Le « Hack-A-Shaq », une stratégie pas vraiment payante

Mercredi soir face aux Detroit Pistons, les Houston Rockets ont abusé du "Hack-A-Shaq" sur Andre Drummond. Une stratégie dont l'utilisation est encouragée par le GM de Houston mais qui fait débat, même au sein de l'effectif texan.

Clément BartholoméPar Clément Bartholomé | Publié  | BasketSession.com / NEWS
Le « Hack-A-Shaq », une stratégie pas vraiment payante
La rencontre entre les Detroit Pistons et les Houston Rockets mercredi soir à montré toutes les dérives du "Hack-A-Shaq". Pas moins de 21 fautes ont été commises sur Andre Drummond, donnant lieu à un match complètement haché avec des scènes surréalistes comme les cinq fautes en neuf secondes de K.J. McDaniels. Le pivot de la franchise du Michigan en a profité pour battre le triste record du plus grand nombre de lancers manqués sur un match (23). Une stratégie qui ne s'est finalement pas révélée payante pour les Rockets (défaite 114-123), et qui ne servirait pas à grand chose de manière générale : cette saison, une équipe qui accuse un retard de points et qui utilise le "Hack-A-Shaq" ne gagne que 17% du temps. Lorsque l'équipe est devant au score, le pourcentage grimpe à seulement 56%. Mais  l'utilisation de cette stratégie serait tout de même vivement encouragée par le GM de la franchise texane, Daryl Morey :
"C'est un dialogue constant par rapport au fait de devenir plus agressif", explique le GM à ESPN. "C'est quelque chose dont l'on débat et discute. J.B. Bickerstaff prend toujours la dernière décision pour savoir si nous l'utilisons ou pas."
Si le "Hack-A-Shaq" a l'aval du staff de la franchise texane, les joueurs se montrent beaucoup plus réticents envers cette stratégie qui pourrit complètement le rythme d'un match :
"Est-ce que j'en suis fan ? Non pas vraiment," rapporte Trevor Ariza. "Mais si cela correspond à notre plan de jeu, alors il faut le faire." "C'était épuisant", ajoute James Harden. "On ne pouvait pas faire les stops que nous voulions, on ne trouvait pas le rythme en attaque."
Stan Van Gundy, le coach des Pistons, était impuissant face à cette parodie de basketball. Après la rencontre, il avait beaucoup de choses à dire sur le "Hack-A-Shaq":
"Adam Silver et la Ligue ont décidé que c'est la façon dont ils veulent que le jeu se joue. Ils veulent que les gens regardent ça. Tant que les fans accepteront de regarder ça, ils vont continuer de cette façon. À un moment donné, les fans diront stop et arrêteront de payer pour regarder ça et vont changer de chaîne. Ce n'est pas encore le cas, quand cela arrivera la Ligue fera des changements."
Espérons que l'utilisation du "Hack-A-Shaq" ne devienne pas de plus en plus fréquente... à condition que les joueurs se mettent à rentrer leurs lancers francs.
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