Les Chicago Bulls et l’art de la castagne

Les Chicago Bulls n'ont peur de rien. Une mentalité de bagarreurs qui pourraient poser des problèmes aux adversaires de Tom Thibodeau en playoffs.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Les Chicago Bulls et l’art de la castagne
A l’heure où les joueurs ont de moins en moins la place pour laisser exprimer leur frustration et leurs émotions sur le parquet, quelle équipe NBA serait la plus à même de déclencher une bagarre générale ? Le Thunder, les Warriors et les Clippers sont passés maîtres dans l’art des pleurnicheries et des confrontations, plus verbales que physiques il est vrai (et tant mieux). Mais si vous deviez désormais une équipe avec laquelle vous ne souhaiteriez absolument pas vous frittez ? On parie que les Memphis Grizzlies et les Chicago Bulls sont les deux franchises qui viennent en tête pour la plupart d’entre vous. Jeu rugueux, joutes intenses et duels physiques agitent leur quotidien. C’est même devenu une marque de fabrique pour les guerriers de Tom Thibodeau.
[superquote pos="d"]"On vient pour se battre et vous allez le sentir" Taj Gibson[/superquote]« On a peur de personne, personne », prévient d’emblée Taj Gibson à ESPN. « On joue dur. Les gens ne comprennent pas que l’on aime ça. On aime le combat. On ne vient pas pour marquer 150 points. On vient pour se battre et vous allez le sentir les jours suivants (le match). »
Taj Gibson est à l’image de son équipe : c’est un battant. Il n’est pas le plus doué sur le terrain – même si on parle d’un joueur sous-coté indispensable au succès des Bulls – mais il ne lâche jamais rien. Ce constat s’applique également à Joakim Noah mais aussi Jimmy Butler, Kirk Hinrich, etc.

L’envie de détruire l’adversaire

Outre les Chicago Bulls et les Memphis Grizzlies, les Indiana Pacers sont aussi considérés comme une équipe physique aux yeux des observateurs. Enfin, tout dépend du point de vue. Pour les Chicagoans, les Pacers ne sont pas de vrais durs. Taj Gibson considère Roy Hibbert comme un acteur (la preuve en images, ici). Les deux équipes ne s’aiment pas et leurs confrontations sont toujours très animées. Cette nuit encore, Jimmy Butler et David West ont écopé d’une faute technique chacun.
« Taj voulait vraiment gagner ce match », explique Joakim Noah après la victoire des siens face aux Pacers (89-77). « Je l’avais dit juste après le match de vendredi (perdu par les Bulls contre Indiana), j’ai hâte de rejouer de cette équipe. »   « Joakim était en colère cette nuit. Nous étions tous énervés. C’est une rivalité (Pacers-Bulls). Nous sommes dans la même division, nous partageons les mêmes objectifs », poursuit Taj Gibson « Nous voulons tous battre le Heat. »
Au début de la saison, nous avions présenté cette nouvelle « rivalité » entre les Chicago Bulls et les Indiana Pacers. Les deux équipes étaient alors censées se disputer une place en finale de Conférence. C’était avant la blessure de Derrick Rose, avant le début de saison mitigé des hommes de l’Illinois et avant le transfert de Luol Deng. Malgré toutes ces épreuves, les troupes de Tom Thibodeau sont solidement accrochés à la quatrième place de la Conférence Est. Ils ont même l’occasion de retrouver les Pacers… en demi-finale de Conférence.

Les Chicago Bulls, une équipe qui fait peur

Les équipes plutôt tendres de la Conférence Est craignent les Bulls. Qui voudrait se coltiner une série au meilleur des sept manches face à un adversaire aussi physique, doté d’une défense de fer mais aussi d’une passion débordante et d’un cœur énorme ? Chicago fait trembler les gros. Sans Rose, les tuniques rouges ne disposent pas d’une superstar de la trempe de LeBron James ou Paul George. Mais les Pacers comme le Heat savent très bien à quoi s’attendre en cas d’affrontement avec « Chi-Town ».
« Chicago est un adversaire redoutable. Leurs joueurs se donnent toujours à fond, ils vont toujours jouer extrêmement dur. Ils nous obligent toujours à mettre la barre très haut pour gagner », assure Roy Hibbert au Chicago Sun.
Les Chicago Bulls n’ont peut-être pas le talent nécessaire pour atteindre les finales de Conférence cette année (qui sait… ?) mais la franchise a de l’énergie et du courage à revendre. Si les Pacers ou le Heat affrontent les Bulls avant les finales de Conférence, ils pourraient y laisser des plumes. D’ailleurs, si vous deviez citer une franchise capable de malmener les toutes meilleures équipes de la ligue, ne miseriez-vous pas sur les Bulls ?
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