Jared Sullinger : « Mon père m’a passé un savon »

Tout juste élu Player Of the Week à l'Est, Jared Sullinger rend aujourd'hui hommage à son père, venu lui passer une soufflante il y a quelques semaines.

Yann LachendrowieczPar Yann Lachendrowiecz  | Publié  | BasketSession.com / NEWS
Jared Sullinger : « Mon père m’a passé un savon »
Si Jared Sullinger a toutes les qualités requises pour devenir l'un des futurs grands à son poste, cela n'empêche pas son père de s'assurer qu'il garde bien les pieds sur terre. Ancien entraîneur et mentor de son fils jusqu'aux années lycée, Satch Sullinger n'est jamais très loin quand il s'agit de remettre le jeune Celtic à sa place. C'est pourquoi il n'a pas hésité à se rendre à Boston fin janvier pour rendre visite à son basketteur de fils et lui passer une soufflante que ce dernier n'est pas prêt d'oublier.
« Il est venu et il m’a passé un savon », a confié Jared Sullinger à Basketballs Insiders.   « Je pensais qu’il avait quelque chose à me dire ou qu’il voulait savoir comment tout se passait pour moi parce qu’il avait l’air inquiet à mon sujet. Mais au lieu d’avoir une conversation, je me suis juste contenté de dire : ‘Oui Monsieur, Oui Monsieur’. J’étais comme en état de choc. Il m’a dit que mon expression corporelle était nulle, que mon attitude était nulle et que je manquais de respect au nom Sullinger par mon comportement sur et en dehors du terrain, c’est-à-dire sur le banc. »
Et s'il est désormais à la retraite, Satch Sullinger a visiblement quelques beaux restes quand il s'agit de trouver les mots justes. Il n'aura fallu en effet que quelques jours à son fils de 21 ans pour rectifier le cap et hausser son niveau de jeu. Résultat ? Un début de mois de février canon marqué par une grosse perf face aux Kings (31 pts, 16 rebonds) et récompensé par un trophée de Player Of the Week.
« Les mots de mon pères sont très forts. On s’est d’abord disputés. Mais quatre heures après l’avoir viré de ma chambre et lui avoir claqué la porte au nez, j’ai réalisé que j’avais tort et qu’il avait raison. Je suis allé m’excuser. Je lui ai dit qu’il avait raison et que je n’avais jamais voulu manquer de respect à notre nom de famille. »
L'ancien d'Ohio State avait pourtant marqué les esprits en ce début d'année en devenant le 16 janvier dernier le premier Celtic depuis Larry Bird à enregistrer 25 points, 20 rebonds et 4 passes sur une rencontre. Des chiffres qui en disent long sur le potentiel du jeune homme qui n'a pourtant été que ponctuellement le joueur qu'on attendait de lui depuis le début de la saison. Des pourcentages en baisse, des fautes évitables, des gestes d'humeur envers les arbitres, Jared Sullinger reconnaît, avec le recul, qu'il s'est peut-être laissé gagner par la frustration dans une saison compliquée pour les Celtics.
[superquote pos="d"]"La seule façon d’en finir avec les souvenirs, c’est d’apprendre d’eux."[/superquote]« Maintenant, je suis plus souriant. Avant, en janvier, je ne souriais jamais. Désormais, je rentre sur le terrain avec une bonne attitude. Je comprends les décisions de Brad Stevens ou celles des arbitres. Je vis avec, un point c’est tout. »
C'est donc en restant fidèle aux valeurs qui l'on conduit là où il en est aujourd'hui que Jared Sullinger espère désormais poursuivre sur sa lancée. Il y a deux ans, alors qu'il combattait des problèmes de dos qui ont fait descendre sa cote à l'approche de la draft, c'est en revisionnant Le Roi Lion de Disney que le déclic est intervenu pour le jeune ailier, drafté en 21ème position mais qui, grâce à ses efforts, a su prouver depuis qu'il méritait certainement d'être choisi plus haut. Près de deux ans plus tard, c'est un nouveau défi qui l'attend : s'affirmer comme l'un des nouveaux leaders des C's et faire par la même occasion honneur à son paternel.
« Je pense que ma partie préférée est celle où Simba se rend compte qu’il doit repartir parce qu’il a manqué de respect à son père. Son père a posé les bases de ce qu’il est mais il les a oubliées parce qu’il pensait fuir ses problèmes et effacer les souvenirs de ce qui s’est passé. Mais au final, la seule façon d’en finir avec les souvenirs, c’est d’apprendre d’eux. Je suis juste un col bleu qui joue au basket pour les Celtics verts. Je m’appuie à nouveau sur ce que j’étais. Ce qui importe, c’est qu’on gagne et que je joue du mieux possible. »
Des victoires et d'autres récompenses. C'est tout le mal que l'on peut souhaiter à un jeune joueur qui possède tous les atouts pour devenir l'une des figures de la franchise du Massachusetts.
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