La double stat totalement dingue de l’immense Ben Wallace

La double stat totalement dingue de l’immense Ben Wallace

Le big man des Detroit Pistons Ben Wallace scorait peu mais il a eu un impact que peu de joueurs ont eu. Cette statistique folle en est une énième preuve.

BasketSessionPar BasketSession  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Article

Ben Wallace n’est pas (encore ?) au Hall of Fame. Ce n’est pas loin d’être une très grosse faute de goût. L’ancien intérieur des Detroit Pistons tout simplement l’un des meilleurs défenseurs de l’histoire la NBA.

Et même en disant cela, on ne fait pas honneur à son impact pour cette franchise qui a remporté le titre en 2004. Ceux qui l’ont vu jouer savent et se souviennent. Mais ceux qui n’ont pas eu la chance de le voir jouer ne peuvent imaginer le boulot incroyable qu’il abattait soir après soir face à des monstres à qui il rendait plusieurs centimètres.

Quelques stats totalement folles peuvent néanmoins aider à cerner le phénomène. Ses quatre titres de NBA Defensive Player of the Year devraient suffire à parler pour lui, tellement c’est fort. Mais ce n’était pas tout. Ben Wallace a réalisé des exploits qu’aucun autre joueur NBA n’a approché.

On vous parlait il y a quelques semaines de sa folle série de 21 matches de playoffs d’affilée à au moins 1 interception et 1 contre. Dit comme ça, c’est impressionnant, mais pas forcément parlant. Pour situer, le deuxième s’appelle Hakeem Olajuwon et il s’est arrêté à 13 matches.

Mais il y a plus fort. Big Ben est le seul joueur de l’histoire de la ligue à avoir cumulé plus de contres que de fautes personnelles ET plus d’interceptions que de turnovers pendant toute sa carrière.

Là encore, en première lecture, ça peut ressembler à une stat tirée par les cheveux. Mais elle est en fait très, très impressionnante. Il a empêché plus de paniers de rentrer qu’il n’a offert de paniers quasi-gratuits (bon, pas pour tout le monde et notamment pas pour son vis-à-vis des finales 2004, Shaquille O’Neal pour qui les Les étaient une vraie épreuve). ET il a gagné plus de ballons qu’il n’en a perdus. Certes, on n’était clairement pas sur des usage rates hardeno-kobesques. Mais quand même, c’est monstrueux !

D’autant plus monstrueux qu’on parle d’une carrière entière. Pour un joueur qui a joué jusque 37 ans. Quand on défend sur des gars de dix centimètres de plus ou qu’on arrive en deuxième rideau sur des dragsters, passé un certain âge, ce n’est pas hyper simple de faire des contres et d’éviter les fautes. Mais quand on passe les 32-33 ans, que les cannes et la vivacité déclinent, ça devient très compliqué…

Après la classe historique qui sera introduite cette année, il sera temps de se pencher sur le cas Ben Wallace au Hall of Fame.

Le magnifique Game 5 de Ben Wallace lors des Finales NBA 2004

Afficher les commentaires (0)
Atlantic
Central
Southeast
Pacific
Southwest
Northwest