Et si James Harden s’imposait comme un candidat au MVP…

Cinquième du vote pour le dernier MVP, James Harden n'est pas loin d'avoir l'allure d'un candidat au trophée. Franchira-t-il encore d'autres étapes cet été ?

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Et si James Harden s’imposait comme un candidat au MVP…
James Harden nous a offert une belle tranche de rigolade en s’autoproclamant le « meilleur joueur du monde. » Mais il ne faut pas prendre cette déclaration au premier degré. Certes, l’homme fort des Houston Rockets était probablement sérieux. Mais plutôt que de l’arrogance, on préfère y voir une extrême confiance en soi. Derrick Rose avait tenu exactement le même discours l’été dernier alors qu’il venait d’effectuer une saison blanche. Les propos d’Harden témoignent simplement de son état d’esprit actuel. Très impliqué au sein de Team USA, le barbu s’affirme comme l’un des cadres – si ce n’est mieux – de la sélection de Mike Krzyzewski.
« C’est l’un des meilleurs leaders que nous avons eu », assure le coach de Team USA sans la moindre hésitation. « J’adore son caractère. C’est un mec dynamique, intelligent et il est très, très talentueux. Il se comporte comme un ancien au sein de ce groupe, surtout depuis que Kevin (Durant) est parti. C’est l’un de nos joueurs clés, cela ne fait aucun doute. »
Déjà membre de l’équipe américaine médaillée d’Or aux Jeux Olympiques de Londres, James Harden a l’expérience du basket FIBA, ce qui n’est pas le cas d’une bonne partie de l’effectif rajeuni de Team USA cet été. De ce fait, Harden se doit de donner l’exemple et de guider les jeunes joueurs comme Kyrie Irving, Chandler Parsons, Mason Plumlee, etc. Un rôle qu’il apprécie et qu’il se sent prêt à assumer.
« Je suis capable de diriger une équipe. Evidemment je continue d’apprendre à le faire mais j’ai déjà franchi les premières étapes. J’essaye de donner un peu plus de la voix, cela fait partie de mon rôle de leader notamment au sein de cette équipe. Les gars sont tous talentueux mais certains sont timides et n’aiment pas parler. J’ai beaucoup discuté avec coach K et il m’a demandé de m’assurer à ce que je sois entendu. C’est ce que j’essaye de faire », explique le joueur de 24 ans.
Attaquant fabuleux, Harden n’a pas toujours été dans une telle situation. Il se considérait comme un simple « role player à Oklahoma City » et il est vraiment exposé à la lumière des projecteurs seulement depuis son transfert vers les Houston Rockets. Il est devenu un All-Star dans le Texas. Il tournait à 25 points et 6 passes de moyenne la saison dernière. Mais la gloire entraîne les critiques et le joueur adulé au Thunder est devenu la tête de turc d’une partie du public. On lui reproche de ne pas être un véritable patron doublé d’une incapacité à défendre. Mais son passage avec Team USA cet été pourrait faire de lui un meilleur joueur.
« James est l’un des meilleurs joueurs de la NBA. Avoir de telles responsabilités ne peut que le rendre plus fort. Ces gars-là progressent après leur passage ici car on les met dans des situations nouvelles. On leur confie des tâches qu’ils n’ont pas l’habitude de faire avec leur équipe », ajoute Mike Krzyzewski.
Derrick Rose a décroché son trophée de MVP après avoir remporté le Mondial en Turquie avec la sélection US il y a quatre ans. Peut-on attendre la même métamorphose pour James Harden ? Les Houston Rockets ont une équipe talentueuse mais on avait parfois l’impression que ni l’arrière scoreur ni Dwight Howard n’était vraiment en mesure de s’affirmer comme les leaders de l’équipe. Si l’ancien sixième homme du Thunder mûri et s’impose comme un franchise player crédible, les Rockets ont tout à y gagner. Si sa défense poreuse est critiquée à juste titre, rappelons qu’Harden est arrivé en NBA avec une étiquette de « stoppeur » potentiel à son poste. Il a les armes (puissance, mobilité) pour s’imposer comme un défenseur de talent. Les journalistes et les coaches présents au camp d’entraînement de Las Vegas se sont dit impressionné par l’acharnement avec lequel le barbu à chercher à éteindre ces adversaires lors des séances de un-contre-un effectuées avec Kevin Durant et Paul George. Il n’est pas un mauvais défenseur. Ce n’est tout simplement pas le rôle que lui ont confié les Rockets et il n’a pas eu la maturité nécessaire pour se faire violence. Avec Team USA, il sera obligé de défendre, du moins lorsque les américains affronteront des adversaires plus coriaces. Si James Harden gagne en maturité, il sera un joueur nouveau et encore plus fort à partir d’octobre prochain. En attendant, il a une équipe à mener vers le titre mondial.
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