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5 raisons d’envoyer Jimmy Butler à Miami

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Allez, qu’on en finisse avec cette histoire et qu'on le transfère. Jimmy Butler et le Miami Heat, un mariage parfait expliqué en cinq raisons.

La NBA ne s’arrête jamais. Même quand c’est calme, ça ne l’est pas. Il y a toujours un petit scandale qui éclate ou une star mécontente pour remuer la toile. Et le cirque recommence. Les rumeurs, les débats sur les rumeurs, les rumeurs issues par les débats, etc. Puis l’attente. La délivrance quand l’histoire prend fin… et toutes les analyses qui en découlent. Le dossier Jimmy Butler avance mais l’arrière – qui ne veut plus poser un panard à Minneapolis – est toujours bloqué. Les Timberwolves, aussi, avec de moins en moins d’assurances de récupérer un deal ne serait-ce que potable.

Le « Buckets », nous, on le verrait bien au Miami Heat. Pas seulement parce que c’est justement le deal qui est le plus avancé dans la presse (comprenez le compte Twitter d’Adrian Wojnarowski) mais bien parce qu’il y a une potentielle belle entente entre les deux parties. Argumentation en cinq points.

Miami Heat, le supporting cast parfait pour une star

Le Heat est un peu dans la même situation que les Boston Celtics il y a trois ans : l’équipe a absolument tous les éléments d’un candidat au titre sauf… une première (et même une deuxième) option. Mais à l’exception de ces deux petits détails, tout est parfait, hein ! Il y a un paquet de bons joueurs dans ce groupe, au point où il est difficile de décerner le leader (Dragic. C’est Goran Dragic le put*** de leader). L’effectif est très homogène mais il manque donc un All-Star – un multiple All-Star, sans manquer de respect à Dragic justement, ni à Dwyane Wade lancé dans sa tournée d’adieu – pour diriger le tout.

Les formations avec un paquet de joueurs « middle class » ne sont jamais ridicules mais elles peinent évidemment à franchir des caps en playoffs. Parce que le basket est un sport collectif où un individu peut sublimer l’impression d’ensemble. Jimmy Butler veut être le boss. Il aurait ce statut à South Beach. Avec les équipiers idéaux pour le faire briller. L’abondance de basketteurs moyens peut aussi profiter à Minnesota qui peut au moins récupérer un ou deux éléments corrects lors du transfert.

La culture du travail

Butler se targue d’être un bosseur stakhanoviste et quasiment tous ceux qui l’ont fréquenté sont du même avis. Il a travaillé des heures et des heures pour en arriver là, lui qui n’était qu’un rookie obscure puis un potentiel « 3 and D » devenu l’un des meilleurs joueurs du monde. Son shoot, son dribble, son physique, etc. Il se donne à la salle. Et il attend la même chose de ses partenaires. Il serait extrêmement exigeant. Avec lui-même… et avec les autres (le leadership, il apprend encore sur le tas…). Ce serait notamment l’un des facteurs de tension avec les jeunes Andrew Wiggins et Karl-Anthony Towns. Il était aussi en froid avec les jeunes joueurs des Chicago Bulls avant son départ.

Mais à Miami, justement, le boulot est mis en avant. C’est l’une des valeurs de l’organisation. Le staff repousse les limites du groupe avec des préparations physiques intenses. Le Heat est généralement l’une des équipes les plus en forme de la ligue, ce qui explique aussi le succès de la franchise malgré l’absence d’une superstar. Butler et le Heat ont la même philosophie.

Erik Spoelstra, un super coach pour Jimmy Butler

Posons-le comme ça : l’arrière All-Star n’a plus été coaché par un vrai tacticien depuis que Tom Thibodeau a été coupé par les Bulls. Parce que oui, le Thibodeau des Wolves, il était finalement sacrément dépassé et surcoté. La ligue a évolué depuis 2015. Pas lui. Butler a besoin d’un fin stratège comme Erik Spoelstra, l’un des meilleurs du championnat. Surtout, il a besoin d’un cadre. Une organisation forte. Une hiérarchie claire. De Pat Riley, le Président, jusqu’au banc de touche.

On n’ira pas jusqu’à dire que JB est un emmerdeur, déjà parce qu’on en sait rien. Mais il se taille petit à petit une réputation de caractère délicat à gérer. C’est parti en vrille avec ses deux dernières (et deux seules) franchises. Ici, difficile de faire des vagues autre part qu’à la plage. Même LeBron James n’a pas obtenu la tête de Spo. Avec Wade en plus dans le paysage, il y a suffisamment de poids pour que le garçon se concentre sur son basket.

South Beach, destination attractive

Miami n’était pas initialement cité parmi les trois franchises demandées par Jimmy Butler (Los Angeles Clippers, Brooklyn Nets, New York Knicks). Mais le joueur ferait lui-même le forcing pour que les Wolves l’envoient au Heat. Parce que même sans être un grand marché, la ville floridienne a son charme. Son luxe. Son strass. Ses paillettes. Un climat ensoleillé. Riley a échoué dans sa quête de rameuter un gros poisson dernièrement – Gordon Hayward, Kevin Durant. Il aurait là un joyau à présenter au peuple… puis aux autres stars !

Miami aurait au moins un All-Star en plus pour peser dans les négociations de juillet. Un argument pour faire venir un autre joueur majeur si le management parvenait à libérer de l’espace sous le Cap.

Fête, sexe, alcool

On vous rappelle que Jimmy Butler est le joueur qui avait demandé à ne pas jouer au All-Star Game parce qu’il avait fait la fête la veille. Il va adorer Miami.