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De’Aaron Fox, le meilleur sophomore NBA

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Excellent depuis le début de la saison, De’Aaron Fox est le nouveau patron d’une équipe séduisante et surprenante des Sacramento Kings.

Luka Doncic, le prodige de la draft 2018, a encore régalé cette nuit. 28 points, 6 rebonds et 9 passes. Une nouvelle superbe prestation du Slovène, rookie sur lequel les Sacramento Kings ont fait l’impasse en juin dernier, et ce apparemment au regret du coach Dave Joerger. Mais il ne faut pas oublier que ce match, une affiche déjà importante dans la course aux playoffs à l’Ouest, n’a pas été gagné par les Dallas Mavericks. Ce sont bien les Californiens qui l’ont emporté. Sous l’impulsion de De’Aaron Fox, lui aussi auteur de 28 points. Si Doncic est le joyau de l’actuelle promotion de débutants, Fox est lui la pépite de la cuvée précédente. Il est tout simplement le meilleur sophomore en NBA actuellement.

Donovan Mitchell reste le meilleur marqueur de sa classe de draft (encore 20,9 points) mais il stagne individuellement et ses pourcentages d’adresse sont en baisse. D’autant plus que le bilan collectif du Jazz est décevant jusqu’à présent. Jayson Tatum peine un peu à confirmer même s’il est devenu la deuxième option offensive des Celtics. Ben Simmons fait des statistiques mais il connait des hauts et des bas. Il est peut-être désormais le troisième meilleur joueur de son équipe. Mention spéciale à Kyle Kuzma, lieutenant de LeBron James qui pointe à 18,1 points par match. Et surtout une pensée pour John Collins, brillant depuis son retour de blessure (18,5 points et 9,3 rebonds).

Mais Collins joue pour une équipe d’Atlanta en perdition. Fox, pendant ce temps, s’est affirmé comme le chef d’orchestre de Kings toujours bien accrochés dans le grand huit de la Conférence Est alors que la franchise a disputé plus du tiers de la saison. C’est une sacrée (belle) surprise. Il est clairement le patron de cette formation. La première option offensive, à la création évidemment mais aussi au scoring. Car il fait les deux. Passeur et finisseur. Le jeune homme pointe ainsi à 18,5 points et 7,5 caviars par rencontre depuis le coup d’envoi de la saison.

De’Aaron Fox est une version dérivée de John Wall – la connexion Kentucky – en plus… fraîche. Plus amusante et plus sympathique. Plus jeune, aussi. Sauf que lui convertit déjà 39% de ses tentatives à trois-points, un pourcentage jamais atteint par la star des Washington Wizards. Son profil de meneur extrêmement véloce colle parfaitement au basket pratiqué par les Kings. Il est même le moteur du système. Pour jouer vite, Joerger a besoin de son maestro à la baguette. Plus qu’un leader, il incarne donc l’avenir de son organisation. Vlade Divac a fait marrer tout le monde (nous y compris) en déclarant cet été qu’il disposait d’une « jeune super team ». Mais l’idée n’est pas complètement débile. En revanche, à l’époque, nous avions du mal à décerner qui serait la pièce centrale de cette équipe prometteuse. Il n’y a désormais plus le moindre doute.

C’est Fox. Il y a déjà quelques bons éléments pour construire autour de lui. Marvin Bagley III, par exemple. Même s’il souffre de la comparaison avec Doncic, l’intérieur passé par Duke a une allure de pivot small ball – les Kings le font malheureusement jouer ailier-fort alors qu’ils sont catastrophiques quand il joue à ce poste et nettement plus efficaces les rares fois où ils le mettent en cinq – capable de former un duo fantastique sur pick-and-roll avec le meneur. Buddy Hield est lui le shooteur idéal pour compléter le backcourt. Bogdan Bogdanovic est un deuxième playmaker intéressant. Il y a vraiment de la matière.

En attendant, De’Aaron Fox est déjà l’un des meilleurs meneurs à l’Ouest (derrière les cadors du poste tout de même). Aussi un candidat au MIP. Mais surtout la vraie satisfaction des Kings et ce quelle que soit l’issue de la saison.