Qui veut de la Blue Magic ? John Calipari est le plus gros dealer de joueurs NBA

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

John Calipari et Kentucky restent les principaux fournisseurs de talents en NBA. Cette année encore, le boss du game NCAA a quatre produits à refiler.

John Calipari
"J'en vends à leurs enfants, j'en vends à leur rents-pa."

"Qui veut de la Blue Magic ? Hey, toi, là-bas, tu veux de la Blue ? C'est de la re-pu." John Calipari arpente les buildings de New York, Los Angeles et Chicago. Il sait où trouver ses clients. Les junkies. Ses junkies. Des scouts, des GM. Des pères de famille trentenaires, quarantenaires, éloignés de leurs gamins la moitié de l'année pour suivre des adolescents en short courir après une balle dans le championnat universitaire. Ces gars-là ont besoin d'un remontant. D'un truc pour les maintenir au niveau. Et pour ça, ils ont leur fournisseur préféré. Le plus célèbre et le plus vicieux, même s'il a pour l'instant toujours échappé aux patrouilles des contrôleurs des admissions en NCAA.

"Tu vois quoi ? J'ai de la Monk et de la Fox. Tu ne trouveras rien de mieux sur le marché." John s'est fait une réputation depuis qu'il a pris le contrôle du business en 2009. Sa principale planque est à Lexington, North Carolina, mais ses produits se vendent comme des petits pains de Phoenix à Washington en passant par New Orleans. A chaque années ses nouvelles substances qu'il distribue aux dirigeants en costards de la NBA. Sa cam actuelle ? De la Briscoe. Plus épaisse que de la Monk. Moins explosive que de la Fox. Des effets moins longs que la Bam Adebayo. Mais elle sera quand même disponible aux acheteurs lors de la grande foire du mois de juin.

"Briscoe, c'est du costaud. C'est pour les vainqueurs. Un pitbull physique et mental." John Calipari sait bien que son produit n'est pas aussi intéressant que la dope qu'il envoie en masse juste avant l'été. Mais il va tout de même trouver un moyen de la refourguer. C'est ça, la vie de dealer.