Les Brooklyn Nets, qu’est-ce que c’est moche

Les Brooklyn Nets ont presque bouclé leur recrutement. La franchise new-yorkaise va encore occuper les fin fonds de la Conférence Est l'an prochain.

BasketSessionPar BasketSession  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Les Brooklyn Nets, qu’est-ce que c’est moche
Mikhaïl Prokhorov, magnat russe propriétaire des Brooklyn Nets, avait un rêve. Une vision. Un plan quinquennal pour mener la franchise new-yorkaise au sommet de la NBA. Après avoir lâché des millions et des millions de dollars en salaires et autres taxes, l’organisation a effectivement une extrémité de la hiérarchie au sein de la ligue. Simplement pas la bonne. Les Nets sont au fond du trou. Sean Marks a été nommé GM et Kenny Atkinson va prendre place sur le banc de touche. Les deux hommes ont la lourde tâche de relever l’équipe. Le genre de mission impossible habituellement confiée à Tom Cruise. Les deux tacticiens ont été formés à la bonne école : Marks a été assistant de Gregg Popovich aux San Antonio Spurs et Atkinson (qui a notamment joué en Pro A) a fréquenté Mike Budenholzer aux Atlanta Hawks. Il y maintenant des personnalités compétentes au sein du staff des Nets. Et c’est déjà une évolution. Brooklyn, c’est un marché attractif. Brooklyn, c’est Jay Z et le flou entre son nouveau rôle d’agent et ses anciennes fonctions au sein de la franchise dont il était propriétaire minoritaire avant d’être contraint de revendre ses parts pour diriger Roc Nation Sports. Le rappeur a essayé de convaincre Kevin Durant, l’un de ses clients, d’au moins considérer une signature aux Nets. Voire même de rencontrer une délégation new-yorkaise. « KD » n’y a même pas prêté attention. Les Nets, en réalité, n’intéressent personne. Et cela se ressent dans leur recrutement. Les dirigeants ont lâché Thaddeus Young pour récupérer Caris Levert le soir de la draft. Ils ensuite signé Jeremy Lin, nouveau visage d’une franchise en quête d’excitation. Les « fans » de Brooklyn ont besoin d’être séduit. Parce qu’eux aussi se font chier. Trevor Booker et Greivis Vasquez sont des joueurs intéressants lorsqu’ils occupent un rôle de sixième ou septième (voire huitième) homme au sein d’une équipe ambitieuse. Luis Scola est rincé. Randy Foye aussi. Joe Harris n’a presque jamais joué en NBA. Anthony Bennett est l’un des plus grands flops de l’histoire. Ce sont pourtant là toutes les recrues des Nets qui avaient pourtant tenté le tout pour le tout en offrant des contrats « piégés » à Tyler Johnson et Allen Crabbe (finalement conservés par leur équipe respective).

Boston peut dire merci

[superquote pos="d"]Grâce aux Nets, les Celtics auront sans doute un autre top pick en 2017[/superquote]Mais comment une franchise aussi déterminée à gagner le titre a pu en arriver là ? C’est tout le travail méticuleux de Prokhorov et de son homme de main Billy King. L’ancien dirigeant des Nets a détruit l’équipe avec un génie insoupçonné. Miser sur des trentenaires en fin de parcours comme Paul Pierce, Kevin Garnett, Jason Terry et Joe Johnson était une mauvaise idée mais le scandale est ailleurs. Pourquoi avoir filer TOUS les tours de draft de la franchise pendant un demi-siècle (au moins) ? Pourquoi avoir donné les droits d’échanger les picks (avec les Hawks en 2015, avec les Celtics en 2017) ? C’est comme si les dirigeants d’Atlanta et de Boston s’étaient amusés à demander un peu plus d’assets sur chaque échange - sur un malentendu ça peut passer - en sentant le désespoir de leurs interlocuteurs. King a flanché sur ces propositions et les Nets se retrouvent désormais sans choix haut placé alors que l’organisation n’est même pas en course pour les playoffs et ne parvient pas non plus à se positionner sur les principaux free agents. Bennett, c’est intrigant (encore un peu). Vasquez, Booker, ce n’est pas mauvais. Mais cette équipe des Brooklyn Nets n’a aucune chance de viser les playoffs, surtout au sein d’une Conférence Est où de plus en plus d’équipe espèrent profiter du niveau homogène des divisions pour accrocher une place dans le top 8. En d’autres termes, les Nets vont offrir un nouveau pick très bien placé aux Boston Celtics en juin prochain. Rien que pour ça, la franchise du Massachusetts sort vainqueur de la Free Agency. - Les Kentucky Wildcats 2014-2015 battraient-ils les Brooklyn Nets version 2016-2017 sur une série de sept matches ? Pour rappel, John Calipari coachait Trey Lyles, Devin Booker, Karl-Anthony Towns, Willie Cauley-Stein, Tyler Ulis, Dakari Johnson, Andrew Harrison ou encore Aaron Harrison à l’époque... - Et du coup, les Philadelphie Sixers de cette saison sont-ils au-dessus des Nets ? Eux au moins ont leur pick en 2017... - Mais est-on sûr que cette équipe des Nets gagne même la Pro A ? - Et sont-ils vraiment plus forts que l’équipe formée par Will Ferrell dans le film « Semi-Pro » ? - Ou la bande de potes de Kevin Hart dans « Think Like A Man ? » - Ou l’équipe U18 du Partisan Belgrade ?  
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