117 CHA
119 MEM
112 ORL
97 PHI
140 BOS
133 WAS
102 HOU
93 LAC
129 MIN
114 SAS
120 LAL
94 GSW
106 POR
114 TOR

EuroBasket Preview : on vous spoile la compétition

BasketSessionPar BasketSession Publié

Alors que l’EuroBasket 2017 débute à 19h pour l’équipe de France, on a décidé de vous spoiler la compétition plus salement qu’un épisode de Game of Thrones. Ou presque. Preview

L’Espagne peut-elle perdre cet EuroBasket 2017 ? Pau Gasol sera-t-il MVP ou se fera-t-il griller la politesse par Kristaps Porzingis ou Nando de Colo ? Que fera l’équipe de France ? Vous attendez la saison 2017 de l’EuroBasket encore plus fébrilement que la 8 de Game of Thrones ? Voici notre preview. Attention, risque de spoilage…

Le vainqueur de l'EuroBasket 2017

  1. Espagne : Probabilité 67%
  2. France : 17%
  3. Serbie 16%

C’est toujours aussi douloureux à dire, mais nos rivaux espagnols sont les très larges favoris de cette compétition. SPOILER ALERT : si vous n’avez pas vu les derniers épisodes de Game of Thrones, passez à la catégorie suivante. Le titre espagnol, on s’y attend encore plus que la scène de humm humm entre Daenerys Targaryen et Jon Snow. Avec toutes les défections - un carnage pire que les Noces Pourpres - qui ont touché la plupart des sélections, y compris la Roja, la marge des Ibères sur les autres nations semble encore plus grande. Bref, comme les White Walkers, on ne voit pas trop comment ils peuvent être battus et comment Pau Gasol ne pourrait pas choper un dernier titre et l’Espagne peut-être bien devenir la plus grosse dynastie de l’histoire de l’EuroBasket.

A moins que… Après tout, il y a forcément des chances pour que ces foutus marcheurs blancs se fassent démonter dans la saison 8, alors on peut toujours espérer. En l’absence notamment de Milos Teodosic ou de Nemanja Bjelica, la Serbie, emmenée par Bogdan Bogdanovic, a impressionné en préparation et reste toujours un adversaire dangereux. De leur côté, malgré quelques difficultés en défense au début de la prépa, les Bleus semblent sur une belle dynamique et vivent l’après-Tony Parker plutôt bien. Notre backcourt est l’un des tout meilleurs de la compétition (allez, le meilleur), on a des extérieurs très scoreur (Evan Fournier, Edwin Jackson) ou fort défenseur (Axel Toupane), de la taille et du talent dans la peinture (Joffrey Lauvergne, Kevin Séraphin, Vincent Poirier, …), le tout chapeauté par le Mestre Boris Diaw qui a tout vu tout vécu et qui fera profiter de son savoir les Young Guns de la team. Bref, la Serbie et l’équipe de France sont très clairement des prétendants au podium, voire plus.

Alors, on kifferait bien que l’Espagne se fasse friendzone par le trophée comme Jorah Mormont par Khaleesi. Qui au passage à un sacré handle.

Le MVP de cet EuroBasket 2017

  1. Gasol (nous demandez pas lequel) : 41%
  2. Porzingis : 36%
  3. Gasol (l'autre) : 23%

Pour son dernier Euro, Pau Gasol donne un 4ème titre à l’Espagne en 5 compétitions et s’assied définitivement sur le trône du meilleur Européen de l’histoire : la belle histoire a un sale arrière-goût pour les fans des Bleus ou même pour ceux de Drazen Petrovic, déjà choqués lors des dernières compétitions quand le grand quotidien sportif de référence en France et d’autres expliquaient qu’elles allaient déterminer qui de TP ou de Gasol serait le numéro 1 all-time. Bref, l’histoire ne serait pas forcément belle pour tout le monde, mais elle est probable. Le scénario bis n’est pas forcément mieux. Si Pau Gasol arrive un peu moins bien physiquement (37 piges quand même), y a de fortes chances que le frangin soit, lui, difficilement arrêtable...

A moins que Porzingis (ou de Colo, mais on ne l’a pas placé exprès pour ne pas lui porter l’oeil, chut, restons scred…) ne vienne redistribuer les cartes. On se tâte encore. Dans le pire des cas, Porzingod sera le Dirk de 2001. Il portera son équipe très très loin, mais se contentera d’une belle place dans le 5 du tournoi. Dans le meilleur des cas, il sera le Dirk de 2005. Ce qui permettrait que le titre de MVP ne revienne pas dans les mains d'un Espagnol. De quoi nous le rendre encore plus sympathique.

Le meilleur scoreur de cet EuroBasket 2017

  1. Bogdanovic (nous demandez pas lequel) : 41%
  2. Porzingis : 31%
  3. Bogdanovic (l'autre) : 28%

Presqu’aussi dur de choisir entre Bogdan et Bojan pour mener au scoring que de trancher entre Pau et Marc pour gagner le MVP. Ou Kim et Khloé pour planter une carrière de joueur (oui Khloé paraît plus forte comme ça, mais quelqu’un sait où est passé Kris Humphries ?).

Les mecs qui vont le plus manquer pendant cet Euro

Aussi séduisants et athlétiques que les Dorniennes, ils ont encore moins résisté à la cascade de forfaits qu’Ellaria Sand et sa fille quand elles ont croisé Cersei. Ca nous attriste, mais on ne les verra pas et ils vont bien nous manquer.

  1. Giannis Antetokounmpo : 55%
  2. Milos Teodosic : 29%
  3. Sergio Llull : 16%

...

  1. Rudy F.
  2. Tipic

Giannis Antetokounmpo devait éclabousser l’Euro de son talent. Il devait donner une toute autre dimension à la Grèce. Et si Milos Teodosic est forcément très important dans le collectif serbe, les joueurs restants sont suffisamment solides pour que l’équipe conserve ses chances de podium. Idem avec Sergio Llull, joueur monstrueux, mais dont l’absence pourra être compensée. Alors que celle du Greek Freak… Quoique, avec la Grèce...

L'équipe qui va niquer notre prévision de podium

Les blessures et les périodes de transition chez certaines sélections peuvent créer pas mal de surprises. Un de nos trois favoris se fera griller la politesse.

  1. La Croatie : 42%
  2. La Lettonie : 31%
  3. La Grèce : 27%

Les Croates et les Lettons ont des armadas de bonhommes capables de gêner n’importe quel favori de la compétition, et de s’incruster si un des trois gros faiblit. Quant à la Grèce, ils ont pris l’habitude de nous casser les couilles.

Bien évidemment, nos capacités pronosticatoires (ouais, on n’est pas trop sûr là) étant ce qu’elles sont, on aura l’air con dans quelques jours quand la Lituanie arborera une médaille. Mais fallait bien trancher.

L’équipe qui va nous faire chier en poule

  1. La Slovénie 66%
  2. La Grèce 24%
  3. La Finlande 10%

Il va falloir être sérieux dès ce soir contre la Finlande et défendre dur dès le premier match de la compétition sous peine de se manger une belle volée de trois-points dans la tronche. Une fois le premier match gagné, le reste devrait rouler jusqu’à la dernière rencontre face à la Slovénie, sorte de finale du groupe. Idéal pour se mettre en jambes avant les matches couperets. A moins de sortir la calculette et d’essayer d’éviter les Espagnols… pas le style de Vincent Collet. Quant à la Grèce, ils ont pris l’habitude de nous casser les couilles.

L’équipe mauvaise fin de soirée

  1. La Croatie 43%
  2. La Slovénie 30 %
  3. La Lettonie 27 %

Il y a toujours un moment au début de la compétition où pour jouer l’expert, on mise sur un outsider. Ce moment, pour nous, c’est pas plus tard que maintenant, cf. “l’équipe qui va niquer notre podium”. La Croatie, c’est cette soirée où tu te dis que tu vas tout miser dessus quitte à y laisser des plumes niveau thune. Au final, après un bon apéro, tu rentres chez toi à 0h30, après t’être fait recaler de boîte en début de soirée. Attention à ne pas continuer la soirée à tout prix avec la Slovénie et la Lettonie, Doncic n’a même pas l’âge de faire l’apéro.

Le joueur qui se fera plus refouler en soirée qu’à l’Euro

  1. Dario Saric : 51%
  2. Luka Doncic (a-t-il même l’âge ?) : 27%
  3. Kristaps Porzingis, le roi de la recale : 22%

Dario Saric est habitué à faire des ravages dans les défenses. Mais en soirée, c’est moins sûr que la dégaine moustache-cheveux-mi-longs fasse autant de dégâts. Bon, lui au moins, il aura la chance de tester les boîtes d’Helsinki. Pas comme Luka Doncic, bien parti pour se faire recaler par les videurs soir après soir. Enfin, en matière de recalage, Kristaps Porzingis est déjà presque aussi chaud que balle en main.

Après ce taffage acharné, il a eu droit de la part de la demoiselle à un post Instagram bien plus tranchant qu'une dague en acier valyrien :

« Kristaps qui ? Est-ce que tu es en train de dormir tranquillement, Kristaps Porzingis ? »

@kporzee who?😜 Spavaš li mirno Porzingis Kristapsu?

Une publication partagée par Ines Nikić (@ines_nikic) le

L’équipe qui prendra les branlées les plus mémorables

  1. Grande Bretagne : 48%
  2. Islande : 28%
  3. Roumanie : 24%

Dans une compétition, il y a toujours cette équipe sympathique, très motivée dans le premier quart-temps mais qui finit par se prendre une vraie rouste. Match après match. Le genre de team qui brille plus pendant la troisième mi-temps, en fait. Les Roumains et les Islandais vont se faire déchirer sur les parquets mais ils profiteront peut-être des bars finlandais. Quant aux Anglais, pas sûrs qu’il aient de meilleurs résultats sur la scène européenne qu’en foot. Ils voulaient le Brexit ? Ils l’auront !

Le moment où on croisera les Espagnols

  1. Demi-finale : 59%
  2. Finale : 27%
  3. Quart : 14%

On ne va pas se mentir, on est moyennement serein quand on affronte l’Espagne dans un match couperet. Y a-t-il un meilleur moment pour la jouer ? On aurait tendance à dire que plus tard on les joue, mieux c’est. Certes, mais si on veut l’or ? Depuis, l’Euro 2007 et leur douloureuse défaite contre la Russie, la Roja a toujours soigné ses finales. C’est peut-être plus simple de les surprendre plus tôt. Comme à l’EuroBasket 2013. Quoique, l’expérience brésilienne des Bleus constitue un solide contre-argument.

Bref, c’est donc toujours un foutu casse-tête. Après plusieurs années à avoir été réticent à faire des calculs, mais à en avoir parfois été victimes, Vincent Collet a légèrement évolué ces derniers temps. Mais c’était avec la grande EdF. Avec une équipe neuve, qui doit accumuler de l’expérience ensemble, peut-on se permettre de (et voudra-t-il) calculer pour éviter telle ou telle équipe ? Car finir premier du groupe A signifie se manger l’Espagne en demie si elle finit également en tête de son groupe.

Pour info, on se jouera en :

  • quart : si une des deux équipes finit 1 et l’autre 3 ; ou 2 et 4
  • demie : 1 et 1 ; 2 et 2 ; 3 et 3 ; 4 et 4
  • finale : 1 et 2 ; 1 et 4 ; 2 et 3 ; 3 et 4

Du coup, ça sent bon un affrontement en demie tout ça. Même si Vincent Collet pourrait par exemple attendre le résultat d’Espagne-Croatie. En cas de victoire espagnole, les Bleus pourraient connaître le lendemain un petit relâchement contre la Slovénie, comme de par hasard, histoire de finir 2ème du groupe A.

Le joueur frustré par sa saison NBA qui va se venger à l’Euro

  1. Valanciunas : 41%
  2. Gasol : 37%
  3. Sergio Rodriguez : 22%

Stars en Europe, ils ont été très moyens (ou même pire) durant la saison NBA. Du coup, vu qu’il leur reste des gifles en stock, ils vont les mettre à leurs adversaires lors de cet EuroBasket 2017. A ce jeu-là, vu la saison horrible qui s’annonce pour lui, il faut faire jouer Valanciunas 40 minutes et tu finis champion.

Les vrais champions de cet Euro - la grande nation qui va se vautrer :

Comme d'habitude, Andrea Bargnani est blessé. Danilo Gallinari aussi, mais lui c'est en cognant un Hollandais dans un match supposément amical (Blake Griffin aurait pu lui dire qu'on peut se faire mal quand on veut jouer les chauds mais qu'on ne sait pas frapper correctement). Luigi Datome était à la rue pendant la prépa. Alors ça ne sent pas très bon pour l'Italie qui semble, encore plus que la Russie, être un bon candidat pour le Trophée de l'ancienne gloire du basket européen qui va se gameller. En tout cas, ils ont des bonnes têtes de vainqueurs :

A moins que tout ça ne soit une énorme feinte de Maître Messina...

Le joueur qui va plus scorer en soirée qu’à l’Euro

Y a une palanquée de beaux gosses dans cet EuroBasket 2017. Mais ceux-là ont l’air sacrément chauds pour les soirées arrosées et devraient être de sacrés concurrents pour les fiers représentants de la presse française qui sont pourtant pas les derniers quand il s’agit d’aller taquiner en soirée.

1. Mindaugas Kuzminskas, hummmmmmm

2. Yotam Halperin : On sait pas si c’est les yeux ou le marteau, mais difficile de dire non

3. Stéphane Ostrowski, qu’a quand même bien vieilli

Crédit photos : FIBA