Draft NBA : Les 10 plus gros steals de l’histoire

A quelques heures d'une Draft au cours de laquelle les franchises tenteront toutes de réaliser la meilleure affaire possible, voici notre Top 10 des plus gros steals de l'histoire.

Yann LachendrowieczPar Yann Lachendrowiecz  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Draft NBA : Les 10 plus gros steals de l’histoire

10 - Bill Laimbeer (#65)

Bill Laimbeer n’est certainement pas le joueur le plus sexy que la NBA ait connu. Il n’empêche qu’il fut l’un des symboles de la culture de la grande époque des « Bad Boys » des Pistons. Défenseur coriace et rebondeur acharné, l’intérieur sorti tout droit de la fac de Notre-Dame avait pourtant échappé à tous les radars à la Draft 1979. Alors que les Lakers misent leur first pick sur Magic Johnson, celui qui va devenir le joueur le plus « though » et le plus détesté de toute la ligue va lui devoir attendre que Cleveland se décide à abandonner son 65ème pick pour s’attacher ses services. Des Cavaliers qui l'enverront s'aguerrir en Italie avant de l'expédier à Detroit avec qui il réalisera le doublé en 1989-1990. Appelé quatre fois pour le All-Star Game, il deviendra le 19ème joueur dans l’histoire à atteindre les 10 000 points et 10 000 rebonds en carrière avant de voir son numéro 40 être retiré par les Pistons.  

9 – Rajon Rondo (#21)

Talent précoce et membre influent de l'équipe des Celtics version "Big Three", Rajon Rondo s'est rapidement affirmé comme l'un des meneurs les plus doués de sa génération. L'ancien pensionnaire de Kentucky a toutefois dû patienter jusqu'au 21ème pick pour entendre David Stern prononcer son nom. Sélectionné par les Suns, il n'entre pas dans les plans de Phoenix qui l'envoient finalement à Boston où il obtiendra ses galons de All-Star ainsi que deux nominations dans All-Defensive First Team. De quoi donner quelques regrets aux Suns qui ont manqué l'occasion d'associer ce passeur hors pair à un autre génie du jeu, Steve Nash.  

8 – Shawn Kemp (#17)

Véritable machine à highlights lors de ses plus belles années sous les couleurs des Sonics (RIP), Shawn Kemp aura marqué une génération entière par son jeu ultra-spectaculaire qui lui a permis de décrocher six sélections pour le match des étoiles. Et si la suite de la carrière du « Rain Man » fut moins glorieuse pour le 17ème choix de la Draft 1989, difficile aujourd’hui d’imaginer comment seize franchises ont pu passer à côté d’un tel talent…  

7 – Michael Jordan (#3)

Plus de trente ans plus tard, Portland se mord certainement encore les doigts d’avoir préféré Sam Bowie à celui qui allait devenir le GOAT. Car si les Rockets ont finalement réalisé le doublé en 1994 et 1995 dans le sillage de leur first pick, Hakeem Olajuwon, l’Oregon attend toujours un titre que « Sa Majesté » offrira à six reprises aux Bulls après deux « Three-Peat » historiques. Et s'il est difficile de considérer un troisième choix comme un "Draft Steal" (d'autant plus que les Blazers avaient déjà Clyde Drexler comme jeune prospect sur le même poste), il ne fait désormais aucun doute que les Bulls ont réalisé la meilleure affaire de l'histoire de la Draft en ce soir du 19 juin 1984.  

6 – Tony Parker (#28)

Les Spurs ont décidément du flair quand il s’agit de dénicher des talents cachés. Après avoir sélectionné Stephen Jackson en 1997 (#42) et après avoir réalisé l'un des plus gros steals de l'histoire en sélectionnant Manu Ginobili en 57ème position lors de la Draft 1999, les dirigeants texans ont confirmé leur capacité  à réaliser de gros coups en 2001. Le nouveau pari tenté par San Antonio ? Tony Parker, choisi en 28ème position lors d’une cérémonie tristement célèbre pour avoir propulsé l’obscur Kwame Brown au rang de numéro 1 de Draft. Et si le Wizard est depuis devenu l’un des plus gros flops de l’histoire, « TP » peut quant à lui se féliciter d’une carrière des plus accomplies. Sous la protection de Gregg Popovich, le meneur des Bleus a franchi les étapes les unes après les autres pour s’imposer comme un membre indispensable de la formation texane avec laquelle il soulèvera le trophée Larry O’Brien à quatre reprises. Un rêve américain à la française pour le meneur du PSG Racing devenu All-Star NBA et MVP des finales. Sans doute le meilleur des exemples à suivre pour nos jeunes « frenchies » qui se présenteront à la Draft dans la nuit de jeudi à vendredi.  

5 – Dennis Rodman (#27)

Qui aurait cru que Dennis Rodman deviendrait l’une des légendes du basket des 90’s et le meilleur rebondeur de tous les temps ? Certainement pas les Pistons qui ont pourtant fait le choix de miser sur cet intérieur à la formation inaccomplie, issue d’une Université de seconde zone. Finalement sélectionné au deuxième tour d’une Draft 1986 plutôt faiblarde, « The Worm » se révèlera au sein des rugueux « Bad Boys » de Detroit comme l’un des meilleurs défenseurs de tous les temps à son poste. Elu meilleur défenseur de l’année en 1990 et 1991, le joueur aux teintures capillaires improbables dominera la ligue au rebond pendant sept saisons consécutives entre 1992 et 1997 avant de mettre un terme à sa carrière avec cinq bagues de champions enfilées à son doigt.

4 – Karl Malone (#13)

Il était sans doute écrit que Karl Malone et John Stockton allaient former l’un des tandems les plus mythiques de toute l’histoire de la grande ligue. Il aura toutefois fallu un petit coup de pouce du destin pour que le prospect de Louisiana Tech rejoigne son acolyte au sein de la cité mormone. Persuadé d’être choisi en 8ème position par les Mavericks, Karl Malone était allé jusqu’à louer un appartement à Dallas avant même de connaître le dénouement de la Draft 1985. Finalement, les Mavs sélectionneront l’Allemand Detlef Schrempf, futur finaliste NBA avec les Sonics, laissant ainsi au Jazz l’opportunité de sélectionner celui qui allait devenir le plus grand ailier fort de tous les temps. Auréolé de deux trophées de MVP, d’un statut de deuxième meilleur marqueur « All-time » et d’une médaille d’or olympique au J.O. de Barcelone, le « MailMan » ne remportera jamais de titre NBA malgré trois finales à son actif.  

3- Steve Nash (#15)

Si John Stockton reste intouchable d’un point de vue statistique, Steve Nash n’avait pas grand-chose à envier au Hall of Famer en termes de talent. Incroyable shooteur et passeur de génie, le Canadien est pourtant arrivé en NBA par la petite porte. Ce sont les Suns, intrigués par les qualités du meneur de la fac de Santa Clara, élu joueur de l’année de la Conférence de la Côte Ouest avant de faire le grand saut chez les professionnels. Sélectionné par Phoenix en 15ème position de la Draft 1996, juste derrière Kobe Bryant et Predrag Stojakovic, il connaîtra ses plus belles heures de gloire dans l'Arizona où il s'emparera de deux titres de MVP que personne ne lui aurait prédit à son arrivée dans chez les professionnels.  

2- John Stockton (#16)

Détenteur du record inégalable d’offrandes (15 806) et de celui d’interceptions réalisées en carrière (3265), John Stockton, meneur blanc au physique frêle, n’était pourtant pas prédestiné à une carrière aussi exceptionnelle. Sélectionné en 16ème position de la prestigieuse Draft 1984 (Hakeem Olajuwon, Michael Jordan, Charles Barkley, Alvin Robertson, Kevin Willis), le futur Hall of Famer a su déjouer tous les pronostics qui lui prédisaient une carrière sans relief au sein de la grande ligue. Membre de la légendaire Dream Team qui a ébloui les Jeux Olympiques de Barcelone en 1992, il atteindra à deux reprises les finales NBA aux côtés de son fidèle compagnon de route, Karl Malone, avec qui il forma l’un des duos les plus prolifiques de l’histoire pendant près de deux décennies.

1 – Kobe Bryant (#13)

Troisième meilleur marqueur de tous les temps, Kobe Bryant est sans conteste le plus grand steal de toute l’histoire de la grande ligue. Snobé par 12 franchises lors de la Draft 1996 avant d’être choisi par les Charlotte Hornets, celui qui deviendra plus tard le « Black Mamba » sera finalement envoyé aux Lakers en échange de Vlade Divac. Une aubaine pour la franchise de L.A. qui verra le phénomène décrocher 16 sélections au All-Star Game et cinq titres de champion NBA sous la tunique poupre et or. Comme une revanche pour cet acharné de travail obsédé par le besoin de donner tort à ceux qui oseraient un jour douter de lui.   BONUS Rashard Lewis (Draft 1998 #32) Paul Millsap (Draft 2006 #47) Gilbert Arenas (Draft 2001 #31) Draymond Green (Draft 2012 #35) Joe Dumars (Draft 1985 #18) Marc Gasol (Draft 2007 #48)
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