Charles Barkley : « Cet enfoiré de Michael marquait à chaque fois qu’il le fallait »

Charles Barkley fête aujourd'hui ses cinquante ans. Et une chose est sûre, l'ancienne gloire NBA n'a rien perdu de son sens de la répartie.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / NEWS
Charles Barkley : « Cet enfoiré de Michael marquait à chaque fois qu’il le fallait »
Si les 50 ans de Michael Jordan ne sont passés inaperçus, l’anniversaire de Charles Barkley, aujourd’hui même, a été nettement moins médiatisé. A cette occasion, Jack McCallum de Sportsillustrated a pris le temps de rencontrer Chuck. Dans une longue interview, Barkley revient sur sa relation avec His Airness, Michael Jeffrey Jordan. Amis de longue date, les deux légendes se sont affrontées dans un choc d’anthologie lors des Finals NBA 93, classées parmi les meilleures finales de l’histoire de la ligue. A travers son franc parler légendaire et ses punchlines bien senties, on sent le respect de Charles Barkley envers Jordan :
« Cette saison là, j’avais une énorme confiance en moi, je savais que personne ne pouvait m’arrêter. Je me disais : je suis le meilleur joueur du monde. Dans le match 1, nous n’arrivions pas à mettre un seul panier et nous avons perdu. Lors du match 2, j’ai inscrit 42 points et Jordan a dû en mettre 48 (en réalité 42 également), je suis rentré chez moi ma fille pleurait. Je lui ai dit : Chérie, ce type est plus fort que moi, je ne suis pas sûr de gagner. Cet enfoiré de Michael marquait à chaque fois qu’il le fallait. »
Malgré les six titres de MJ, pas question pour Charles Barkley d’être jaloux. Enfin, pas tout à fait.
« Ce que je prendrais chez lui ? C’est simple. Ce mec est noir et ce n’est pas le plus bel homme du monde. Pourquoi toutes les femmes pensent qu’il est beau ? Si Michael Jordan était un putain de plombier, il n’aurait aucun rencard. N’importe quel mec qui a 500 millions de dollars est beau. »
Trop gros, trop petit (1,98m et 100 kilos), Charles Barkley a souvent été sous-estimé tout au long de sa jeunesse. Pourtant, l’ancien joueur des Sixers, Suns et Rockets a été élu MVP en 92-93, sélectionné cinq fois dans la première équipe NBA de la saison, membre de la Dream Team à Barcelone et est bien évidemment membre du Hall Of Fame de Springfield. Sir Charles estime faire partie des légendes de son sport :
« Il y a une chose (d’exceptionnelle) dans mon jeu, c’est que je pouvais tout faire tout seul. Je pense que je fais partie des vingt meilleurs joueurs de tous les temps. Regardez Karl Malone : il avait besoin de John Stockton. Moi je n’avais pas besoin de meneur. J’étais meilleur que lui. Malone était très fort mais j’étais meilleur. La chose qu’il faisait mieux que moi c’est marquer des points et pour cela il peut remercier John Stockton. Mais ce n’est pas une pique pour Karl, c’était mon meilleur ami au sein de la Dream Team. Il m’appelait toujours pour chasser des ours ou des lions. Putain on ne peut pas chasser quelque chose qui ne peut pas nous tuer ? » raconte Charles Barkley.
Aujourd’hui consultant pour TNT, Charles Barkley apporte sa touche bien personnelle à l'une des principales chaînes de basket aux Etats-Unis. Dans ses commentaires, il n’hésite pas à épingler les superstars autant que les joueurs méconnus, ni même les médias, l’une de ses principales cibles, quitte à être lui-même au centre des critiques. Son leitmotiv : donner du plaisir aux téléspectateurs, une notion perdue de vue selon lui.
« Je dînais avec Mark Lazarus (membre de la chaîne TNT) et il m’a demandé ce que je pensais de son programme. Je lui ai dit : c’est de la merde, vous n’êtes pas drôle. Les joueurs prennent un tas d’argent et les annonceurs aussi, alors comment le public peut apprécier le spectacle ? Cela devrait être votre objectif. Il m’a demandé si j’étais capable de changer ça alors j’ai signé. Mon rêve est que les gens s’amusent en regardant du basket. J’ai dit des choses stupides mais je pense que le public est plus intelligent que les journalistes de sport et les autres branleurs qui me critiquent. »
Décidément ce bon vieux Charles n’a pas changé avec les années, pourvu que ça dure…
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