Giannis Antetokounmpo, toujours se méfier du monstre qui dort

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Discret, voire gêné, en première période, Giannis Antetokounmpo a fait exploser les Detroit Pistons au retour des vestiaires cette nuit.

La mission des Detroit Pistons est quasiment impossible : ralentir le probable MVP Giannis Antetokounmpo pour essayer de faire chuter les Milwaukee Bucks, meilleure équipe de la ligue cette saison. Et si la tâche paraît lourde, les joueurs de Dwane Casey ont fait du bon boulot en première période cette nuit. Ils ont limité le Grec à 10 points, ce qui n’est pas si mal vu les standards exceptionnels du bonhomme. Surtout, la star du Wisconsin n’a passé que 14 minutes sur le parquet. Les Pistons l’ont agressé en défense, lui ont coupé l’accès du cercle et l’ont poussé à faire des fautes. Giannis est allé calmer sa frustration sur le banc.

Mais il est revenu plus fort. Très fort. Déterminé à se rattraper, le « Greek Freak » a dévoré la défense adverse dès son retour sur le parquet en deuxième mi-temps. Il a donné le ton immédiatement, en inscrivant les sept premiers points de Milwaukee dans le troisième quart temps. C’est à ce moment-là que les Bucks, menés d’un point à la pause, ont pris le large. Ils ont passé un 35-17 en douze minutes. Avec 13 unités de Giannis Antetokounmpo. Soit la moitié de ses points hier soir.

« Eric [Bledsoe] m’a dit : ‘reste agressif, ça va venir.’ C’est ce que j’ai essayé de faire. C’est une question de détermination. Je savais qu’ils allaient saturer la raquette. J’ai juste essayé d’être patient », confiait l'intéressé. 

Et sa patience a fini par payer. Les Bucks ont fini par dominer les Pistons, comme lors du Game 1. Vu comment cette série est lancée, elle devrait se terminer rapidement. Pour Giannis Antetokounmpo et ses coéquipiers, les vrais tests viendront plus tard. Au second tour, probablement.