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Donovan Mitchell va mieux, le Jazz aussi

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

En-deçà des attentes particulièrement élevées depuis le début de la saison, Donovan Mitchell a haussé son niveau de jeu depuis quelques matches.

Donovan Mitchell était tellement fort lors de sa saison rookie. Tellement vite. Peut-être même trop fort, ou en tout cas trop vite. Le treizième choix de la draft n’est pas sorti de Louisville, son ancienne faculté, avec le statut de future star NBA. Il s’est pourtant imposé comme la première option offensive d’une séduisante équipe du Jazz dès sa première saison dans la ligue. Avec plus de 20 points par match. Il n’a pas été élu ROY mais ses prestations ont suscité l’excitation. La promesse d’un avenir brillant pour la franchise de Salt Lake City, finalement éliminé au second tour des playoffs un an après avoir perdu son seul All-Star, Gordon Hayward, et son deuxième meilleur marqueur, George Hill.

Surnommé « Spider », Mitchell constituait le nouvel espoir. Mais ses cartons ont peut-être parfois été un peu trop sortis de leur contexte. Si le Jazz se reposait beaucoup sur sa capacité à marquer des paniers, il profitait pleinement du système de Quin Snyder avec de nombreux vétérans autour de lui pour lui faciliter la tâche. Pour passer un cap, il faut maintenant qu’il étoffe son jeu. C’est ce qui était attendu. Et le sophomore a déçu depuis le début de la saison. Il a alterné le bon et le nettement moins bon. Avec quelques sorties catastrophiques et même quatorze rencontres de suite à moins de vingt points !

Le Jazz, à la peine, a longtemps squatté l’avant-dernière place de la Conférence Ouest sans jamais vraiment perdre contact avec le top huit. Et c’est justement au réveil de sa jeune star que l’organisation reprend sa marche en avant. Parce que le combo guard de 22 ans est en forme actuellement. Il vient d’ailleurs d’être fraîchement élu joueur de la semaine. C’est encore lui qui a fait la différence cette nuit. Il a inscrit 28 points contre les Detroit Pistons pour mener Utah à une cinquième victoires en six matches.

Donovan Mitchell a été particulièrement brillant lors de ces six rencontres en question. Il n’est pas descendu une seule fois sous la barre des 26 points. Avec même trois sorties de suite à 33 points ou plus. Il affiche 30 points, 47% aux tirs, 47% à trois-points, 4,5 rebonds et 5 passes de moyenne sur la période. Alors qu’est-ce qui a changé ? Il a déjà plus de responsabilités offensives. Ricky Rubio s’est blessé il y a une semaine et l’absence du meneur espagnol – ainsi que des remplaçants Dante Exum et Raul Neto – a poussé Snyder à laisser Mitchell dicter le jeu. Il en a profité pour distribuer un peu plus de caviars que d’habitude (6 passes sur les quatre derniers matches) mais aussi pour se mettre lui-même en rythme. Il a plus souvent la gonfle entre ses mains. Plus de dribbles pour se lancer.

Ses belles performances complètent celles de Rudy Gobert, monstrueux aux rebonds en ce moment. Le pivot français tourne à 13,3 points et 16,5 rebonds sur les six derniers matches. Et le Jazz, qui monte en puissance, a repris la huitième place à l’Ouest aux Lakers. La preuve que quand Donovan Mitchell va, tout va dans l’Utah.