Carmelo Anthony s’est-il fait voler le trophée de ROY ?

Carmelo Anthony s’est-il fait voler le trophée de ROY ?

Sensationnel dès ses débuts en NBA, avec des performances assez inédites, Carmelo Anthony n’a pourtant pas été élu rookie de l’année.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Article

Aujourd’hui, Carmelo Anthony est considéré comme une ancienne superstar et sa carrière laisse un sentiment d’inachevé. Il est évident qu’il a été l’un des meilleurs joueurs de la ligue pendant de nombreuses années. Mais zéro finale à mettre à son actif. Et zéro bague. Un constat cruel que de nombreux passionnés n’oublient pas de pointer du doigt. Mais avant de décevoir par son individualisme forcené, Melo a d’abord été considéré comme l’un des plus grands espoirs du basket à son arrivée en NBA.

Fraîchement auréolé d’un titre universitaire – et oui, il sait mener une équipe au bout ! – et d’un trophée de meilleur joueur du Final Four, le tout pour sa première et unique saison en NCAA, le natif de Brooklyn a été retenu en troisième position lors de la draft 2003. Par les Denver Nuggets. Juste après que les Detroit Pistons aient sélectionné Darko Milicic, une décision encore débattue de nos jours. LeBron James a évidemment été choisi en premier par les Cleveland Cavaliers.

Anthony a donc débuté dans le Colorado. Et il a de suite excellé. C’est simple : il a été élu meilleur rookie du mois à l’Ouest… sans interruption. Toute la saison. Un honneur normalement réservé au joueur ensuite lauréat du ROY. Pas lui. C’est LBJ qui est reparti avec le trophée. Il est donc le seul basketteur de l’Histoire de la NBA à avoir été récompensé tous les mois sans pour autant être élu meilleur débutant de l’année.

S’est-il fait voler ? Les journalistes qui votent ont-ils été trop influencé par la « hype » autour de James ? Déjà, il faut savoir que le King d’Akron a, lui aussi, été nommé meilleur rookie du mois à l’Est à chaque fois. Malgré la concurrence de ses futurs coéquipiers Dwyane Wade ou Chris Bosh. Il est l’un des rares rookies à avoir terminé avec plus de 20 points, 5 rebonds et 5 passes de moyenne. Mais Carmelo Anthony n’était pas en reste. Petite comparaison.

Anthony : 21 points, 6,1 rebonds, 2,8 passes, 42% aux tirs, 32% à trois-points en 36 minutes
James : 20,9 points, 5,5 rebonds, 5,9 passes, 41% aux tirs, 29% à trois-points en 39 minutes.

LeBron James jouait plus mais il prenait moins de rebonds, marquait moins de points et était moins adroit tout en perdant plus de ballons que son ami. Surtout, Anthony a réussi à mener Denver en playoffs en faisant passer les Nuggets de 17 à 43 victoires. Et à l’Ouest en plus ! James a aussi fait sensiblement progresser les Cavaliers, qui ont fait un bond de 17 à 35 succès. Mais sans se qualifier pour le top-8 à l’Est.

Alors, certes, l’effectif de Denver était un peu plus étoffé avec notamment l’arrivée d’Andre Miller à l’intersaison. Tout de même. Melo méritait un peu plus de reconnaissance. Un trophée de co-ROY n’aurait pas été scandaleux.

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