Quelle équipe de France pour l’Euro 2017 ?

L'heure de l'Euro 2017 approche et il est temps de faire une petite revue d'effectif. Avec Nando, Evan et Rudy comme patrons.

N.SPar N.S | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Quelle équipe de France pour l’Euro 2017 ?
  Tony Parker, Mike Gelebale et Flo Pietrus à la retraite, Nicolas Batum qui va manquer sa première campagne depuis 2009, c’est une équipe de France new look qui va aborder l’Euro Basket cet été. Mais qui envoyer pour tenter de reproduire l’aventure de 2013 qui a amenée au titre ? Voici un premier aperçu des potentiels 12 guerriers de Vincent Collet

Meneurs

  Thomas Heurtel : Difficile d’exister dans l’ombre du meilleur basketteur français de tous les temps. Ce crédo, Thomas Heurtel l’a appris depuis ses débuts avec les Bleus en 2013. Depuis l’ancien Palois a bien grandi et c’est désormais lui le point guard titulaire. Maintenant que TP est à la retraite, Heurtel n’a plus ce rôle de « faire reposer Tony » et ses performances n’ont jamais été aussi bonnes que lorsque Parker n’était pas présent, preuve en est lors du Mondial 2014 et contre les USA aux JO l’an dernier. À 28 ans, le meneur de l’Anadolu Efes Istanbul sort de sa meilleure saison en carrière, récompensé par un titre de joueur du mois en Euroleague au mois de Février. Avec peut-être un ralliement vers la NBA la saison prochaine ? Stats : 13,2 pts, 5,8 passes à 47% en Euroleague à L’Anadolu Efes Istanbul   Antoine Diot : Antoine nous doit une revanche, lui qui a un peu « merdé » ses JO, cantonné à un rôle nettement plus restreint que lors des campagnes précédentes. Issu de la même génération que Thomas Heurtel, les deux devraient se partager la mène, comme cela a été le cas au Mondial 2014 en Espagne, avec le succès que l’on connaît. Depuis deux ans à Valence, il évolue dans le meilleur championnat national possible hors NBA et Euroleague, d’où son évolution dans le jeu. Toujours aussi clutch malgré une adresse limite (41,9%), Vincent Collet en a fait l’un de ses soldats et n’a jamais hésité à l’envoyer au charbon quand tout allait mal. Stats : 8,5 pts, 4,1 passes à 41,9% en Liga ACB/ Eurocup à Valence  

Arrières/ ailiers

  Nando De Colo : Le fiasco des Jeux Olympiques était dû en partie à cette question sur leadership entre Parker, Batum et le MVP de l’Euroleague. Sans l’ailier des Hornets cet été, aucun doute à avoir, ce sera bien lui le boss de Bleus. Son statut en Europe n’est plus à faire, et il est encore meilleur au CKSA cette année (20 pts de moyenne en Euroleague). Français le plus régulier depuis deux ans en EDF, il a maintenant les clés de la maison et on peut s’attendre à de gros cartons de sa part, d’autant plus qu’il laissera la création à Heurtel et Diot. Stats : 20 pts, 4 passes à 53,6%, 46,3% à 3 points au CSKA Moscou   Evan Fournier : C’est le dossier le plus épineux de cette sélection. Évincé l’an dernier des Jeux alors qu’il négociait un nouveau deal, Evan Fournier s’est senti trahi et il n’est pas le premier à pâtir du manque de communication entre Vincent Collet et les joueurs. Les deux protagonistes ne se sont d’ailleurs toujours pas parlés et on se demande dans quel état d’esprit ils sont à l’aube de cette compétition européenne. Quoi qu’il en soit, une solution doit être rapidement trouvée, Evan est bien trop important pour le présent et l’avenir de l’équipe de France. Encore une fois meilleur marqueur Français de la saison NBA, son absence marquerait une vraie cassure entre lui et la sélection. Mais on ne compte évidemment pas là-dessus et on espère que les deux parties mettront les choses à plat pour repartir de l’avant. Stats : 17,3 pts, 3,1 passes à 44% au Magic d’Orlando   Edwin Jackson : Retraité international depuis sa non sélection pour l’Euro 2015, Edwin Jackson avait été appelé par Vincent Collet l’an dernier « pour faire le nombre » lors de la préparation. Pourtant il n’a toujours pas officiellement fait volte face de ce choix d’arrêter la sélection. Mais quand on voit la saison incroyable qu’il réalise en Espagne et les nombreux arrêts ou forfaits en EDF, comment ne pas imaginer Edwin à l’Euro ? Sa dernière campagne en 2014, malgré un temps de jeu restreint, avait été plus que satisfaisante, notamment lors du match de poule face à la Serbie. Meilleur marqueur de la Liga ACB, c’est le meilleur moment pour faire son comeback avec les Bleus. Stats : 22,4 pts, 3 passes à 51,2% en Liga ACB avec l’Estudiantes Madrid   Rodrigue Beaubois : Proche de rejoindre les Dallas Mavericks l’été dernier, Rodrigue Beaubois a préféré la carte espagnole à Vitoria. Un choix judicieux puisqu’il réalise, malgré une blessure, une saison très correcte que ce soit en Liga ou en Euroleague où il a sensiblement les mêmes stats. Seulement, sa relation avec les Bleus n’a jamais été facile. Souvent pris dans le groupe élargi, il ne compte pas une seule sélection, la faute à des pépins physiques la plupart du temps ! Une aberration compte tenu de son talent (on parle d’un gars qui a planté 40 pions lors d’un match NBA). Sa fragilité reste un problème mais s’il est en pleine possession de ses moyens, Vincent Collet, qui l’a côtoyé l’an dernier à Strasbourg, ne pourra pas se passer de lui. Stats : 11,5pts, 1,6 passes à 45% en Euroleague avec Vitoria   Timothé Luwawu-Cabarrot : Ils étaient peu à penser au cours de la saison que Timothé Luwawu-Cabarrot serait le meilleur joueur des Sixers en cette fin de saison. Peu utilisé lors des premiers mois, il s’impose aujourd’hui comme l’un des membres importants de l’effectif. Sur les sept derniers matches, l’ancien d’Antibes tourne à 16,2 pts en 35 minutes ! Ok, les Sixers ne jouent plus rien depuis longtemps mais c’est quand même un signe fort de Brett Brown pour la saison prochaine. Athlétique et avec un QI basket très élevé, TLC pourrait apporter du peps sur quelques minutes cet été, un peu à la manière d’un Edwin Jackson en 2014 ou d’un Evan Fournier en début de carrière internationale. Un premier contact avec l’EDF lui permettrait également de faire un bond dans sa progression. Stats : 6,1 pts, 2,1 rebonds, 1 passes à 39%  

Intérieurs/Pivots

  Rudy Gobert : Viendra, viendra pas, le refrain semble le même que l’an dernier lors des Jeux Olympiques. Détenteur du plus gros salaire à l’année pour un sportif français, Rudy Gobert doit encore discuter avec le Jazz pour savoir s’il est judicieux de faire l’Euro. En course pour être défenseur de l’année et au vu de l’investissement d’Utah il y a quelques mois, il est clairement envisageable de voir Rudy faire l’impasse sur l’équipe nationale cet été si Utah le souhaite. S’il est là en revanche, il aura une grosse revanche à prendre sur les JO et montrer une nouvelle fois à l’Europe qu’il est l’un des pivots les plus dominants de la planète. Stats : 14 pts, 12,8 rebonds et 2,7 contres à 66,4% avec le Jazz d’Utah   Boris Diaw : Le capitaine ne veut pas encore entendre parler de retraite. Comme Tony Parker avant lui, Boris Diaw est amoureux de l’équipe de France. Mais à 35 ans (il les aura le 17 avril), Babac est certainement dans sa dernière campagne, la prochaine échéance étant la Coupe du Monde 2019. Il aura alors 37 ans et sans doute qu’il aura tiré un trait sur l’EDF. Profitons donc des dernières minutes d’un monument du basket Français, qui va profiter de son immense expérience internationale pour pousser les jeunes pousses et ramener une nouvelle médaille (titre ?) au sport hexagonal. Stats : 4,6 pts, 2,6 rebonds et 2,2 passes avec le Jazz d’Utah   Joffrey Lauvergne : Année compliquée pour Joffrey Lauvergne, baladé entre trois franchises en l’espace de six mois. Free agent cet été, il a néanmoins assuré qu’il serait présent au rassemblement des Bleus. Pile électrique, le néo Bull pourrait basculer au poste 4, son vrai spot de prédilection selon les forces en présence dans l’effectif tricolore. Il lui faut maintenant trouver un certain équilibre en club mais nul doute qu’il est affamé et on peut attendre une grosse campagne de sa part. Stats : 5,5 pts et 3,6 rebonds avec le Thunder d’OKC et les Chicago Bulls   Kevin Seraphin : Mister K va t-il retrouver l’équipe de France cet été ? Avec les absences conjuguées de Ian Mahinmi et Alexis Ajinça, Kevin Seraphin pourrait faire son grand retour avec les Bleus pour cet Euro. L’intéressé a en tout cas déclaré avoir très envie de retrouver ce maillot qu’il n’a plus porté depuis les JO de Londres en 2012. Avec Rudy Gobert, nous aurions là deux véritables postes 5, une première depuis bien longtemps. Reste maintenant à discuter avec le sélectionneur et savoir quel rôle Seraphin pourrait avoir dans cette rotation. Mais clairement, ses bonnes mains seraient un plus indéniable pour ramener un résultat. Stats : 4,4 pts et 2,9 rebonds en 11 minutes avec les Indiana Pacers   Kim Tillie : Soldat de Vincent Collet depuis des années, Kim Tillie a obtenu un plus grand rôle lors du TQO et des JO l’année dernière. Auteur d’une saison solide en Euroleague, le coéquipier de Rodrigue Beaubois devrait jouer sa place avec Adrien Moerman, un peu comme au moment de choisir les 12 pour Rio. Avec ses performances de l’an dernier, il part avec un temps d’avance sur l’ancien joueur du CSP Limoges. Stats : 7 pts et 3,6 rebonds en 19 minutes avec Vitoria en Euroleague  
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