Draymond Green est redevenu le facteur X

Les Warriors sont en train de (re)devenir monstrueux et Draymond Green y est pour beaucoup.

Théophile HaumesserPar Théophile Haumesser  | Publié

Pendant un moment, un court moment, on s’est demandé si cette saison ne serait pas celle qui mettrait les nerfs et la solidité des Golden State Warriors à rude épreuve. Avec la lassitude d’enchaîner autant de matches avec le même groupe et la pression constante qui fait de chaque victoire un non événement et de chaque broutille un appât à buzz irrésistible pour la presse, quelques failles commençaient à se faire voir. Entre la mésentente supposée entre Kevin Durant et Draymond Green et l’intégration à venir de DeMarcus Cousins, on se disait que la fin de saison des « deubelyou » pourrait se corser. On se trompait…

Non seulement les Warriors sont en train d’exploser leurs propres standards d’efficacité offensive, mais en plus DeMarcus Cousins est en train de se fondre sans le moindre problème dans le moule confectionné par Steve Kerr et Draymond Green a retrouvé tout son impact dans le jeu. Une partie des questions qui entouraient Golden State concernait justement leur ailier à tout faire. Moins en forme physiquement, moins percutant en défense et en attaque, on commençait sérieusement à se demander si ses meilleures années n’étaient pas déjà derrière lui. Or depuis quelques semaines, il a largement remonté la pente.

Son efficacité offensive et son adresse aux tirs restent décevantes, mais il compense largement tout cela en animant le jeu de façon magistrale. Sur les dix derniers matches (les Warriors sont actuellement sur une série de 11 victoires de suite), il tourne ainsi à 6,5 points et 8 rebonds de moyenne, mais surtout à 8,9 passes pour seulement 1,7 balle perdue !

« Je ne l’avais jamais vu jouer aussi bien », s’extasie Steve Kerr.

« Son ratio passes décisives/balles perdues est spectaculaire, c’est quasiment du jamais vu. Mais il n’y a pas que les passes décisives, il y a aussi la façon dont il pousse systématiquement le tempo et la pression constante qu’il exerce sur les défenses adverses. »

Dans une équipe aussi gâtée en scoreurs d’élite et en playmakers, Draymond Green joue plus que jamais son rôle de facilitateur et le résultat est effrayant pour le reste de la ligue ! Stephen Curry joue à un niveau de MVP, Kevin Durant pourrait scorer même s’il était en pleine crise de narcolepsie et DMC retrouve match après match toujours plus de mordant. Du coup, Draymond peut se « contenter » de briller dans l’ombre.

« Avec Draymond, tu ne peux jamais te contenter de regarder ses stats », explique DeMarcus Cousins.

« Ce n'est pas là qu’on peut voir ce qu’il apporte, donc ce que vous prenez en compte vous (les médias et les fans) pour déterminer s’il a fait ou non un bon match et ce que nous, ses coéquipiers, regardons sont deux choses très différentes.

C’est sûr que certaines de ses stats semblent folles sur le papier, mais ce qui est important c’est tout le reste de ce qu’il fait aussi pour nous. »

Condescendance mise à part, DMC n’a pas tort et ce renouveau de Draymond Green pourrait bien marquer la fin des espoirs du reste de la ligue toute entière...

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