96 BOS
83 CLE

CQFR : KD injouable, Harden et Paul trop seuls

Shaï MamouPar Shaï Mamou Publié

Voici ce qu'il fallait retenir du game 1 de la finale de la Conférence Ouest entre les Houston Rockets et les Golden State Warriors.

Les résultats de la nuit en NBA

Warriors @ Rockets : 119-106

---

- Houston a réussi un départ canon avec un 12-4 qui a contrait Steve Kerr a bousculer son "cinq de la mort". Après 4 minutes de jeu, Kevon Looney a remplacé Andre Iguodala. Le Death Line Up s'est repris un peu plus tard dans le match et tous ses membres, excepté Andre Iguodala (0), ont fini avec un +/- positif.

- Dire que l'attaque des Rockets a tourné autour de James Harden (41 points) et Chris Paul (23 points), c'est un euphémisme. On n'a pas vu la même implication dans le jeu offensif des "seconds couteaux". Harden et CP3 ont marqué plus de la moitié des points de leur équipe cette nuit...

- Clint Capela doit être davantage utilisé. L'implication du Suisse en attaque a été l'une des raisons du succès des Rockets cette saison. Dans ce game 1, il y avait moyen de varier les plaisirs et de lui permettre de finir avec plus que 12 points (6/7).

- Kevin Durant est un garçon déprimant. Clint Capela pouvait difficilement défendre mieux que ça sur cette action.

- Ça a d'ailleurs été un peu ça pendant tout le match. La facilité avec laquelle "KD" a claqué 37 points (14/27) est déconcertante. Sans donner l'impression d'être à fond, le MVP des Finales 2017 a été injouable pour les Rockets. Durant a bien senti qu'il était au-dessus et pouvait finir à 50 points s'il en avait eu l'envie et la possibilité. Lorsque Steve Kerr l'a sorti à deux minutes de la fin du 3e quart-temps, l'ailier All-Star avait l'air interloqué et a regardé plusieurs fois son coach en lui demandant : "Pourquoi ?"

- Draymond Green n'a pas besoin de marquer plus de 5 points pour être monstrueux. Défensivement, le All-Star a rappelé de quoi il était capable avec un paquet de situations a priori défavorables où il s'est arraché ou s'est positionné à merveille pour freiner/stopper/contrarier les offensives des Rockets.

- Il a aussi tenté de stopper l'excellent début de match de James Harden avec une agression gratuite qui lui a valu sa première faute technique de la série après... 68 secondes de jeu.

- Si Stephen Curry (18 points, 1/5 à 3 points) n'est pas encore au meilleur de sa forme, son Splash Bro Klay Thompson (28 pts à 9/18) assure le train-train de la fratrie. A chaque fois que les Rockets ont donné l'impression qu'un comeback était envisageable, Thompson a surgi comme par magie pour planter une banderille ou caler deux-trois paniers consécutifs et tuer l'espoir dans l'oeuf.

- L'une des grosses lacunes des Rockets cette nuit : le replacement défensif. On a souvent vu les Texans en panique pour se repositionner sur leur joueur ou switcher correctement après un panier marqué. Golden State en a profité et a sanctionné.

- Laisser 31 tirs non contestés aux Warriors, c'est aussi dangereux que de laisser James Harden à moins de 20 km d'un strip-club. 23 paniers pour les Warriors sur ces situations.

- Petit pari raté pour Mike D'Antoni : avoir laissé Trevor Ariza sur le terrain en début de 3e quart-temps après sa quatrième faute. Il a reçu la cinquième quelques secondes plus tard...

- Houston doit attendre plus de ses role players. Lorsque les Rockets ont battu les Warriors en saison régulière, c'était avec 30 points de moyenne du duo PJ Tucker-Luc Mbah-a-Moute. 0/9 en cumulé pour les deux hommes cette nuit, avec un seul lancer réussi pour Tucker.

- Parfois, un mauvais geste peut être "vendu" comme involontaire par son auteur s'il garde la poker face. Chris Paul n'a rien masqué du tout sur ce coup de coude sur Kevin Durant. Son visage en dit long.

- On pensait voir Nick Young allumer à 3 points uniquement en cas de garbage time. Swaggy-P nous a fait mentir avec trois bombinettes extérieures qui ont fait du bien aux Warriors dans le premier et le deuxième quart-temps. C'est notamment lui qui a égalisé à 11 secondes de la pause.