CQFR : PG digne d’un MVP, Kawhi gâche le retour de DeRozan

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Paul George a encore une fois été étincelant cette nuit avec 45 points et le panier pour la gagne après deux prolongations. Vous avez dit MVP ?

Fantastique Paul George

Mais quelle saison pour Paul George. Quelle saison ! On le répétera autant de fois que nécessaire et, vu ses performances chaque soir, on est bien parti pour l'écrire encore et encore d'ici avril. L'ailier du Oklahoma City Thunder est au sommet de son art. Et sa prestation cette nuit, contre le Utah Jazz, et l'un de ses chefs d'oeuvre de l'année. 45 points et un game-winner à 0,8 secondes du buzzer pour finalement mener son équipe à la victoire (148-147) après deux prolongations ! "C'est une action incroyable et c'est pour ça qu'il est dans la conversation pour le MVP", notait le coach battu Quin Snyder.

Cette nouvelle sortie sensationnelle est effectivement digne d'un MVP. PG joue comme tel depuis des mois maintenant. Mais ses cartons ne doivent pas pour autant faire oublier ceux de son coéquipier Russell Westbrook. Lui aussi a été excellent cette nuit. Exclu pour six fautes à la fin de la première prolongation, il n'a pas pu enchaîné un douzième triple-double de suite. Mais il était tout proche. 8 passes, quinze rebonds et... 43 points ! Leur duo est vraiment le moteur du Thunder. Jerami Grant (18 pts) et Steven Adams (16 pts, 10 rbds) ont également contribué au succès de leur équipe. En face, Donovan Mitchell a planté 38 points et Rudy Gobert a compilé 26 points et 16 rebonds. Avec cette victoire, OKC continue de talonner Denver. Les deux équipes sont à la lutte pour la deuxième place à l'Ouest.

DeMar DeRozan chaudement accueilli à Toronto

Comme un symbole. Comme un symbole de ce qui s'est passé cet été, Kawhi Leonard, le nouveau boss des Toronto Raptors, a volé le ballon dans les mains de DeMar DeRozan, l'ancien calife exilé aux San Antonio Spurs, à quinze secondes de la fin du match. Il a alors filé vers le panier pour inscrire les deux points qui ont permis aux Canadiens de repasser devant. Les Raptors l'ont finalement emporté au bout du suspense (120-117) pour le premier match de leur ancien franchise player dans l'Ontario sous ses nouvelles couleurs. C'était une soirée spécial. Un grand retour après un transfert qu'il avait vécu comme une trahison.

Le public a réservé à DeRozan un accueil à la hauteur de l'amour qu'il avait pour la franchise. L'arrière All-Star espérait finir sa carrière avec un seul maillot, celui des Raptors. Masai Ujiri, le Président, en a décidé autrement et il a saisi l'opportunité quand Leonard s'est retrouvé disponible sur le marché. Aujourd'hui, sa formation est encore plus forte derrière un Kawhi candidat au MVP. Ce dernier a d'ailleurs inscrit 19 de ses 25 points en seconde mi-temps pour mener Toronto à la victoire cette nuit. DeRozan a terminé avec 23 points et 8 passes pour les Spurs.

Les Raptors, toujours placés mais jamais gagnants avec DD, sont plus que jamais en bonne position pour aller en finale. Ils sont deuxièmes à l'Est mais avec autant de victoires que les Bucks, premiers. Leur effectif est blindé de Pascal Siakam (22 pts cette nuit) à Kyle Lowry (17) en passant par Danny Green (17) ou Jeremy Lin (11). Sans oublier Serge Ibaka ou Marc Gasol.

Bradley Beal, 46 points dans le vent

Lancés dans un sprint final pour arracher une qualification en playoffs, les Washington Wizards ont perdu un match important contre les Charlotte Hornets - un concurrent direct - cette nuit (110-123). Ce n'est pas faute d'avoir essayé pour Bradley Beal. L'arrière All-Star a été monstrueux avec 46 points au compteur, 16 sur 25 aux tirs, 6 rebonds et 7 passes. Mais son équipe était simplement moins talentueuse que celle des Hornets. Parce qu'en face, Kemba Walker (27 pts, 11 pds) était bien épaulé par Nicolas Batum (20 pts, 8 rbds, 5 pds) ou le rookie Miles Bridges (14 pts). Charlotte est toujours septième à l'Est tandis que Washington occupe ma onzième place.

Wesley Matthews mène le comeback des Pacers

Privés de Victor Oladipo, les Indiana Pacers ne baissent pas le pied pour autant. Ils s'accrochent au wagon de tête de leur Conférence et vont lutter jusqu'au bout pour finir sur le podium. Pour ça, il faut éviter les défaites contre les adversaires plus faibles - ce qu'ils ont parfaitement réussi depuis le début de la saison. Secoués par les New Orleans Pelicans cette nuit, ils ont tout de même fini par l'emporter (126-111). Ils ont pourtant été menés de 20 points en première période. Un écart ramené à 13 juste avant la pause suite à un trois-points de Wesley Matthews. Le nouvel arrivant, qui disputait là son troisième match avec sa nouvelle équipe, a continué sur sa lancée au retour des vestiaires. Il a inscrit 15 de ses 24 points dans le troisième quart temps et Indiana est repassé devant avant de prendre le large pour l'emporter assez facilement.

Joakim Noah, comme au bon vieux temps

Il fut une époque où Joakim Noah était l'un des meilleurs pivots de la ligue, si ce n'est le meilleur. Cette époque peut paraître bien lointaine pour ceux qui ont commencé à suivre la NBA que récemment. Mais elle est réelle. C'est tout de même un ancien All-Star et un ancien DPOY. Sa fin de carrière a déraillé depuis suite à de nombreuses blessures. Entre autres. Mais depuis qu'il a signé aux Memphis Grizzlies, "Jooks" revit. Il a livré son meilleur match avec sa nouvelle équipe cette nuit. 22 points et 11 rebonds en sortie de banc. Les Los Angeles Clippers, engagés dans la course aux playoffs, l'ont tout de même emporté grâce aux 30 points d'un autre intérieur remplaçant, Montrezl Harrell.