Carmelo Anthony, du rêve au cauchemar

Pendant trois quarts-temps, Carmelo Anthony a été divin avant de plonger mentalement. Melo n'est-il pas un autre de ces losers magnifiques ?

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Carmelo Anthony, du rêve au cauchemar
Un instant suspendu hors du temps. Carmelo Anthony était lancé dans une frénésie offensive dont presque lui seul est capable en NBA. Qu'importent les tentatives des Pacers de le contrecarrer, le franchise player des Knicks ne pouvait pas être stoppé. Un match quasi parfait pour maintenir son équipe en vie sur le parquet de la Bankers Life Fieldhouse (39 pts au final), avant de laisser son collègue Iman Shumpert prendre lui aussi feu et ramener New York à égalité. Puis la panne de courant. Laissé au repos par Mike Woodson au début du 4e quart-temps (une erreur ?), Melo n'a jamais retrouvé le rythme. Pire, il a craqué mentalement au moment où les Knicks avaient le plus besoin de lui. Trois pertes de balle, des échecs répétés au shoot (ses 5 premiers manqués), 4 petits points et un contre traumatisant de Roy Hibbert pour l'empêcher de dunker... Si ses fans retiendront le côté épique de sa prestation avant cette période noire, les autres trouveront anormal qu'un joueur payé 20 millions de dollars la saison manque à ce point de sang froid dans les moments-clés. "On savait tous quel était notre objectif. On veut tous remporter le titre. Malheureusement, notre parcours s'arrête là", s'est contenté de déclarer Carmelo Anthony, évidemment abattu, plutôt que de chercher des explications à cette déconvenue. Car il y en a, et elles ne lui feront sans doute pas plaisir. Attrayants en saison régulière, les Knicks étaient malheureusement voués à l'échec. Si Indiana n'a pas (encore) une star possédant le rayonnement individuel de Melo, Frank Vogel peut en revanche s'appuyer sur un groupe complémentaire et collectivement irréprochable. L'abus de jeu en isolation, les forcings répétés de Melo, JR Smith ou Raymond Felton, en overdose de jumpers, auraient difficilement pu être constatés chez les Pacers et leur capacité à tourner leur jeu vers l'intérieur. Si New York est passé d'une non-participation aux playoffs à une demi-finale de Conférence en trois saisons, Carmelo Anthony va devoir faire son examen de conscience s'il entend emmener les Knicks encore plus haut. Le meilleur scoreur de la saison saura bientôt s'il sera à ranger dans la catégorie des losers magnifiques ou dans celles des légendes aux doigts sertis de bijoux à la fin de sa carrière...
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