La vraie interview vérité de John Wall, Bradley Beal et DeMarcus Cousins !

Exclusif ! BasketSession a pu s'entretenir avec John Wall, Bradley Beal et DeMarcus Cousins. ! Enfin, presque...

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Blog
La vraie interview vérité de John Wall, Bradley Beal et DeMarcus Cousins !
La séance d'entraînement des Washington Wizards vient de se terminer. On a réussi à dégoter un entretien en tête-à-tête avec John Wall, joueur majeur de la franchise. Le temps d'installer quelques chaises au centre du parquet et le meneur débarque, accompagné de DeMarcus Cousins BasketSession : On ne s’attendait pas à voir DeMarcus Cousins à un entraînement des Wizards ! DeMarcus Cousins : Oh, je suis juste de passage. Je suis venu voir les installations, la salle, faire du repérage quoi… En NBA, on ne sait jamais ce qui peut se passer. Un jour t’es à Sacramento, un jour t’es à Wash… un jour, t’es ailleurs. Je suis venu voir comment ça se passait pour mon pote John, découvrir la ville, prendre mes marques. Rien d’anormal. BS : Rien à voir avec ta situation contractuelle (il sera Free Agent en 2018 - NDLR) ? DC : Non, non rien de tout ça. Tu sais, j’suis un joueur des Kings. Non, vraiment, rien de méchant, j’ai juste analysé les systèmes, parler avec le coach, évoquer la façon dont il pourrait m’utiliser… c’est rien, c’est banal. Là je dois aller visiter quelques apparts en centre-ville. John Wall : Bon, tu es venu pour me poser des questions ou pour parler avec DeMarcus ? BS : Désolé John. Lors du dernier match, tu mets 52 points mais ton équipe s’incline contre Orlando, un adversaire a priori à votre portée. Comment tu expliques le fait que les résultats ne suivent pas malgré le fait que tu joues le meilleur basket de ta carrière ? JW : C’est clair, déjà d’une, que tu as tout à fait raison : je donne tout et je fais tout pour que l’on gagne des matches. Ce n’est pas comme si je ne me décarcassais pas pour cette équipe. Je suis le SEUL All-Star de Washington et j’assume ce rôle. Moi, tu vois, j’ai un contrat et un statut qui va avec. Et j’assume sur le terrain. Je donne tout, après ouais, tu l’as dit, les résultats ne suivent pas. BS : Oui mais pourquoi selon toi ? JW : Tu sais, je ne peux pas non plus descendre mes coéquipiers mais bon… voilà quoi. Disons que tout le monde ne joue pas à fond. Dans une équipe, souvent, tu as une star qui montre l’exemple, qui se déchire et des soldats qui suivent. Bon ben moi, je me déchire. Mais si on ne fait pas tous les efforts, on n’arrivera à rien. (Il marque un temps de pause.) Aujourd’hui, en NBA, il y a des mecs qui sont payés comme des All-Stars. Je ne suis pas jaloux, ça ne me dérange pas, ce n’est pas une question d’argent. Mais dans ce cas, il faut assumer. Moi je veux bien des coéquipiers All-Stars. J’essaye de rendre les autres meilleurs. Mais je n’en vois toujours pas un qui m’accompagne au All-Star Game. BS : Tu fais allusion à Bradley Beal là. Non, tu sais, je ne cite pas de nom. Je te dis juste qu’il y a des gars qui touchent des salaires de All-Star sans jamais avoir été invité au All-Star Game. Mais bon, tu vois ce que je veux dire. C’est bien beau d’avoir un contrat à plus de 100 millions. Mais faut assumer dans ce cas. Je ne cite personne, hein ! Juste que quand je regarde notre masse salariale, je vois des mecs qui gagnent des 22 millions par an, je vois un pivot remplaçant à 15 millions… et pourtant, ces gars-là, ils ne viennent jamais avec moi au All-Star Game. C’est comme le jour où j’ai vu qu’un mec de Detroit – je ne cite pas de nom – gagnait plus que moi, je me suis dit qu’il y avait un problème. Mais ce n’est pas une question d’argent, hein. DC : Ben ouais John, dis-leur d’aller se faire foutre. JW : … BS : Ta relation avec Beal a été pas mal documentée cet été. Tu as reconnu que vous aviez tendance à vous « détester » sur le terrain et vous avez dû être séparé plusieurs fois au cours des dernières saisons. Il semble y avoir un problème de communication entre vous deux. JW : Disons que chacun doit connaître son rôle et rester à sa place. Dans une équipe, il y a une star – je ne vais pas te refaire le refrain – et un ou plusieurs lieutenants de luxe. Bon, ben, chez nous, c’est pareil. Sauf qu’après, tu as des franchises qui préfèrent filer aux lieutenants le salaire d’une star, et inversement… Je ne cite pas de noms, hein, et c’est pas une question d’argent. Juste un constat. Tu vois, à Kentucky, j’étais la star et DeMarcus et Eric (Bledsoe) étaient mes lieutenants. Les médias ne parlaient qu’avec moi mais, tranquille, tu vois, chacun respectait son rôle. On était tous pote, il n’y avait pas de jaloux. Les mecs savaient qu’il fallait jouer pour moi et ils savaient que j’allais les rendre meilleurs. Alors que là… C’est frustrant… Quand tu vois que tu te donnes à fond, que tu fais tout pour gagner, comme un vrai leader quoi, ben c’est frustrant de voir que ça ne marche pas. BS : Beal a déclaré que tu avais besoin de lui et réciproquement. JW : Ouais enfin bon, dans cette équipe, vu les caviars que je donne, j’ai l’impression que c’est quand même plus les autres qui ont besoin de moi. DC : Tu sais quoi John ? Dis-leur d’aller se faire foutre. Bradley Beal débarque à ce moment-là. Il prend la dernière chaise libre à côté de celle de John Wall. Bradley Beal : Je peux me joindre à vous ? Le visage de John Wall se crispe, ses poings se ferment et une veine semble gonfler sur son front. Il répond, d’une voix à peine audible, en grinçant les dents. JW : Ben oui vas-y de toute façon c’est ce que tu fais de mieux, ramener ta fraise. BB : Pardon John ? JW : Rien, rien, viens. Bradley Beal prend la chaise et la déplace pour s’asseoir à côté de DeMarcus Cousins. BS : On parlait justement de ta relation avec John. BB (glacial) : Ah. BS : Vous avez du mal à trouver vos marques alors que, sur le papier, vous avez des profils parfaitement complémentaires. BB : Ben c’est vrai qu’on est DEUX très bons joueurs. Quand il y a un arrière capable de shooter et de driver, ça facilite la vie de n’importe quel meneur, surtout s’il n’est lui-même pas un très bon shooteur. Disons que ça lui crée des espaces, ça lui permet de marquer ses points plus facilement ou même de faire gonfler sa moyenne de passes. Le genre de trucs qui t’envoient au All-Star Game. Mais bon, si ton meneur se plaint de ne pas shooter assez alors qu’il tape du 60% - 60% de briques – à trois-points, c’est dur. Surtout s’il lâche la balle uniquement quand il est déjà en l’air avec quatre défenseurs sur lui après avoir dribblé pendant vingt secondes. Mais sinon, à part ça, tout baigne entre nous. DeMarcus Cousins a mis ses écouteurs et se met à fredonner un air tout en écoutant de la musique. Bradley Beal en profite pour s’éclipser. DC : Derek Fisher can suck my d***, Derek Fisher can suck my d***. JW : Qu’est-ce que tu fous DeMarcus ? DC : Désolé les gars, c’est Matt qui m’a envoyé son dernier son. C’est trop un ouf Matt. JW : Ok, super, tu iras jouer dans son équipe en 2018 alors. Bon, je ne sais plus où on en était. DC : Tu sais, John, j’ai pris le temps d’analyser ton problème. J’ai pesé les pour et les contre, j’ai pris le temps de réfléchir à plusieurs solutions. Je pense que la communication est la base de tout. Pour être un bon leader, tu dois communiquer, tu dois être en symbiose avec tes coéquipiers. Je pense que c’est vraiment important que tu leur fasses passer le bon message. Tu ne dois pas juste bien jouer, tu dois agir en homme responsable. Je pense que c’est très important. Je te conseille de les réunir avant un match dans le vestiaire. Tu leur dis que ce que tu vas leur dire n’est pas forcément facile à entendre mais tu insistes sur le fait que c’est pour le bien de l’équipe. Tu leur dis que ce que tu t’apprêtes à leur dire, ça vient directement du cœur. Tu les regarde un par un dans les yeux et là, seulement là, à ce moment-là, tu leurs dis d’aller se faire foutre.
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