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Enes Kanter : troll et fier de l’être !

BasketSessionPar BasketSession Publié

Quand on sait qu'Enes Kanter reçoit régulièrement des menaces de mort en raison de ses prises de positions sur la Turquie, on comprend qu'il ne se laisse pas intimider sur twitter.

Quand il n'est pas en train de jouer au basket ou d'organiser des camps gratuits aux quatre coins de l'Oklahoma, Enes Kanter s'est fait une spécialité de troller dans tous les sens sur les réseaux sociaux. Interviewé par Royce Young d'ESPN, il est revenu sur sa passion pour foutre le bordel sur la toile, ses embrouilles avec LeBron James ou Kevin Durant et sa situation vis à vis de la Turquie.

Un entretien drôle et passionnant qui prouve une fois encore qu'Enes Kanter ne manque pas de substance. Morceaux choisis :

Enes Kanter au sujet de LeBron James

« Ça date de mon premier match contre lui sous le maillot des Knicks. Il a dit avant le match qu’on aurait dû drafter Dennis Smith Jr. Je ne suis pas le seul à avoir trouvé que c’était un manque de respect pour Frank (Nitlikina) et on s’est même posé avec lui pour lui en parler, on lui a dit ‘‘Hé, il faut que tu défendes mec’’.

Quand j’étais sur le terrain, ils ont commencé à se pousser l’un l’autre. Je me suis dit ‘‘C’est un gamin de 19 ans face à un mec de 130 kg, ce n’est pas juste’’. Donc je m’en suis mêlé et on s’est retrouvé face à face à faire un peu de trash-talking. Après le match, je l’ai appelé la ‘‘reine’’ ou la ‘‘princesse’’, un truc comme ça. »

Mais je serais prêt à tout pour le déconcentrer. Les gens me demandent si ça marche. Non, ça ne marche pas, mais j’essaie. »

Sur son talent de troll sur twitter

« Les autres joueurs adorent ça. Ils viennent me voir et ils me disent ‘‘On adore ton twitter game. Continue à troller, continue de faire ce que tu fais’’. Je trouve ça marrant. Quand tu fais ce genre de trucs, la ligue déteste ça, mais les fans en raffolent. »

Enes Kanter sur les Warriors

« Je n’ai pas de problème avec les Warriors, ils n’ont rien fait d’illégal. Mais regarde ce qui était arrivé avec Chris Paul, quand la ligue ne l’avait pas laissé rejoindre les Lakers. Aujourd’hui, j’ai le sentiment qu’ils ont un peu tué la ligue parce que la plupart des gens disent ‘‘Pas besoin de regarder les matches, de toute façon Golden State va gagner’’. »

‪Adam Silver has agreed to a Mid Level Extension with the Golden State, league sources tell ME. 💣😂‬

Une publication partagée par Enes Kanter (@eneskanter11) le

Sur la fois où il a fait croire qu’il allait rejoindre les Bucks

« J’étais en train de rentrer chez moi en Uber un soir et je m’ennuyais alors j’ai posté l’emoji d’un daim et je l’ai effacé exprès cinq minutes plus tard. Tout le monde s’est mis à en parler. Je me suis dit ‘‘C’est dingue, c’est en train de devenir viral’’.

C’est bien de déboussoler un peu les médias. Parce que je savais très bien que je n’allais pas rejoindre les Wilwaukee Bucks. Ce sont les Milwaukee Bucks. A moins qu’ils ne te donnent un paquet d’argent, tu ne quittes pas New York pour Milwaukee. »

A propos de Kevin Durant

« Bien sûr il y avait embrouille avec Westbrook quand il est revenu à OKC. Mais au bout du compte, je comprends que tout ça est une affaire de business. […] Le problème quand il a quitté le Thunder, c’est la façon dont il l’a fait. Je ne pense pas qu’il pourra un jour avoir le respect qu’il espère à cause de ça. »

Au sujet de sa situation par rapport à la Turquie

« Je n’ai pas peur parce que je sais qu’il ne peuvent rien me faire ici, aux Etats-Unis. Mais n’importe où ailleurs… J’avais un camp de basket au Canada que j’ai dû annuler et je devais aller en Norvège pour participer à un colloque sur la liberté et là aussi j’ai dû renoncer. N’importe où en dehors des Etats-Unis, ça peut être dangereux. Je ne peux pas vivre ma vie en devant paranoïaque à force de penser à tout ce qui pourrait m’arriver. Je me promène à Times Square et je me balade dans New York. Si ça arrive, si quelque chose doit arriver, ça arrivera. »

Sur ce qui se passerait s’il devait retourner en Turquie

« Ce serait la dernière fois que vous entendriez parler d’Enes Kanter. […] Ils ne pourraient pas me mettre un pistolet sur la tempe et me tuer, parce qu’ils devraient faire face à énormément de critiques, mais ils trouveraient un moyen. Ils feraient passer ça pour un accident de voiture. Ou peut-être qu’ils m’empoisonneraient, quelque chose comme ça. […]

J’aime toujours mon pays, mon drapeau et mon peuple. Le problème que j’ai concerne le régime qui est en place et le gouvernement. Je n’ai aucun problème avec mon pays en lui-même. J’adorerais pouvoir y retourner. »