Les 6 « steals » de BS pour la Draft 2017

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Zoom sur ces bonnes affaires à saisir ce soir, lors de la draft.

La draft n’est pas une science exacte. Chaque année, des dirigeants NBA font des erreurs et d’autres flairent les bonnes pioches. Cette cuvée n’échappe évidemment pas à la règle. Il y a encore une fois des affaires à saisir, selon le déroulement de la soirée évidemment. Au-delà d’un certain rang, il y a des prospects à ne clairement pas manquer. Revue d’effectif de ceux que nous considérons comme les « steals » de cette draft 2017, en commençant par notre Frank Ntilikina national.

Frank Ntilikina, au-delà du huitième choix

Avec les contraintes posées par le calendrier des finales de Pro A, le meneur de la SIG n’a pas eu l’opportunité de se préparer aux Etats-Unis comme l’ont fait ses camarades de promotion. En conséquence, c’est un peu à l’aveugle que le joueur et son entourage ont pris un vol pour New York avant-hier. Sans réellement savoir si le jeune homme serait appelé parmi les dix premiers ou en milieu de premier tour.

Il est justement annoncé en quinzième position par DraftExpress, le site de référence. A ce stade, ce serait certainement une excellente opération pour les Portland Trail Blazers. A vrai dire, si Frank Ntilikina n’est pas aussi coté que des prospects US comme Malik Monk, De’Aaron Fox ou Jonathan Isaac, il a le potentiel pour s’affirmer comme l’un des professionnels les plus solides de cette cuvée sur le long terme.

Avec ses aptitudes défensives, son envergure, son éthique professionnelle, sa capacité à briller sur pick-and-roll et son adresse extérieure, le Français a un profil idéal pour réussir en NBA s’il continue à gagner en explosivité et en agressivité.

Même les Dallas Mavericks, titulaires du neuvième choix, ferait sans doute une très belle affaire en misant sur le natif d’Ixelles.

Donovan Mitchell, au-delà du treizième choix

La star de Louisville est passée sous les radars pendant une majeure partie de la saison universitaire. Mais sa cote est grimpée en flèche depuis le Draft Combine. Le tout grâce à un corps taillé pour la NBA. Avec 1,93 m et une envergure de 2,08 m, le meneur robuste a un physique salivant pour les scouts à la recherche de joueur de plus en plus long. Il ne devrait pas encaisser de plein fouet l’écart athlétique ahurissant entre la NCAA et le championnat le plus relevé au monde.

Il n’est pas le basketteur le plus technique du lot mais il est capable de faire mouche de loin. Son manque de constance aux tirs et sa vision du jeu assez pauvre pour un joueur du poste un font de lui un bon back-up plutôt qu’un titulaire en puissance pour l’instant. Mais il est encore jeune.

Donovan Mitchell est attendu autour des dix premières places. Cela correspond a priori à sa valeur actuelle. Mais si jamais l’ordre était chamboulé par des transferts, l’équipe qui récupérerait ce meneur scoreur au milieu du premier tour mettrait sans doute la main sur un joueur capable de contribuer au sein d’une rotation dès la saison prochaine.

O.G Anunoby, au-delà du quinzième choix

Il n’y a pas si longtemps, l’ailier d’Indiana était comparé à Kawhi Leonard. Sacrément flatteur. Le jeune homme de bientôt 20 ans (il ne les a pas encore fêtés) n’a pas particulièrement passé un cap entre sa première et sa deuxième saison à l’université. Au quel cas il serait sans doute annoncé plus haut que sa vingtième place actuelle.

Mais avec ses bras gigantesques – 2,18 m d’envergure ! – O.G. Anunoby a les caractéristiques physiques pour évoluer… ailier-fort voire même pivot dans un groupe small ball. Les franchises NBA suivent le carnet de route tracé par les Golden State Warriors. Toutes veulent leur Draymond Green. Ce joueur mobile suffisamment costaud pour défendre sur des intérieurs plus grands.

Le garçon a un potentiel dans ce domaine. Son tir est en chantier (31% de réussite derrière l’arc en NCAA) mais c’est de toute façon le cas de la plupart des prospects. C’est vraiment son profil si particulier, et de plus en plus recherché, qui fait de lui l’un des joueurs à ne pas laisser filer au-delà du quinzième rang.

Harry Giles, au-delà du vingt-cinquième choix

Il y a un an, à sa sortie du lycée, l’intérieur explosif était considéré comme LE meilleur joueur de cette cuvée. Mais des blessures à répétition aux genoux et une première saison anecdotique (3,9 pts et 3,8 rbds) à Duke l’ont fait disparaître des radars.

Avec Harry Giles, tout dépend évidemment de son état de santé. Il a manqué tellement de matches depuis ses 16 ans… Il est encore trop frustre et a beaucoup à apprendre. L’équipe qui mise sur lui devra de toute façon se montrer patient. Mais tout n’est clairement pas à jeter. Avec sa taille et son potentiel physiologique – une fois de plus – il y a là un athlète capable de dominer une fois dans les bonnes conditions. Cela peut valoir le coup de tenter sa chance, surtout après le vingt-cinquième choix.

Ivan Rabb, au-delà du vingt-cinquième choix

Lui aussi était annoncé beaucoup plus haut il y a encore quelques mois. Le joueur californien a longtemps squatté les dix premières places des prévisions intermédiaires tout au long de la saison. Puis il est descendu subitement. Les scouts attendaient sans doute un peu plus du garçon pour sa seconde année en NCAA.

L’envergure est une nouvelle fois un argument qui peut faire la différence. Il n’est pas l’intérieur le plus long du circuit mais ses tentacules laissent penser qu’il peut un jour s’imposer comme un pivot polyvalent en NBA. Il est mobile, aspect important de nos jours, c’est un solide rebondeur et il a déjà démontré sa capacité à scorer.

Sa place déterminera s’il s’agit vraiment d’un « steal » ou non. En toute fin de premier voire début de second tour, ce serait tout de même une affaire intéressante.

Jordan Bell, au-delà du premier tour

L’intérieur d’Oregon ne sera probablement jamais une star en NBA. Mais ceci étant dit, son caractère combatif peut faire de lui le parfait huitième homme essentiel au succès d’une équipe. Un rôle ingrat mais souvent valorisé par des succès collectifs pour ces gars qui acceptent de se sacrifier pour le bien du groupe.

Jordan Bell est peut-être de cette trempe. C’est un intérieur physique capable d’aller au charbon. Il est très athlétique et il tient le choc en défense. Un pivot idéal pour cette ligue où les grands sont de plus en plus relégués au second plan. Voilà un joueur potentiellement drafté au second tour qui peut clairement se faire une place au sein d’un roster pour un salaire dérisoire.

Notons que trois de ces six prospects (Frank Ntilikina, O.G. Anunoby et Harry Giles) sont annoncés aux Trail Blazers par DraftExpress.