41,5% derrière la ligne, Big Ben fait partie de cette caste de joueurs (ou pivots, c’est selon), avec Shaq, bien sûr. Une sorte d’anti-Chauncey Billups, en somme.

Deux airballs consécutifs aux LF ? Big Ben l’a fait. Et le bouillant public d’Oakland ne s’est pas fait prier pour célébrer cet « exploit ». Y’a plus d’respect. N’est-ce pas LeBron ?

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=6C5UVufEd3E[/youtube]

Récemment, alors que Tim Duncan et le n°6 de Detroit se livraient un duel de dinosaures en mode « back to the future », les Spurs ont même eu recours au « Hack-a-Ben » pour faire la diff’ dans le finish. Big Ben leur a répondu avec un trois points – on y reviendra, un cocard dans la tête à TD, un 4-8 aux LF dans le money-time et… deux air-balls. Mieux qu’un gimmick de Beenie Man.

 

CHAPTER 2 : BEN ET SES FULGURANCES…

Parce que vous ne verrez pas ça souvent. Un « and one » de Ben Wallace (avec flagrant foul) en contre-attaque – après une steal de point-guard SVP !, c’est presque comme un block de Mugsy Bogues sur Pat Ewing. Ça se savoure…

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Sinon, pour un career-high à 23 points avec des moves à la Monta Ellis, c’est par ici.

 

CHAPTER 3 : EN FAMILLE AU ALL-STAR GAME 2006

Il y avait eu le quatuor flashy des Lakers (Shaq, Kobe, Nick the Quick & Eddie Jones) au All-Star Game de 1998, au Madison. Il y eut celui des Bad Boys 2.0, en 2006, au ASG de Houston. Choisis par les coaches pour compléter le roster à l’Est, Chauncey Billups, RIP Hamilton et les tours Wallace auront eu l’honneur de se retrouver en famille lors du rendez-vous de février, sous les ordres de… Flip Saunders et de son staff. Tayshaun Prince a dû se sentir bien seul dans son canap’ ce soir-là pour mater le match. Ben, lui, a apprécié l’instant, parlant d’un « All-Star Game dont (il) se souviendra pour un bon moment. » Les fans de Motor City aussi.

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CHAPTER 4 : QUAND BIG BEN DEFIE BIG SHAQ DADDY

Ils sont peu nombreux, les 7-footers à avoir tenu tête à Shaq de la grande époque. On pense immédiatement à Hakeem the Dream, élégant cauchemar du n°32 d’Orlando lors des Finales 1995. Et puis il y a le 6-footer Ben Wallace, improbable rempart des années 2000 face au mastodonte de LA puis de Miami. En même temps, quand on mixe la taille de Kevin Durant (2,06 m) et les biceps de Karl Malone

“Again, it was funny how many problems Shaq had against 6’8”, a déclaré un jour Wallace, sur un ton qu’on imagine malicieux.

Allez, pour le plaisir, un goaltending digne d’NBA Jam…

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=3nkgcSW7rY0&feature=related[/youtube]

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