La France surclasse l’Islande : 5 points à retenir de ce succès

Après la victoire face à la Grèce samedi, l’équipe de France a confirmé ce dimanche contre l’Islande (115-79). Un large succès qui n’a pas été si simple malgré les bonnes performances de Nando De Colo et Louis Labeyrie.

Damien Da SilvaPar Damien Da Silva | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
La France surclasse l’Islande : 5 points à retenir de ce succès
Le succès de la France contre la Grèce samedi avait été plutôt rassurant, ce n’est pas forcément le cas de la victoire acquise ce dimanche contre l’Islande (115-79) lors de cette 3ème journée de l’Eurobasket 2017. Même si les Bleus ont finalement largement dominé les Islandais, on s’attendait à une démonstration collective plus impressionnante pour les hommes de Vincent Collet, qui ont affiché (encore une fois) de grosses lacunes défensives. Sur ce match, les enseignements à retenir sont nombreux. Les remplaçants ont été à la hauteur, Edwin Jackson se distingue Avant même le début de la rencontre, on savait que Vincent Collet allait profiter de cette rencontre pour faire tourner son effectif. Permettant à ses cadres de se reposer, le sélectionneur de l’équipe de France a fait jouer la totalité de son groupe ce dimanche et tous les joueurs français ont marqué. Alors qu’Antoine Diot a réussi ses débuts dans cette compétition (6 points, 4 passes décisives), Vincent Poirier (10 points, 4 rebonds, 3 contres), Axel Toupane (10 points, 3 rebonds) en ont profité pour se mettre en action. Et que dire de Kévin Séraphin et Edwin Jackson ? Face à des Islandais dépassés, les deux hommes se sont tout simplement régalés en attaque. Auteurs tous les deux de 14 points, ils ont réalisé de grosses séquences offensives. Une mention particulière pour Jackson, qui a été parfaitement altruiste sur certaines actions, tout en étant fidèle à son caractère d'attaquant avec un gros coup de chaud à l’occasion du 3ème quart-temps. En sortie de banc, il peut clairement avoir un apport intéressant surtout quand il se démène de cette façon en défense (+35 en différentiel, le meilleur du match). Labeyrie, le « game-changer » des Bleus en sortie de banc En trois matches durant cet Eurobasket, on a tout de même la forte impression de nous répéter concernant Louis Labeyrie. Préféré à Kim Tillie pour participer à cette compétition, l’intérieur se montre à la hauteur de la confiance du sélectionneur Vincent Collet. Comme lors des deux premières rencontres de ce tournoi, il a été la première option du coach tricolore pour sa rotation à l’intérieur... et on comprend pourquoi ! Alors que les Bleus manquaient clairement d’énergie, notamment en défense, sur le début de la partie, l’entrée de Labeyrie a été déterminante. Avec son gros volume de jeu, le pivot apporte une énergie folle à l’équipe et se démultiplie sur le terrain : points, rebonds, contres. Même s’il n’a pas réglé tous les problèmes des Français, il a au moins montré la voie à ses coéquipiers et son apport est indiscutable. 9 points, 5 rebonds, 2 passes décisives, 2 contres pour un différentiel de +22, c’est excellent ! De Colo, leader offensif tout terrain Si le 5 majeur de l’équipe de France n’a pas forcément rendu une excellente copie sur ce match, avec notamment des oublis défensifs très inquiétants, le leader Nando De Colo n’a pas déçu. Contrairement à Evan Fournier, qui a été plutôt discret sur ses minutes passées sur le terrain, le meneur a totalement assumé son rôle de leader offensif de cette équipe. Dès le début de match, il a pris ses responsabilités en affichant notamment une belle adresse à l’extérieur. Outre son apport au scoring (16 points), le joueur du CSKA Moscou a parfaitement géré le jeu de son équipe en n’hésitant pas à faire circuler le ballon pour servir ses intérieurs, dominants, dans la peinture (4 passes décisives, 5 interceptions). Que ce soit contre une grande équipe ou une formation plus modeste, De Colo répond toujours présent et c’est une vraie force pour les Bleus de pouvoir compter sur son apport. Un véritable festival offensif Ce n’est pas une surprise, ce groupe est bien plus doué dans le domaine offensif. Et ce match contre l’Islande l’a encore prouvé. Car si la défense a encore affiché quelques lacunes (point développé juste après), l’attaque des Bleus s’est régalé ! Avec 115 points inscrits, la France a tout simplement battu son record sous les ordres de Vincent Collet (106 points contre le Canada). Si le pourcentage de réussite des Tricolores à deux points a été excellent (73% à 35/48), le festival français a surtout été à longue distance. Pas forcément en grande réussite dans ce secteur de jeu sur les deux premiers matches, les Français ont été bouillons derrière l’arc contre les Islandais avec 56% de réussite (10/18). Parmi les bons élèves, on soulignera les belles adresses à trois points de Thomas Heurtel (3/4), de Nando De Colo (2/3) et d’Edwin Jackson (2/2). On le sait, dans le basket actuel, c’est un secteur décisif et les Bleus devront être performants dans ce domaine pour viser une médaille. La défense, un vrai problème... C’est un sujet qui risque de revenir de plus en plus souvent à l’approche des phases finales. La défense des Bleus est un vrai problème pour la suite de la compétition. Avec de grosses lacunes déjà affichées lors du premier match face à la Finlande, les hommes de Vincent Collet ont encore déçu dans ce domaine ce dimanche contre une formation de l’Islande pourtant faible. Même si le 5 majeur n’avait clairement pas envie de se fatiguer, ce n’est pas tolérable d’encaisser autant de points contre une telle formation. Dépassée sur pick-and-roll, pas assez agressive sur les joueurs extérieurs et surtout dominée aux rebonds offensifs (19 !!!), la France va sérieusement devoir hausser son niveau de jeu dans ce secteur de jeu pour rivaliser avec des adversaires plus coriaces. Contre des nations comme l’Espagne, la Serbie ou encore la Russie, une telle défense pourrait nous faire prendre la porte sur une fessée. Il est donc urgent de réagir dans ce domaine... La Pologne puis la Slovénie seront de bons tests pour les derniers matches de ce groupe A. Bonus : On a aimé la réaction de Thomas Heurtel ! Sur ce début de compétition, Thomas Heurtel a été plutôt décevant avec notamment un jeu offensif particulièrement brouillon. Déjà mieux face à la Grèce après une première performance ratée contre la Finlande, le meneur de jeu a montré un visage séduisant face à l’Islande. Malgré une opposition limitée, le Tricolore a été très sérieux en compilant 9 points, 6 rebonds, 6 passes décisives et 0 ballon perdu. Il faut qu’il continue à monter en puissance...
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