L’énorme exploit défensif qui a permis le shoot culte de Kawhi Leonard

L’énorme exploit défensif qui a permis le shoot culte de Kawhi Leonard

Sans une séquence défensive irréelle des Toronto Raptors quelques instants plus tôt, le tir mythique de Kawhi Leonard face aux Sixers n’aurait pas existé.

BasketSessionPar BasketSession  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

Tout le monde se souvient du shoot culte de Kawhi Leonard dans le Game 7 face aux Phialdelphia Sixers. Mais les trois séquences défensives des Toronto Raptors quelques instants plus tôt ont été tout aussi folles et décisives.

Il y a un an, les Raptors remportaient le titre NBA en venant à bout des Golden State Warriors au terme de playoffs magnifiques. Des playoffs qui auraient pu s’arrêter au deuxième tour pour Toronto. A 90-90 dans l’ultime manche, Kawhi rentrait au buzzer un shoot qui rejoignait au Panthéon le Junior Sky Hook de Magic, les tirs contre Utah ou Cleveland de Jordan ou encore le 3-pts de Ray Allen.

Un tir d’autant plus légendaire que c’est le seul buzzer beater à avoir décidé du résultat d’un Game 7 dans l’histoire des playoffs NBA. Et que personne n’oubliera jamais l’éternité pendant laquelle la balle a rebondi sur le cercle avant de choisir d’envoyer les Toronto Raptors en finale de conférence.

Ce dont on se souvient un peu moins, et qu’il ne faudrait pas oublier, sont les instants qui précèdent. Et plus exactement cette séquence de deux minutes, avant de rentrer dans la dernière minute du match. J.J. Redick venait de ramener les Philadelphia Sxers à 85-85 sur une action à trois-points. Et après un tir longue distance manqué de Serge Ibaka, l’équipe canadienne a sorti deux minutes de défense vraiment hardcore. Deux minutes sans lesquelles ce tir culte n’aurait sans doute pas existé.

Les Toronto Raptors étaient clairement une défense impressionnante l’an dernier. C’est d’ailleurs grâce à elle qu’ils annihileraient Giannis Antetokounmpo et les Bucks au tour suivant. Et lors de ce Game 7, elle a littéralement empêché les Sixers de scorer de 3’13 avant la fin à 59 secondes du terme.

Mais on ne parle pas là d’une bonne défense qui pousse ses adversaires à prendre des tirs un peu plus compliqués qu’ils ne rentrent pas. Non. En contestant les passes, les déplacements, en étant très forts sur les rotations et les aides, Toronto a poussé trois fois de suite Philly à une violation des 24 secondes ! Ou presque.

Sur la première séquence, alors que Joel Embiid récupère difficilement la balle démarqué, le closeout de Serge Ibaka l’empêche de tirer et le pousse à aller au cercle où il se mange un Marc Gasol venu le récupérer après un switch. Obligé de faire une passe tellement compliquée qu’elle laisse le temps à Pascal Siakam d’arrivée en même temps que le ballon dans les appuis de Butler alors qu’il reste quelques dixièmes de secondes sur la possession. Balle perdue en même temps que retentit la fin des 24 secondes.

Sur la deuxième, Jimmy Butler ne trouve pas de solution et se retrouve à prendre un tir impossible et contré alors que le temps de la possession est écoulé.

Sur la dernière, la sirène des 24 secondes ne retentira pas. Mais c’est tout comme. Ben Simmons trouve Butler dans l’aile. Kawhi Leonard est littéralement dans ses appuis. Pascal Siakam coupe la ligne de passe sur Tobias Harris, alors que Kyle Lowry et Marc Gasol gèrent parfaitement le double stagger (double écrans) des Sixers qui ne parviennent donc pas à libérer Redick. Embiid hérite de la balle et galère à la transmettre à Tobias Harris.

Comme sur les séquences précédentes, cette contestation des passes et des déplacements, cette dureté sur l’homme, font gagner aux Raptors de précieuses secondes. Il reste moins de cinq secondes quand Harris reçoit la balle, dans un secteur surchargé. Pris à deux dans l’aile et loin de la ligne des trois-points alors qu’il reste à peine trois secondes de possession, il est poussé à s’en débarrasser, comme il peut. Kyle Lowry a parfaitement lu et anticipé la passe et l’intercepte.

Alors ce n’est pas à proprement parler une troisième shot clock violation puisqu’il restait une seconde au moment du steal, mais c’est tout comme.

3 (ou 2,99) shot clock violations provoquées consécutivement à ce moment-là d’un Game 7, c’est presque aussi dingue et inédit que le tir qui a suivi et scellé le match. Un moment défensif culte qu’il ne faudra pas oublier quand on se remémorera ce match décidément exceptionnel.

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