6th Man : Eric Gordon nous a bien bluffé

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Chaque mois, BasketSession fait le point sur la course aux différents Awards. Zoom sur notre 6th Man Of The Year provisoire.

6th Man Of The Year :

1. Eric Gordon (Houston Rockets)
2. Lou Williams (Los Angeles Lakers)
3. Wilson Chandler (Denver Nuggets)
4. Zach Randolph (Memphis Grizzlies)
5. Patty Mills (San Antonio Spurs)

Cela peut-être troublant mais Eric Gordon est le meilleur coéquipier de James Harden aux Houston Rockets depuis… la première saison de Dwight Howard, la seule où il a été vraiment performant sous la tunique de la franchise texane. Autrement dit, voilà deux ans que le barbu – candidat au MVP – n’avait pas eu un side-kick aussi fort que Gordon, qui lui-même n’avait pas été aussi bon depuis son départ des Los Angeles Clippers.

Le joueur de 28 ans n’était pas destiné à sortir du banc. Il était même titulaire 217 fois sur les 221 matches qu’il a disputé avec les New Orleans Pelicans avant de faire ses valises pour le Texas l’été dernier. Mais, quand on le voit dynamiser l’attaque des Rockets à chaque fois qu’il met les pieds sur le parquet, on se dit que Gordon était finalement taillé pour le rôle.

Il réalise tout simplement l’une des plus belles saisons d’une carrière pour l’instant marquée par des blessures à répétition. Il n’a jamais manqué moins de 18 matches sur une saison mais il a déjà pris part à toutes les rencontres des Rockets sauf une. Il n’avait plus marqué autant de points par match (17,6) depuis sa dernière année aux Clippers (à l’exception de 9 petits matches à son arrivée aux Pelicans) quand il était le lieutenant d’un Blake Griffin rookie et émergeait alors à 22 ppg.

La résurrection de l’arrière mérite d’être récompensée. Son impact aux Rockets est supérieur à celui de n’importe quel autre remplaçant dans cette ligue. Gordon assure le relais d’Harden avec brio, alternant pénétrations, shoots extérieurs et création pour maintenir Houston dans le rythme quand la superstar se repose sur le banc. Il est aussi le complément idéal de son leader grâce à sa capacité à évoluer sans la gonfle. A l’heure actuelle, seul Stephen Curry a inscrit plus de paniers primés que lui cette saison (116 à 42% de réussite).

Lou Williams et Wilson Chandler ont eux aussi brillé au scoring en sortant du banc mais ils n’ont pas la même influence que Gordon sur les résultats de leur équipe. Car si les Rockets sont solidement installés à la troisième place de la Conférence Ouest, c’est aussi grâce à la renaissance de son super-sub.