111 ORL
109 SAS
109 CHA
106 DET
111 HOU
102 IND
107 MEM
106 UTA
116 MIN
137 WAS
127 OKC
119 PHI
100 GSW
105 BOS
99 LAL
97 SAC

La France domine la Grèce : 5 points à retenir de ce succès

Damien Da SilvaPar Damien Da SilvaPublié

Après une défaite inaugurale face à la Finlande jeudi, l’équipe de France s’est parfaitement reprise face à la Grèce (97-85). Séduisants, les Bleus ont régalé avec des individualités, mais aussi un collectif, à la hauteur de l’événement.

On a eu peur, mais la France a bien réagi contre la Grèce (95-87) lors de cette 2e journée de l’Eurobasket 2017. Après une première défaite face à la Finlande jeudi, les Bleus ont longtemps dominé cette rencontre de la tête et des épaules en récitant un basket collectif presque parfait. Mais comme toujours, il ne faut jamais enterrer les Grecs, qui ont donné quelques sueurs froides aux supporters tricolores dans les derniers instants... Mais l’essentiel reste assuré avec ce succès. Et quelques enseignements sont à retenir de cette partie.

Fournier, taille patron !

Il avait déjà été à la hauteur de l’événement contre la Finlande malgré la défaite de la France, et Evan Fournier a encore été excellent ce samedi. Dès le début de la partie, l’arrière de l’Orlando Magic a donné le ton en inscrivant notamment 9 points de suite. Par la suite, le Tricolore a toujours répondu présent avec des paniers très importants marqués à des moments chauds, comme son trois points à très longue distance sur la tête de Thanasis Antetokounmpo. Bien évidemment, on va retenir ses 21 points sur cette partie, car cette productivité a permis aux Bleus de l’emporter. Mais plus qu’un leader offensif, Fournier se comporte également en patron dans cette équipe.

Car encore plus que ses points, c’est son attitude qui doit être retenue. Irréprochable dans son engagement cet été avec les Bleus malgré sa déception connue l’an dernier (non retenu pour les JO de Rio), le joueur de 24 ans assume totalement ses responsabilités. Que ce soit dans son « body langage » ou avec du « trash-talking », Fournier affiche une image de guerrier et entraîne dans son sillage ses partenaires. On le sent vraiment investi d’une mission sur ce tournoi, le natif de Saint-Maurice veut se faire définitivement sa place en sélection et il est très bien parti pour atteindre son objectif. Le tout en permettant à la France de l’emporter...

Un nouveau record pour Lauvergne

Mais Fournier n’a pas été le seul joueur des Bleus à être brillant ce samedi. Si Nando De Colo ou encore Thomas Heurtel ont été bons sur certaines séquences, l’autre Français qui a été dominant, c’est Joffrey Lauvergne. Quel chantier pour l’intérieur dans la raquette ! Tout comme Fournier, le pivot a donné le ton dès le début de la partie en martyrisant la défense grecque dans le premier quart-temps : 11 points à 5/5 aux tirs. Sur la lancée de son excellente préparation, le joueur de 25 ans a continué de mener la vie dure à ses adversaires par la suite avec un apport offensif énorme, tout en étant très actif aux rebonds.

Le résultat ? Un double-double convaincant (21 points, 11 rebonds) et surtout un record de points pour lui en équipe de France (précédent record à 20 pts). Dans un secteur intérieur orphelin de Rudy Gobert, le nouveau joueur des San Antonio Spurs s’impose comme le véritable pilier de Vincent Collet dans la peinture. Et pour la suite du tournoi, la sélection tricolore aura bien besoin de lui face à des pays fournis à l’intérieur...

Labeyrie le supersub, Westermann a aussi fait du bien

Si les cadres de l’équipe de France ont donc été bons, certains remplaçants ont littéralement crevé l’écran ! Comme en préparation, Louis Labeyrie a été omniprésent. Grâce à son gros volume de jeu des deux côtés du terrain, l’intérieur français est, comme lors du premier match face à la Finlande, devenu la première option de Vincent Collet en sortie de banc dans ce secteur de jeu. Généreux dans ses efforts, il se bat sur tous les ballons et fait énormément de bien aux Bleus par son agressivité. Sur cette partie, il a cumulé 8 points et 3 rebonds. Un apport précieux pour les Tricolores.

Dans le même temps, si Thomas Heurtel s’est bien repris après la pause, le meneur de jeu avait été contraint de sortir en première période en raison de fautes rapides. Logiquement, Collet a donc lancé Leo Westermann dans le match. Et même si son apport n’est pas forcément visible dans les statistiques (2 points, 4 passes décisives), le jeune talent de 25 ans a permis de fluidifier le jeu des Bleus et a activement participé aux très bonnes périodes françaises. Avec lui aux commandes, la France joue collectivement très bien...

Un collectif qui fait enfin plaisir !

C’est peut-être le point le plus intéressant à retenir. Un jeu fluide, le ballon en mouvement, des caviars distribués, de bons écrans... L’équipe de France a véritablement récité son basket pendant les trois premiers quart-temps. En effet, à l’exception des 12 dernières minutes très tendues, les Bleus ont récité un basket particulièrement propre face aux Grecs.

Avec Nando De Colo, Evan Fournier, Thomas Heurtel et Leo Westermann à la création, les Bleus proposent un jeu offensif séduisant grâce également aux bonnes mains des intérieurs. Avec des relais précieux de la part de Boris Diaw (4 passes décisives) à l’intérieur, la gonfle a bien circulé sans trop de déchet. Un vrai motif de satisfaction pour Vincent Collet et son staff car le visage affiché par les Français sur les 36 premières minutes peut laisser espérer une belle compétition.

La Grèce n’est vraiment jamais morte...

Mais voilà, si on doit souligner les trois premiers quart-temps réussis par les Bleus, on se trouve également dans l’obligation de noter (et d’admirer) l’abnégation des Grecs. Encore une fois, cette équipe a prouvé qu’il ne fallait jamais l’enterrer ! Pourtant menée de 18 points à l’entame du 3ème quart-temps, la Grèce, portée par un énorme Georgios Printezis, a enchaîné les tirs à longue distance pour passer un 12-0 aux Bleus !

De retour à 6 points de la France, la sélection dirigée par Kostas Missas n’a heureusement pas complété son come-back en raison notamment d’un tir à longue distance salvateur de De Colo. En revenant de cette manière, les Grecs ont cependant évité une défaite historique face aux Français. En effet, dans toute l’histoire, la Grèce n’a jamais perdu de plus de 9 points (8 ce samedi) face à la France, c’est dire le niveau de cette grande nation du basket.

Bonus : Thanasis Antetokounmpo est un trampoline humain !!!

Giannis Antetokounmpo forfait pour cet Eurobasket 2017, le grand frère Thanasis s’occupe de faire briller le nom de la famille. En sortie de banc, l’ailier a été très précieux la Grèce grâce à son activité impressionnante. 12 points, 6 rebonds et 2 contres, il a réalisé un véritable show ce samedi avec notamment cette claquette dunk surpuissante sur la tête d’Edwin Jackson.